Helen Clark : Déclaration à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées

15 juin 2016

Ne laisser personne de côté : 

Tenir compte des personnes âgées victimes de violences basées sur le genre

Le débat autour des violences basées sur le genre étant centré pour l’essentiel sur les femmes et les jeunes filles en âge de procréer, la vulnérabilité particulière des femmes âgées à la violence basée sur le genre est souvent perdue de vue. Cette année, cependant, alors que démarrent les efforts en faveur de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de son engagement de ne « laisser personne de côté », la communauté internationale a une occasion exceptionnelle de reconnaître et d’agir contre les multiples formes de violence qui touchent les femmes âgées.

Aujourd'hui, les Nations Unies célèbrent la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, qui appelle l'attention sur les abus,  la violence, et la négligence, souvent invisibles,  dont les personnes âgées, en particulier les femmes, sont victimes partout dans le monde. Définie par l'Organisation mondiale de la santé comme étant un préjudice causé chez une personne âgée de plus de 60 ans par un acte isolé ou répété, la maltraitance des personnes âgées englobe la violence physique, sexuelle, psychologique et économique, mais également la négligence et l'abandon.  En raison de l'effet cumulatif des inégalités de genre subies à tous les âges de la vie durant, les femmes âgées sont particulièrement vulnérables à ces formes de maltraitance.  

Cette prise de conscience se reflète dans les Objectifs de développement durable (ODD), le premier cadre international à ne pas fixer de limite d'âge pour la collecte de données sur la violence entre partenaires intimes et la violence sexuelle. Traditionnellement, les données comparables à l'échelle mondiale ne sont recueillies qu’auprès des femmes en âge de procréer, c’est-à-dire âgées de 15 à  49 ans. Les indicateurs de l’ODD 5 sur la violence à l'égard des femmes permettront de mesurer la prévalence de la violence du partenaire intime et de la violence sexuelle exercée par d'autres chez les femmes  de « 15 ans et plus »,  rendant ainsi possible l’évaluation des violences que subissent les femmes, tous âges confondus.

Le PNUD appuie ses partenaires dans leurs efforts pour  prévenir et combattre la violence basée sur le genre, et s’efforce de répondre aux besoins des femmes âgées, mais également de les aider   à mener une vie productive et créative. 

À cet égard, on peut citer à titre d'exemple: 

• Notre collaboration avec les ministères de la Santé dans la formation des prestataires chargés de dispenser les services essentiels, notamment ceux liés à la violence sexiste et le dépistage du VIH, pour faire changer les attitudes stigmatisantes qui constituent des obstacles à l’accès des femmes âgées aux soins.

• Le concours que l’Organisme apporte aux pays pour formuler ou réviser des Plans d'action nationaux de lutte contre les violence à l’égard des femmes ou les violences basées sur le genre, à l’effet de compter les femmes âgées parmi les groupes de population clés affectés par la violence, notamment en promulguant des lois qui pénalisent la maltraitance des personnes âgées ou en abrogeant celles qui empêchent aux veuves d'hériter des terres et autres biens, et les rendent  de ce fait plus vulnérables aux abus.  

• Le renforcement des capacités des instances nationales des statistiques à recueillir des données ventilées par âge et par sexe sur les femmes de plus de 49 ans.

Avec près d'un quart de la population féminine mondiale âgée de cinquante ans ou plus, nous ne parviendrons pas à empêcher les violences sexistes, ni à y apporter une réponse adéquate, si nous ne reconnaissons pas les besoins propres à ce groupe de population et ne travaillons pas à leur satisfaction. En veillant à ce que les femmes de tous âges soient prises en compte dans tous les aspects du développement et soutenues en tant que contributrices aux charges familiales, les communautés et les nations nous aideront à nous rapprocher de l'idéal de « ne laisser personne de côté

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe