Helen Clark: Rapport à l’occasion de la deuxième session régulière du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour le Développement

09 sept. 2013

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Rapport d’Helen Clark, Administrateur du PNUD, à l’occasion de la deuxième session régulière du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour le Développement

Nations Unies, New York

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'administration,
Chers collègues et amis,
C'est pour moi un grand plaisir de vous accueillir à cette deuxième session régulière du Conseil d’administration du PNUD. Cela fait de nombreux mois que vous vous impliquez, de façon active et constructive, dans l’élaboration du nouveau Plan stratégique de notre organisation et aujourd’hui, nous vous en soumettons le projet final pour approbation.

Dans ma déclaration d’aujourd’hui, j’aimerais :

-    réfléchir brièvement à l’importance du travail que nous faisons pour appuyer autant l’accélération des OMD que l’avancement du calendrier de développement pour l’après-2015 et les objectifs de développement durable ;

-    discuter du nouveau Plan stratégique du PNUD, vous mettre au courant des derniers développements en ce qui concerne le financement de l’organisation et vous présenter les prévisions budgétaires intégrées 2014-2017 ;

-    insister sur notre détermination à faire preuve de transparence et de responsabilisation ;

-    souligner combien il est important que le Groupe des Nations Unies pour le développement collabore pour obtenir des résultats.

Appel à une accélération des OMD

Alors qu’il reste moins de 850 jours avant la date butoir de 2015, accélérer les progrès pour la réalisation des OMD reste une priorité majeure pour nous tous. Ces OMD ont, certes, réussi à mobiliser les initiatives en vue d’améliorer la vie de plusieurs centaines de millions de personnes, mais des lacunes et des problèmes importants n’en demeurent pas moins. La Manifestation spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 septembre, permettra aux États Membres de renouveler leur engagement en faveur de l’accélération des OMD. Elle pourrait aussi être l’occasion de se pencher davantage sur le processus qui mène à 2015.

Le 24 septembre, une manifestation parallèle PNUD-Banque mondiale en marge de l’Assemblée générale se focalisera, elle aussi, sur les mesures concrètes à prendre pour accélérer la réalisation des OMD. Les dirigeants d’un certain nombre des quelque 45 pays qui utilisent le Cadre d’accélération des OMD parleront de leur expérience nationale dans ce domaine.

À l’approche de 2015, les rapports sur la réalisation des cibles OMD seront d’un grand intérêt. Depuis 2001, c’est le PNUD qui fait connaître les progrès accomplis en direction des OMD au niveau des pays. En collaboration avec les équipes de pays de l’ONU, nous avons aidé ceux-ci à produire plus de 400 rapports nationaux et infranationaux sur les OMD. Nous leur avons ainsi permis d’internaliser ces derniers dans leur planification nationale et leurs systèmes d’allocation des ressources.

À présent, le PNUD lance une nouvelle initiative, « Un pays, un rapport sur les OMD », afin de produire une série de rapports nationaux d’ici la fin 2015. J’espère que les partenaires seront en mesure de nous procurer un appui financier pour cette initiative.

Vers un calendrier de développement pour l’après-2015

L’expérience acquise et les leçons tirées des OMD devraient sous-tendre l’élaboration du calendrier de développement pour l’après-2015 et des objectifs de développement durable.

Au cours de la dernière session de ce Conseil d’administration, j’ai cité les premières conclusions d’une conversation mondiale, animée par le système de développement onusien, sur ce que les citoyens du monde souhaitent voir figurer à ce nouvel agenda. Demain, avec le Secrétaire général, nous rendrons public le rapport final sur cette conversation mondiale. Plus d’un million de personnes ont donné leur avis, au cours de 88 consultations nationales et onze consultations thématiques, ainsi que par le biais des médias sociaux, de téléphones mobiles et de l’enquête en ligne My World.

Nous avons constaté un appel universel à un agenda qui termine ce que les OMD ont commencé et se fonde sur leurs succès pour réduire les inégalités et éradiquer l’extrême pauvreté dans le monde entier. Mais les citoyens proposent aussi d’aller plus loin et de s’attaquer de manière intégrée aux causes sous-jacentes du dénuement, de l’injustice et de l’insécurité ainsi qu’aux questions et défis émergents. Ils ont également souligné l’importance d’une gouvernance honnête et efficace.

