|
C’est avec beaucoup d’enthousiasme
que nous vous présentons
les finalistes du Prix Équateur 2006! Sélectionnés
parmi plus de 310 candidatures, ces 25 finalistes représentent
des initiatives exemplaires dans leur action contre la pauvreté et
pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.
Association
Songtaab-Yalgré
Burkina Faso
Depuis 12 ans, Songtaab-Yalgré, une association de femmes en
milieu rural au Burkina Faso, produit du beurre de karité biologique
pour l’export. Impliquant 11 villages et plus de 3000 femmes, elle
s’attache à distribuer les revenus de manière équitable
au sein de la collectivité. Au bilan de cette initiative on peut
ainsi noter que les revenus de quelques 1140 femmes ont triplé et
que près de 20.000 arbres à noix de karité sont
protégés et cultivés sans recours aux pesticides.
De plus, l’association consacre une partie de ses ressources à l’éducation
sur le VIH/SIDA et l'alphabétisation des femmes et de la jeunesse.
www.songtaaba.net
Pole
Pole Foundation/Kahuzi-Biega National Park République Démocratique
du Congo
Au coeur d’une situation politique instable et de troubles régionaux,
la Fondation Pole Pole offre un sanctuaire à la faune et la flore
du parc national de Kahuzi-Biega. Située dans le parc même,
la fondation n’a cessé d’insuffler un souffle au mouvement
de conservation local dès sa conception en 1992. Cette initiative
novatrice travaille de près avec les communautés locales
au travers de ses programmes « de contrebandiers à artisans »,
d’éducation écologique, de réinsertion des
familles indigènes déplacées, et de ses efforts
de reforestation. Une pépinière, fournissant des graines
pour le projet de reforestation, a permis de planter 426.000 arbres depuis
1997 et fournit bois de coupe et de chauffage ainsi que matière
première pour l’artisanat traditionnel.
Groupe
de Conservation des Marais et des Grues de Kipsaina
Kenya
Le Groupe de Conservation de la Grue Kipsaina et des zones humides (KCWCG)
est un partenariat entre communautés locales créé en
1990 dans le but de protéger et réhabiliter les marécages
du parc national Saiwa au Kenya. Au travers de ses activités de
protection et réhabilitation, l’initiative s’assure
de ce que les communautés avoisinantes aient un accès garanti à une
eau propre tout au long de l’année. De plus, les communautés
locales participent maintenant à de nouvelles activités
telles que l’apiculture, l’écotourisme et les activités
agro-forestières. Grâce aux efforts de KCWCG, la population
de grues cendrées à tête couronnée a quintuplé,
et les populations locales ont vu leurs revenus s’accroître
de par la vente de miel, poisson et autres produits frais.
Fonds
Communautaire de Shompole
Kenya
Depuis 1979 le Ranch de Shompole, qui s’étend sur 62.000
hectares dans les prairies et la savane du Kenya, oeuvre à préserver
et restaurer l’environnement local. Un nombre grandissant de touristes
accourt vers les marécages qui y sont réapparus et
leurs écosystèmes florissants. Les revenus de l'écotourisme
ont été investis, par le biais du Fonds Communautaire de
Shompole, dans la protection et la réhabilitation de l'environnement,
ainsi que dans le financement de services de santé et d’éducation,
l’accès à l'eau potable, et l’aide aux frais
de scolarité. Ce fonds, légalement reconnu comme une entreprise,
appartient au peuple Maasaï et permet au nom de la communauté de
répondre aux problèmes de développement socio-économiques.
http://www.shompole.com
Le
Village d'Andavadoaka
Madagascar
De nombreux facteurs économiques et environnementaux menaçaient
la population de poulpes du village de Andavadoaka au Madagascar, faisant
ainsi peser un risque majeur sur les modes de vie traditionnels des villageois.
Pour y remédier, les chefs de villages ont joints leur efforts à ceux
de spécialistes en conservation marine afin de stabiliser les populations
de poulpes. Mêlant le savoir traditionnel aux méthodes scientifiques
modernes, les deux groupes ont formulé un plan d’action instaurant
des interdictions saisonnières de pêche au poulpe. Depuis
la mise en oeuvre de ce projet, la taille moyenne des poulpes et le volume
de la pêche ont sensiblement augmenté. Cette initiative est
depuis devenue la modèle pour le développement d’une
zone marine protège qui engage une douzaine de villages environnants.
www.andavadoaka.com
Pôle des actions
d’intégration des droits humains en Afrique (PACINDHA)
Mali
La plante Detarium Microcarpum fournit combustible, huile
et médicaments à la
communauté malienne de Ouelessebougou et constitue également
une source importante de nourriture et de revenus. En 2004, Pacindha,
en partenariat avec les communautés et autorités locales,
a entrepris de rétablir la population de cette plante menacée
par la surconsommation et les feux de brousse. Des comités de
protection communautaires ont été établis dans une
dizaine de villages et ont permis de protéger et restaurer 200
hectares de Detarium Microcarpum. Les méthodes de récolte
plus durables ont généré des revenus qui ont été réinvestis
dans des coopératives de femmes, payement des frais de scolarité des
enfants, outils agricoles et bétail
Collectif
des Groupements d’Intérêts Economiques
des Femmes pour la Protection de la Nature (COPRONAT)
Sénégal
Depuis 1988 COPRONAT, un partenariat entre les communautés locales
et le gouvernement sénégalais, protège la réserve
naturelle de Popenguine. Ce collectif d’associations de femmes
dans neuf villages est responsable de la gestion des pépinières
de mangroves, la reforestation, la gestion des déchets et l’éducation écologique.
Le collectif a contribué de manière significative à la
restauration des écosystèmes de mangrove et la protection
de la biodiversité de la réserve et de son voisinage, affectant
au total 100 kilomètres carrés. Ses succès comprennent
la réapparition progressive d’espèces menacées
telles que chacals, mangoustes, civettes, céphalophes de Grimm,
singes pleureurs et guibs harnachés. Les membres du collectif
ont de plus accès à des services de microcrédit
pour financer des activités profitables et au gaz butane, utilisé comme
une énergie alternative au bois.
Réserve
naturelle d'Amani
Tanzanie
La réserve naturelle d’Amani a été créée
en 1997 au coeur de l’écosystème forestier des basses
montagnes de l’Usamabara de l’Est. Les communautés
qui y vivent ont coordonné leurs efforts avec ceux des officiels
du parc pour y établir une entreprise d’écotourisme
et encourager des activités durables de pêche, élevage
de papillons, produits laitiers et agriculture, permettant un accroissement
très net des revenus. Des formations sur les thèmes du
jardinage bio-intensif, de l’érosion des sols, et des pratiques
forestières durables ont été offertes à toutes
les communautés qui vivent dans la réserve. Depuis que
les communautés sont de véritables parties prenantes des
ressources de la réserve, l’écotourisme constitue
un cinquième de leurs revenus et l’écosystème
d’Amani est stable et prospère.
Shidhulai Swanirvar Sangstha
Bengladesh
Shidhulai Swanirvar Sangstha utilise le large réseau fluvial
du Bengladesh pour propager la sensibilisation à l’écologie.
Des bateaux ont été équipes pour aller de ferme
en ferme et amener technologies nouvelles, information, stratégies
et outils. Les villageois ont ainsi appris et mis en pratique des moyens
d’éviter certains problèmes tels que l’érosion
du sol, la pollution de la terre et de l’eau, la surpêche
et la destruction des habitats. Grace à cet accès à l’information,
les résidents ont vus leurs revenus s’accroître, ce
qui leur permet de payer les frais d’éducation de leurs
enfants et d’accéder à de meilleurs services de santé Les
conditions de vie d’environ 87.0000 familles par an sont ainsi
améliorées grâce à Shidhulai Swanirvar Sangstha.
www.shidhulai.org
Entreprise des producteurs
de cultures traditionnelles d'Aharam
Inde
Aharam TCPC est une entreprise d’agro-biodiversité qui
encourage les fermiers et ouvriers agricoles sans terre à préserver
la diversité des cultures à Tamilnadu, en Inde. Parmi les
activités d’ Aharam on compte la récolte et culture
de plus de 50 variétés de graines pour 15 espèces
traditionnelles, la récolte raisonnée de 45 espèces
d’herbes médicinales, et les formations en agriculture biologique
qui sont offertes aux fermiers locaux. De par ses activités Aharam
ouvre l’accès à de nouveaux marchés et aide à la
promotion des récoltes et produits locaux, augmentant ainsi les
revenus de 150 fermiers, artisans et groupes d’entraide. Cette
initiative a également contribué à la réponse
au tsunami de 2004 en aidant les survivants à confectionner des
produits à haute valeur ajoutée et adopter certaines habitudes
pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes
naturelles.
