A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme

10 décembre 2009

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Notre foi dans la dignité et la valeur de l’être humain, indépendamment de la race, de la couleur, du sexe, de la langue, de la religion, de la fortune, de l’origine ou autre condition, constitue l’un des principes fondateurs des Nations Unies. Aujourd’hui, pourtant, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, force est de constater que la discrimination sous toutes ses formes continue d’affaiblir ce principe.

La discrimination se manifeste sur le marché du travail sous la forme de préjugés liés à l’origine ethnique, à la nationalité ou aux incapacités, ou sous la forme de l’inégalité entre les sexes dans l’enseignement, les jeunes filles étant gardées à la maison en raison de l’incapacité des familles à acquitter les frais de scolarité.

Elle se manifeste également dans le secteur agricole, où les agriculteurs les plus dépourvus de leurs droits, les petits exploitants, sont privés en nombre croissant d’accès à l’eau, ou dans le traitement dispensé aux malades du VIH ou du sida, ou la mise à l’écart des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ou le refus de prodiguer des soins aux drogués entravent les efforts en matière de prévention et de soins.

Au PNUD, nous accordons une place prioritaire à la lutte contre les inégalités et la discrimination. Notre travail consiste à aider tous les pays à formuler et à mettre en œuvre des stratégies de croissance ouvertes à tous, à accorder notre soutien à la mise en place de législations non-discriminatoires assorties de mécanismes de surveillance et de répression efficaces, et à renforcer la gouvernance transparente, responsable et à l’écoute.

La communauté internationale ne dispose désormais que de six ans à peine pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les crises actuelles qui frappent à l’échelle de la planète rendent leur réalisation particulièrement difficile. De ce fait, il est à craindre que programmes de développement ignorent de plus en plus les intérêts des populations les plus désavantagées et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.

Cette situation n’est pas tolérable. Le droit de vivre à l’abri de la discrimination fait partie intrinsèque du développement, et le développement est le moyen de réaliser ce droit. Un engagement sans équivoque en faveur des OMD et la réalisation de progrès dans ce domaine devraient caractériser la marche de tous les pays vers la non-discrimination entre régions du monde, parmi les populations autochtones et entre les hommes, les femmes et les enfants. À défaut, même si les objectifs sont atteints, les statistiques nationales risquent d’obscurcir la situation véritable.

À l’approche de 2010, engageons-nous, à l’occasion du Nouvel An, à n’épargner aucun effort, sur le plan personnel et professionnel, pour qu’un avenir plein d’opportunités soit ouvert à tous, pas seulement à quelques-uns. Unissons nos efforts dans la lutte contre la discrimination et dans la célébration de notre diversité.