Les commentaires reçus sont largement de la même teneur que l’important rapport du Groupe de personnalités de haut niveau chargé par le Secrétaire général d'étudier le programme de développement pour l'après-2015. Ils ont également abondé dans le sens du Groupe de travail ouvert sur les objectifs de développement durable.  Au PNUD, nous nous efforcerons d’aider les États Membres à s’entendre sur un calendrier de développement unique, universel et cohérent pour l’après-2015. Nous ferons aussi de notre mieux pour que la voix des peuples, leurs opinions et leurs idées soient prises en compte au cours de ce débat.

Changer avec le monde – le Plan stratégique 2014-2017 du PNUD

Nous sommes heureux de soumettre à votre approbation, au cours de cette réunion, la version finale du prochain Plan stratégique du PNUD.

Ce document montre la détermination du PNUD à travailler de manière plus ciblée, axée sur les résultats, efficace et performante. Lorsque nous avons formulé ce plan, nous avons gardé à l’esprit la nécessité de le mettre en conformité avec les conclusions de l’examen quadriennal complet (EQC) et autres directives importantes, comme le Document de sortie de Rio+20.

Dans sa version actuelle, le plan propose une vision claire focalisée sur l’atténuation de la pauvreté tout en réduisant simultanément les inégalités et l’exclusion. Le message qui est adressé sans ambigüité à notre organisation partout dans le monde, c’est que nos activités doivent être conçues pour nous aider à contribuer à la réalisation de cette vision.

Ce plan comprend un nombre nettement moins important de résultats attendus que son prédécesseur. Notre programmation n’en sera que mieux ciblée et les résultats escomptés seront plus clairs.

L’éradication de la pauvreté ne peut être le fait d’un seul acteur, ni d’une seule politique d’orientation ou une seule intervention institutionnelle. Pour faire des progrès de façon durable en ce qui concerne les taux de pauvreté, le PNUD peut et doit appuyer les pays pour qu’ils s’attaquent aux causes de la pauvreté, y compris le manque d’emplois ou de modes de subsistance et l’accès équitable aux ressources naturelles, les inégalité entre les sexes, l’héritage des conflits et des catastrophes naturelles et la mise en place d’une gouvernance efficace. Nous nous efforçons d’aider les pays à s’attaquer à ces questions sans pour autant sacrifier l’environnement.

Pour nous, les principales priorités différeront d’un pays à l’autre, en fonction des demandes nationales, conformément au principe d’appropriation par le pays, comme le réaffirme l’examen quadriennal complet. Notre objectif est de nous outiller pour collaborer avec les États Membres, afin de créer des voies de développement durable qui répondent à leurs propres besoins et objectifs dans ce domaine.

On ne peut attendre du PNUD qu’il démontre une grande expertise pour toutes les questions de développement qui se posent dans chaque pays. Les problèmes qui entraînent une perpétuation de la pauvreté sont intimement liés et pour les résoudre, il faudra qu’une large gamme d’acteurs s’y attaque sous de nombreux angles différents. Il est important que le PNUD prouve son excellence dans les domaines où il a un avantage comparatif et qu’il collabore avec d’autres dans ceux où ce n’est pas le cas.

Le Plan établit clairement que la coopération sud-sud et la coopération triangulaire seront les pierres de touche de nos activités. Nous sommes de plus en plus impliqués dans ces modalités. Nous devons nous assurer, à présent, que nos systèmes sont adaptés à ce genre de travail. Un grand nombre de solutions potentielles aux défis politiques du Sud ont déjà été mises en place par d’autres dans cet hémisphère. Le PNUD peut être un partenaire formidable lorsqu’il s’agit d’échanger les connaissances et les technologies entre pays et entre régions.

Notre projet de plan encourage le PNUD à mener une réflexion sur la question générale de savoir comment transformer les économies pour qu’elles stimulent la croissance d’une façon qui soit à la fois favorable aux pauvres et durable sur les plans économique, social et environnemental. Le PNUD est conscient de l’importance de créer des emplois et moyens de subsistance durables. C’est capital pour de nombreux pays où un taux de chômage obstinément élevé, en particulier chez les jeunes, freine le développement humain.

