Allocution de l’Administrateur du PNUD Helen Clark - Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes

25 nov. 2014

Les actes de violence contre les femmes et les filles font trop souvent les manchettes des journaux de par le monde. Mais parallèlement aux affaires qui font les gros titres, des milliers d’autres incidents se produisent tous les jours, sur tous les continents, dans tous les pays.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence sexiste tue autant de femmes âgées de 15 à 44 ans que le cancer. Les ravages causés par ces violences dépassent ceux des accidents de la circulation et du paludisme.

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, nous nous devons de renouveler notre engagement à éliminer toutes les formes de violence à l’encontre des femmes et d’assurer la justice pour les rescapées et leur appui. La violence à l’encontre des femmes n’est jamais acceptable. C’est une violation des droits de la femme pour laquelle les agresseurs doivent être traduits en justice.

A l’échelle mondiale,  les violences sexistes les plus communes sont commises par leur partenaire intime. Certaines études nationales sur la violence indiquent que jusqu’à 70 % des femmes sont maltraitées physiquement et/ou sexuellement par leur partenaire intime au cours de leur vie. Parmi ces femmes, on compte  également plus de 64 millions de filles contraintes à se marier précocement, ainsi que 100 à 140 millions de femmes et de filles mutilées sexuellement. Outre le fait qu’elles causent des préjudices aux femmes, aux filles, à leurs familles et à leurs communautés, les violences contre les femmes entravent les efforts des pays pour réduire la pauvreté. La violence sexiste entraîne des dépenses directes, liées notamment à la fourniture de services médicaux, judiciaires et sociaux pour les rescapées, et aux poursuites judiciaires contre leurs agresseurs. Les dépenses indirectes sont les baisses de la productivité et de revenus des rescapées.

Le Programme des Nations Unies pour le développement aide les pays partenaires à élaborer des cadres législatifs visant à juguler la violence à l’encontre des femmes et à améliorer l’accès des femmes au système judiciaire, notamment dans les pays en crise. En Sierra Leone, par exemple, nous avons appuyé les tribunaux assurant des permanences le samedi afin d’éponger l’arriéré d’affaires relatives aux violences sexistes. De concert avec les forces de police de la Sierra Leone, nous avons contribué à la formation de plus de 250 officiers de police pour leur permettre d’enquêter plus efficacement sur les crimes sexistes.

Le travail que nous accomplissons pour éliminer la violence à l’encontre des femmes est au cœur de notre engagement en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, deux volets essentiels du développement durable. La violence à l’encontre des femmes est causée par les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes. Outre des cadres juridiques, des politiques et un engagement avec les secteurs judiciaire et sécuritaire, il faudra pour éliminer cette violence changer les attitudes et les normes sociales qui dévalorisent les droits des femmes et les possibilités qui leur sont offertes. Cela nécessite aussi de garantir une participation égale aux prises de décision à tous les niveaux, tant au sein des ménages que dans les officines gouvernementales.

Je vous invite à vous joindre à moi et au PNUD et à vous mobiliser aujourd’hui, et tous les jours à partir de maintenant, pour édifier un monde où les femmes et les filles pourront vivre à l’abri de la violence et réaliser leur potentiel en tant que membres estimés et égaux de la société dans laquelle elles vivent.

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