La crise économique dans la région Asie-Pacifique

Effets de la crise

two women work at a garment factory in Karachi Pakistan
Photo: PNUD Pakistan/Marta Ramoneda
L'industrie vestimentaire du Pakistan est gravement touchée par la crise économique mondiale.

L’immense impact de la crise économique mondiale sur l’Asie a déboulonné le mythe selon lequel les pays peuvent vivre isolément les uns des autres.  Les marchés des valeurs et les marchés financiers asiatiques ont emboîté le pas aux marchés mondiaux, très généralement selon une orientation à la baisse. En outre, contrairement à ce qu’il en était durant la crise financière de 1997, dont les pays d’Asie ont pu s’extraire au moyen de l’exportation, cette option ne semble plus tout aussi viable. Cette fois-ci, l’Asie devra formuler ses propres solutions et, ce faisant, aider le reste du monde.

Quelque 300 à 400 millions d’habitants de l’Asie se sont extirpés de l’état de pauvreté extrême au cours de la dernière décennie et, dans son ensemble, la région est en bonne voie pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. Toutefois, la crise économique mondiale est venue jeter des doutes sur la poursuite des progrès et elle remet même en cause certains des acquis récents qui risquent de disparaître.  Les ouvrières des usines d’exportations vestimentaires du Cambodge, du Bangladesh et de Sri Lanka, les tailleurs de diamants de l’Inde, la main-d’œuvre ouvrière des villes côtières de la Chine, les migrants de l’Asie du Sud, des Philippines et de l’Indonésie sont tous affectés par la crise ; beaucoup seront réduits au chômage et s’en retourneront dans les fermes. 

Par ailleurs, la classe moyenne, aujourd’hui forte de 1,5 milliard de personnes (Thaïlande, Malaisie, Inde et Chine), et de nombreux jeunes aspirant à une promotion sociale verront s’évanouir leurs rêves d’une vie meilleure. On assiste déjà à l’apparition de forts taux de chômage et d’abandon scolaire ainsi qu’à de graves impacts sur la santé et à certains troubles sociaux. On voit également se manifester les prodromes d’un protectionnisme montant et il a lieu de craindre que la région pratique un nivellement par le bas, induit par un affaiblissement des monnaies et par des encouragements spéciaux à l’exportation visant à protéger les parts de marché. 

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La réponse du PNUD

L’Asie doit faire trois choses : premièrement, accroître ses dépenses, tant dans le secteur public que dans le secteur privé et il faut donc pour cela offrir des incitatifs fiscaux et monétaires ; deuxièmement, développer le commerce intra-asiatique, étant donné que les pays de la région sont encore plus intégrés avec le reste du monde qu’entre eux ; puis enfin, améliorer les programmes d’aide sociale et les systèmes de protection sociale.

Le PNUD œuvre avec les pays et leur apporte de l’aide sur ces trois fronts, pour accorder une attention particulière aux impacts sociaux, pour améliorer les programmes d’aide sociale ciblée (tels que les transferts de fonds conditionnels) et pour tirer parti de la crise en encourageant la protection sociale, assurance-vieillesse, assurance-maladie et financement du logement, ce qui contribuera également à accroître la consommation.

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