Le Plan reconnaît aussi que notre réflexion doit prendre en compte des taux d’urbanisation rapide dans tout le monde en développement. La pauvreté n’est plus un problème essentiellement rural. Nous devons en tenir compte dans notre travail, tout en continuant d’appuyer les modes d’existence durables dans les zones rurales. Nous pouvons aussi contribuer, en partenariat avec des agences comme ONU-Habitat, à rendre les villes viables et habitables. C’est d’ailleurs le thème même du dernier Rapport sur le développement humain national en Chine, un document historique que j’ai rendu public la semaine dernière à Beijing avec les partenaires nationaux du PNUD.

Le plan insiste sur le fait qu’il est essentiel de renforcer la résilience pour que le développement humain perdure. Que ce soit le fait d’une meilleure planification, d’une meilleure gouvernance, de la création d’économies plus diversifiées, d’une protection sociale plus large, de la réduction des risques de catastrophe ou de la mise en place d’une infrastructure de paix, cela dépend des circonstances propres à chaque pays. Le risque est le lot commun de toutes les nations. L’essence même du développement, c’est de créer des systèmes d’adaptation et d’atténuation, pour que chacune d’elle puisse continuer à évoluer et progresser.

L’appui à une gouvernance démocratique performante reste l’une de nos tâches centrales, et il s’agit de l’actualiser en permanence. Les nouvelles technologies, les attentes accrues de citoyens qui veulent faire entendre leur voix et la rapidité du changement font pression sur les systèmes de gouvernance dans le monde entier. Il est clair aussi que ce sont non seulement les structures et procédures officielles de la gouvernance démocratique qui comptent, mais aussi l’efficacité de ses processus en matière de fourniture de services aux pauvres et aux exclus. En fin de compte, c’est cela qui déterminera si un développement humain durable est possible.

Éradiquer la pauvreté et réaliser les objectifs de développement durable sont deux tâches difficiles dans les pays affectés par les conflits ou leurs retombées. L’appui à ces États restera une des toutes grandes priorités du PNUD.

Le plan est conscient de la responsabilité qui incombe au PNUD en tant qu’agence chef de file pour la coordination de l’ensemble du système des Nations Unies pour le développement. Je parlerai plus tard du rôle important que nous jouons dans la réforme de l’ONU, mais sachez dés à présent qu’il s’agit là d’un pilier très important de notre travail.

Le plan qui vous est proposé étant mieux ciblé, le cadre axé sur les résultats qui l’accompagne est bien plus restreint que par le passé. Ainsi, il servira de base pour des rapports meilleurs et plus intégrés au Conseil d’administration. De plus, nous sommes en mesure de fournir pour la première fois au Conseil des projections sur le lien entre les prévisions en matière de ressources et les résultats escomptés.

Ces chiffres sont nécessairement des projections plutôt que des montants budgétaires fermes, puisque l’allocation finale des ressources aux résultats attendus dépendra des décisions que prendra chaque pays de programme concernant ses priorités, ainsi que du type de financement et des montants disponibles. Les cibles proposées dans le cadre axé sur les résultats seront cependant liées aux ressources dont nous projetons qu’elles seront dépensées.

Je saisis cette occasion pour remercier sincèrement tous les membres du Conseil d’administration pour le temps et les efforts qu’ils ont déployés afin de produire un projet de plan stratégique d’une telle qualité. Une fois que nous serons arrivés à un accord à son sujet, nous pourrons ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire du PNUD.

Pour réaliser ce plan, nous nous engageons à améliorer les performances et la viabilité de l’organisation. Le plan est conscient de la nécessité d’en réexaminer les structures afin de s’assurer qu’elle est en mesure d’atteindre ses objectifs et qu’elle fait le meilleur usage des ressources qui lui sont confiées.

C’est pourquoi nous nous sommes attelés à une restructuration des propositions, que nous pourrons finaliser une fois que le plan sera approuvé. L’idée maîtresse qui guide ces changements, c’est de consacrer une part plus importante de nos ressources à l’amélioration de nos prestations au niveau des pays, d’éliminer les fonctions qui font double emploi au sein de l’organisation et de clarifier les responsabilisations fonctionnelles, de profiter davantage de possibles économies d’échelle dans les services transactionnels et de veiller à ce que le profil du personnel soit complètement aligné sur le type de prestations que nous devons fournir à un coût raisonnable et avec efficacité.