Service
d'écoguides de Nam Ha
RPD Lao
La zone protégée nationale de Nam Ha embauche et forme
ses résidents aux métiers d’écoguide et de
gestionnaire d’hôtels villageois et camps de forêts.
Les guides et les pourvoyeurs de services de Nam Ha inventorient les
menaces qui pèsent sur la biodiversité des zones protégées
et offrent des conseils sur les méthodes adéquates de récolte
des ressources forestières. Les membres du service Ecoguide gèrent
les sanctuaires de faune et flore dans leurs villages et empêchent
le trafic d’espèces sauvages. Les nouveaux revenus ont été investis
dans des services de soin, et à l’achat de riz pour pallier
aux manques saisonniers. Le service d’écoguides soutient
aussi un Fonds de développement villageois qui a installé systèmes
d’eau potable, ponts piétons, réservoirs et routes
d’accès.
Initiative
de Gestion des Marécages de Sepik
Papouasie Nouvelle Guinée
Les effets néfastes des incendies et les récoltes intensives
le long des marécages de la rivière Sepik en Papouasie
Nouvelle Guinée constituait une menace pour la population de crocodiles,
une ressource importante pour la communauté locales. Afin d’y
remédier, les communautés ont formé un partenariat
avec le gouvernement, des ONGs et des entreprises. SWMI a mis en place
des consignes pour la collecte raisonnée des œufs de crocodiles
et supervisé les mesures de protection des nids et habitats des
crocodiles. Ces activités ont porté leurs fruits :
le nombre de crocodiles a augmenté de manière rassurante,
et les revenus provenant de la récolte raisonnée de peaux
et œufs de crocodiles continuent à s’avérer
utiles à tous les membres de la communauté.
Centre
Pouvoir et Développement des Ressources
Philippines
En 1996, le Centre Pouvoir et Développement des Ressources (CERD)
a établi un partenariat avec les chefs de village locaux dans
la baie de Hinatuan afin de catalyser la conservation de l'environnement
et le développement économique. L’initiative a créé sept
sanctuaires de poissons, réhabilité 117 hectares de mangrove,
et démarché avec succès les autorités pour
réformer la loi sur la pêche. Au bilan, la population de
poissons a augmenté de près d’un tiers et la pêche
moyenne de cinquante pour cent, doublant le revenu moyen de la communauté.
http://cerd.ph/
Organization
Populaire de la Fédération
de l’Union des Fermiers
Philippines
PENAGMANNAK, une fédération de 17 associations communautaires, œuvre à protéger
la Zone de Conservation de la Biodiversité du Mont Talinis et
des Lacs Jumeaux. Au travers d’une série de mesures compréhensives
de conservation, les fermiers locaux s’occupent de la gestion des
sols et de l’eau et les autres membres des communautés évaluent
et suivent l’évolution de la biodiversité dans les
forêts avoisinantes. L’un des succès notables a été la
création d’un sanctuaire sauvage géré par
la communauté, devenu refuge de milliers de chauve-souris. L’écotourisme,
activité en pleine croissance, a produit suffisamment de revenus
pour scolariser pratiquement tous les enfants.
Initiative
Communautaire de Gestion des Ressources de la Baie du Crabe
Vanuatu
La communauté de l’Ile de Malekulaa a lancé en 2000
l’Initiative Communautaire de Gestion des Ressources de la Baie
du Crabe afin de stopper le déclin de l'écosystème
marin local. Au moyen de la fermeture à la pêche de six
cents hectares et l’éducation des villageois à la
gestion durable des ressources, l'Initiative a permis de repeupler la
population locale de crabes terrestres. Plus de 90% de la communauté est
impliquée dans le projet et le nombre de terriers de crabe a été multiplié par
huit, tandis que le nombre de Trochi (coquillages) a quintuplé en
deux ans seulement. Revitalisée, la pêche locale apporte à la
communauté nourriture et plus de revenus de par la vente des excédents.
Ces nouveaux revenus ont été utilisés en grande
partie pour payer les frais de scolarité des enfants et des services
basiques de santé.
Projet
de Conservation des Marais de Phu My
Viet Nam
L’herbe de lepironia qui pousse vers le village de Phu My est
tissée de diverses manières dans l’artisanat local
traditionnel. Cette herbe représente le dernier large écosystème
de prairie autour du delta du fleuve Mékong. Le projet de conservation
de Lepironia des zones humides de Phu My a été conçu
afin de sauvegarder l’espèce ainsi que les revenus que les
communautés en obtiennent. Les villageois ont instauré un
nouveau modèle de récolte de la lepironia, basée
sur la moisson discriminative qui remplace la tonte de masse. Certaines
herbes envahissantes ont été également supprimées
de manière sélective. Grâce à ces nouvelles
pratiques, la récolte de lepironia s'est sensiblement accrue,
et le revenu moyen des villageois a triplé.
FrutaSã,
Industria e Comércio Exportação
Ltda.
FrutaSã, Industrie et Export.
Brésil
FrutaSã est un partenariat d’entrepreneurs qui appartient
conjointement à une association autochtone et une ONG. Elle génère
des revenus pour les populations indigènes et les petits fermiers
aux moyens de récoltes durables, marketing, et ventes de pulpe
des fruits de la région menacée de Cerrado au Brésil.
L’exploitation durable de ces fruits locaux a permis d’empêcher
la conversion du Cerrado en plantations de pâturage et de soja.
FrutaSã a contribué à augmenter les revenus de plus
de 300 familles dans la région, dirigé la création
d'un parc national de 160.000 hectares, et continue à pétitionner
le gouvernement afin qu’il mette en place des politiques pour l’environnement
et les droits des communautés locale.
CoopeTárcoles R.L. – Cooperativa de Pescadores
Artesanales de Tárcoles
Cooperative de Pêcheurs Artisan de Tárcoles
Costa Rica
Première coopérative de pêche en Amérique
Centrale à développer un code de pêche responsable,
Coope Tárcoles R.L. œuvre à préserver les
coutumes locales de pêche afin d'assurer la durabilité de
la pêche et la conservation de la vie marine. Etant donné que
90% de la population de Tárcoles vit de la pêche, il est
de la plus grande importance de maintenir la viabilité de cette
ressource. CoopeTárcoles fournit une base de données éducative
de conservation pour les pêcheurs locaux afin qu’ils identifient
les espèces pêchées et surveillent celles qui sont
menacées. La coopérative travaille également avec
diverses institutions pour gagner une reconnaissance nationale, s’est
associée avec des hôtels pour proposer des excursions guidées
de la coopérative, et favorise ainsi une meilleure compréhension
des pratiques de pêche locale.
Asociación de Mujeres de Isabela “Pescado
Azul”
Association des Femmes d’Isabela ”le Poisson
Bleu”
Équateur
Cette coopérative de femmes sur l'île d'Isabela dans les îles
Galápagos fournit du travail pour les femmes sans emploi et des
solutions alternatives et économiquement viables pour les pêcheurs.
Ceux-ci dépendaient traditionnellement du concombre de mer, de
la langoustine, et des populations côtières de requin pour
leur subsistance, mais les populations de ces espèces sont en
déclin. L'Association des Femmes d’Isabela propose une alternative
au travers de la création d’un marché pour le thon,
une espèce migratrice, qui est traité, fumé et vendu
aux touristes. Le projet contribue également à la conservation
des Galápagos car il permet d’utiliser le bois de goyave,
une espèce envahissante et destructrice, pour fumer les poissons.
Federación
Plurinacional de Turismo Comunitario del Ecuador (FEPTCE)
Fédération pour le Tourisme Communautaire
en Équateur
Équateur
Partenariat de soixante initiatives communautaires
composé de
personnes indigènes, d’Afro-Ecuadorians, et de fermiers,
FEPTCE concentre ses efforts sur le développement et la promotion
du tourisme éco-amical. Depuis sa création en 2002, les
communautés qui participent à FEPTCE ont vu leur qualité de
vie s’améliorer sensiblement, accédant à des
services d'éducation et de santé et à plus d’emplois,
et suscitant un regain d’intérêt public en ce qui
concerne la biodiversité et l'agriculture. Les communautés
ont investi dans le reboisement et la protection de la flore et la faune
locales, protégeant avec succès 25.000 hectares et utilisant
ainsi la biodiversité de la région comme outil de promotion
du tourisme. La conservation de la biodiversité a permis aux communautés
de FEPTCE de diversifier leur économie, a apporté des revenus
supplémentaires et contribue efficacement à un meilleur
niveau de vie.