Trouver des ressources pour les résultats des activités du développement

Permettez-moi à présent de commenter les prévisions budgétaires intégrées du PNUD pour la période 2014-2017.

Ces prévisions couvrent la même période quadriennale que notre plan stratégique. Elles diffèrent en cela des pratiques précédentes, où nous présentions un budget institutionnel biennal et des cadres d’arrangements de programmation quadriennaux.

Cette nouvelle approche tient compte des liens entre développement et résultats institutionnels aux niveaux national, régional et mondial, ainsi que les ressources requises pour ceux-ci. L’approche utilisée pour formuler ces prévisions budgétaires intégrées est la même que pour l’UNFPA, l’UNICEF et ONU-Femmes. Nous avons calculé que les ressources disponibles pour la durée du Plan stratégique s’élevaient à 24,3 milliards de dollars. Les dépenses prévues s’élèvent à 22,6 milliards de dollars, dont 20,1 milliards, ou 88,8 pour cent, sont destinées aux résultats des activités de développement.

Nous nous proposons de faire passer la base annualisée des ressources pour la programmation de 540 millions de dollars par an pour 2014-2015 à 600 millions par an pour 2016-2017, autant parce que nous prévoyons une hausse des revenus qu’à cause d’une nette baisse de la partie institutionnelle du budget. Cette dernière est due en partie à la suppression progressive des mesures transitionnelles liées à la mise en place d’une nouvelle méthodologie pour le recouvrement des coûts. En ce qui concerne cette partie institutionnelle, le montant réel des réductions par rapport à 2012-2013 s’élève à 173,5 millions de dollars en 2014-2015, avec des réductions supplémentaires d’un montant de 66,4 millions de dollars en 2016-2017. Suite à quoi, et comme le réclame l’examen quadriennal complet, une part plus grande des ressources sera allouée à la réalisation des résultats des activités de développement.

Le Conseil d’administration a déjà approuvé la sauvegarde des rubriques programmatiques pour TRAC-1 et l’appui au système des coordonnateurs résidents. En outre, les propositions actuelles couvrent la sauvegarde de rubriques programmatiques clés : TRAC-3, le Bureau du Rapport sur le développement humain et le Bureau des Nations Unies pour la coopération sud-sud. Les propositions comprennent également un poste budgétaire pour l’UNCDF.

Le budget intégré donne la priorité au soutien que le PNUD accorde à la coordination de l’ONU. Chaque année, il consacre 88 millions de dollars de ses ressources générales au financement de l’ossature de cette fonction ainsi que notre participation aux 33 millions de dollars supplémentaires que se répartissent les membres du GNUD. La formule de partage des coûts prend en compte l’importance et l’ampleur de la contribution de chaque organisation au développement.

J’ai également le plaisir de confirmer que l’audit des états de la situation financière du PNUD en 2012 a produit une opinion sans réserve. C’est d’autant plus important qu’il s’agit du premier audit depuis que nous avons adopté les Normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS).

Conformément à ce qui est dit dans mon rapport préliminaire à la Session annuelle de juin, le total des contributions faites au PNUD en 2012 s’élevait à 4,74 milliards de dollars, ce qui représente une légère baisse par rapport à 2011. Le total des dépenses était de 5,26 milliards de dollars. Même si ce montant est moins important qu’en 2011, nous avons quand même utilisé le surplus accumulé au cours des années précédentes. Les contributions aux ressources générales ont atteint 846 millions de dollars, mais 49 millions relatifs à 2012 ont été reçus après la fin de l’exercice. Ils seront comptabilisés comme revenus en 2013. D’après les projections actuelles, on peut s’attendre à une légère baisse des contributions totales aux ressources de base cette année, suite aux fluctuations des taux de change et aux réductions faites par certains partenaires.

Le solde inutilisé des ressources fin 2012 se ramenait à 4,3 milliards de dollars, à cause d’une utilisation délibérées des ressources non dépensées. Depuis l’adoption de l’IPSAS, le PNUD est en mesure d’apprécier l’ampleur réelle du passif dans son bilan, qui continue –je me plais à le dire – à afficher une position nette positive.

Les contributions à l’UNCDF ont atteint leur plus haut niveau en 2012, avec un total de 55 millions de dollars. Ses dépenses totales, la même année, ont été de 51 millions. Conformément aux directives de l’IPSAS, le bilan de l’UNCDF est désormais préparé séparément. Il a, lui aussi, reçu une opinion sans réserve lors de son audit.

Comme je l’ai dit à maintes reprises, une masse critique stable de ressources « de base » forme l’assise du financement du PNUD. Nous sommes extrêmement reconnaissants à tous ceux qui contribuent à nos ressources générales.

Attachement à la transparence et la responsabilisation

En tant qu’hôte de l’Initiative internationale pour la transparence de l'aide (IITA), le PNUD a assumé un nouveau rôle à la tête d’un consortium comprenant l’UNOPS, le Ghana, la Suède et l’ONG Development Initiatives du Royaume-Uni. Il se trouve ainsi à la pointe des efforts déployés au plan mondial pour accroître la transparence au sein de la coopération au développement, avec des initiatives visant à affiner les normes communes de l’IITA pour la publication des informations sur les dépenses en matière d’aide.

Conformément à ces normes communes, nous continuons de nous montrer plus transparents dans nos propres activités en fournissant davantage d’informations sur nos flux financiers et nos projets à l’adresse suivante : open.undp.org. Nous avons aussi clarifié notre Politique en matière de divulgation de l’information pour que la transparence soit au cœur de notre façon de travailler. À la fin de ma déclaration aujourd’hui, nous vous montrerons un court-métrage sur la façon dont fonctionne le portail relatif à la transparence open.undp.org.

Le Conseil d’administration le sait bien, une étape importante a été franchie en matière de transparence et de responsabilisation lorsque nous avons décidé de rendre publics nos rapports d’audit interne. Leur divulgation a commencé en janvier et à l’heure actuelle, 89 rapports ont été publiés sur notre site Internet public.

Mener la réforme de l’ONU

Le PNUD travaille en collaboration avec l’ensemble du système des Nations Unies pour le développement afin d’en améliorer la cohérence, l’efficacité et les performances. Une très haute priorité est accordée à la mise en œuvre de la résolution de l’examen quadriennal complet de 2012.

Comme nous l’avons fait remarquer lors de la session de juillet de l’ECOSOC, des progrès ont déjà été faits pour certaines initiatives cruciales en matière de réforme :

1.    Nous avons désormais convenu de Procédures opérationnelles permanentes pour l’approche Tous unis dans l’action, avec un plan d’action connexe pour simplifier et harmoniser les règlements, politiques et procédures en matière de programmation, de rapports, de finances, de ressources humaines et autres services administratifs.

Une procédure révisée d’approbation par le siège pour les descriptifs de programme de pays permettra aussi de simplifier le processus.

Nous sommes en train de créer un « Fonds pour l’obtention de résultats tous ensemble » qui se concentrera principalement sur des allocations axées sur les résultats et les performances et qui devrait accroître la prévisibilité du financement des programmes de l’ONU dans les pays qui ont adopté « Tous unis dans l’action ».

2.    En ce qui concerne la réforme des opérations, un projet pilote de centre administratif pleinement intégré a été lancé récemment pour l’équipe de pays de l’ONU au Brésil et il promet des gains en efficacité de près de 2,3 millions de dollars par an pour les achats.

Nous testons des plans d’affaires stratégiques pluriannuels pour l’ensemble du système dans treize pays, afin d’appuyer la mise en œuvre des PNUAD.

3.    Pour ce qui est du fonctionnement du système de CR, il vaut la peine de noter que le corps des coordonnateurs résidents présente la plus grande diversité à ce jour en termes de représentation géographique, hommes/femmes et de participation de l’ensemble du système.

La sélection, la formation et l’évaluation des CR doivent être d’une grande rigueur. Le Centre d’évaluation des CR doit jauger une large gamme de compétences, notamment le leadership en matière de développement,  lequel ne peut être tenu pour acquis au cours du processus d’évaluation. Le poste de CR en tant que leader de l’équipe de pays doit être renforcé, conformément aux directives de l’examen quadriennal complet.