www.turismocomunitario.ec
Alimentos
Nutri-Naturales, SA
Aliments nutri-naturels, SA
Guatemala
La noix Maya (brosimum alicastrum) était autrefois un aliment
principal de la diète Maya, mais est menacé de disparition
par l’abattage et la conversion de terres non cultivée en
terres agricoles. Au Guatemala, dans le territoire avoisinant au Reserve
Biologique Maya, 56 femmes sont propriétaires et directrices
d’ Alimentos Nutri-Naturales, une corporation qui emploi plus de
650 membres des communautés pour transformer la noix maya en une
source de nutrition et de revenus. Les membres des communautés
qui contribuent à ce projet ont contribué depuis sa création à conserver
90.000 hectares de forêts de noix Maya et à planter 150.000
nouveaux arbres à travers tout le pays. En partenariat avec le
gouvernement local, des casse-croûtes à base de noix Maya
seront distribués dans les écoles, car ils représentent
pour le déjeuner une alternative saine aux biscuits sucrés.
www.theequilibriumfund.org
Asociación para la Conservación de la Reserva
Indígena BIOITZA
Association pour la protection de la réserve indigène
de la Biosphère de Itzá
Guatemala
L’association pour la protection de la Biosphère de Itzà (BIOITZA)
est une organisation à but non lucratif appartenant aux Mayas
de Itzà, un peuple indigène de la forêt de Petén,
au Guatemala. 66 familles se sont ainsi organisées pour protéger
quelques 3600 hectares de la réserve BIOITZA grâce à des
activités telles que la production de shampooings et savons et
l’exploitation raisonnée des plantes pour la médecine
traditionnelle. L’association est également financée
par des activités touristiques telles que cours d’espagnol
et visites guidées des jardins de plantes médicinales et
autres zones de grande importance pour la nature et la culture.
www.ecobioitza.org
Community
Tours Sian Ka’an (CTSK)
Tours communautaires de Sian Ka’an
Mexico
L’agence communautaire de voyages de Si-ngan Ka'an (CTSK), un
mot Maya qui signifie "là où est né le ciel ",
est une alliance de trois coopératives Maya qui offre des
services de tourisme écologique dans la réserve de biosphère
de l'UNESCO Si-ngan Ka'an. L’agence régule l'afflux des
touristes et fournit des services de haute qualité, et a ainsi
accru ses prix de 40%, amenant plus de revenus pour la communauté et
minimisant l’impact sur l'environnement. CTSK est financièrement
et écologiquement durable, estimant que le tourisme à Si-ngan
Ka'an attire plus de 5 millions de dollars (US) par an et consacrant
5% de ses revenus à la conservation et à la préservation
des écosystèmes locaux.
www.siankaantours.org
Sociedad
Cooperativa de Producción Pesquera “Pescadores
de Vigía Chico y Cozumel”
Société Coopérative de Production
de Pêche “Pêcheurs de Vigia Chico and Cozumel”
Mexico
Ces deux coopératives de pêche travaillent ensemble à promouvoir
la gestion durable de la pêche au homard dans la réserve
de biosphère de Si-ngan Ka'an, un site au patrimoine mondial de
l’UNESCO dans l'état de Quintana Roo, au Mexique. Un fonds
communautaire en fidéicommis, financé par des donateurs
externes, permet aux pêcheurs d'acheter des pièges à homards
fabriqués en béton. Ceux-ci, plus chers, remplacent les
pièges traditionnels en bois de palmier, une espèce menacée
de disparition. Le fonds fournit également aux pêcheurs
locaux et à leurs familles une certaine sécurité lors
des périodes de difficulté financière et des désastres
naturels tels que des ouragans. La stratégie de participation
active de tous les membres de la coopérative dans la prise de
décision a contribué à une vive diminution des pratiques
de pêches illégales et destructrices pour l’environnement.
Asociación para la Investigación
y el Desarrollo Integral (AIDER)
Association pour la Recherche et le Développement
Intégral
Pérou
En partenariat avec 14 communautés indigènes, AIDER a
développé un plan de gestion des forêts dans la région
d'Ucayali, au cœur de la forêt tropicale péruvienne
de l'Amazone. La zone protégée par cette initiative communautaire
couvre 150.000 hectares de forêt, et protège un habitat
critique à 21 espèces répertoriées par le
gouvernement péruvien comme menacées de disparition par
l'extraction illégale, la chasse, et certaines activités
commerciales nocives. Forte de son approche participative, interculturelle,
et respectueuse de l’égalité des sexes, AIDER renforce
la compétence des communautés locales à gérer
leur héritage naturel de manière durable.
www.aider.com.pe
|