4.    Enfin, les nouvelles modalités de financement pour le partage des coûts du système des coordonnateurs résidents seront mises en place en 2014 et permettront un appui plus large de la famille onusienne à la coordination.

Dans l’ensemble, le GNUD a bien progressé pour ce qui concerne une série de questions relatives à la réforme relevées dans l’examen quadriennal complet, notamment avec la préparation d’un cadre global de suivi et de rapport qui regroupera le Plan d’action du GNUD pour la mise en œuvre de l’EQC et le modèle utilisé par le DAES.

La réunion conjointe des Conseils d’administration en janvier permettra de faire le bilan des réformes au niveau du siège, tant pour les progrès accomplis que pour les défis auxquels nous sommes confrontés.

Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier Betty Landey, Directrice du Bureau de la coordination des activités de développement (DOCO) pour son engagement en faveur du système des Nations Unies pour le développement et pour les services qu’elle lui a rendus. Debbie a été l’un des principaux moteurs de bien des réformes onusiennes entreprises par le GNUD depuis 2008 et a dirigé le réalignement du DOCO avec ses fonctions et les ressources disponibles.

Debbie prend sa retraite après 35 ans de service au sein des Nations Unies. Elle a notamment servi comme coordonnatrice résidente dans deux pays différents, comme directrice exécutive adjointe d’ONUSIDA, comme administrateur adjoint du Bureau de la gestion du PNUD et comme directrice du Bureau des ressources humaines de notre organisation.

Je remercie sincèrement Debbie pour les services rendus, pour m’avoir soutenue dans mon rôle de présidente du GNUD et pour son appui au système de l’ONU pour le développement au cours de sa longue carrière.

Vous voyez aussi parmi vous un haut cadre du PNUD que beaucoup de membres du Conseil d’administration connaissent bien. Olav Kjørven travaille au PNUD à New York depuis huit ans. Il a d’abord été directeur de la Pratique Énergie et Environnement au sein du Bureau des politiques de développement, puis directeur de ce même Bureau. Olav quitte cette position à la fin du mois.

Olav est un dirigeant d’exception, dont la passion, le dévouement et l’engagement en faveur des valeurs de l’ONU et des aspirations du PNUD sont sans faille. Son énergie et son enthousiasme sont légendaires. Il a aidé le PNUD à mettre en pratique les théories du développement et à mener tous les grands débats relatifs à ce sujet. Il s’est montré un partisan acharné de l’engagement du PNUD en faveur du développement durable et d’approches intégrées pour atteindre les OMD et autres objectifs. Il a joué un rôle majeur pour faire entendre la voix des peuples du monde au cours du débat sur l’après-2015. Par bien des façons, Olav a aidé le PNUD à devenir une organisation plus forte, plus pertinente, plus importante et plus innovante. Au nom de notre personnel, je le remercie pour ses services et son dévouement.

Depuis la dernière réunion de ce Conseil d’administration, de nouveaux directeurs ont été nommés à la tête de deux bureaux : Abdoulaye Mar Dieye pour l’Afrique et Haoliang Xu pour l’Asie et le Pacifique. Je suis certaine que tous les membres du Conseil leur réserveront un chaleureux accueil.

Conclusion

Comme je l’ai déclaré au début, cette réunion est d’une importance historique pour le PNUD. En approuvant le nouveau Plan stratégique, le Conseil peut lui donner une base solide pour répondre aux défis que pose le développement au XXIe siècle.

En se fondant sur les atouts de notre organisation, le plan nous aidera à rester un partenaire de choix et à aider les pays à arriver simultanément à l’éradication de la pauvreté et à une diminution nette des inégalités et de l’exclusion par des moyens viables. Je remercie à nouveau les membres du Conseil pour leur appui qui nous a permis de soumettre à leur approbation ce projet de plan stratégique de qualité ainsi que le cadre intégré axé sur les résultats et je me réjouis d’entendre vos commentaires.

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À propos de l'auteur
Helen

Helen Clark est Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement et ancien Premier ministre de la Nouvelle-Zélande.

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