Helen Clark: Journée mondiale de l’environnement

05 juin 2009

Journée mondiale de l’environnement > Helen Clark, discours

La Journée mondiale de l’environnement célébrée aujourd’hui nous rappelle à tous de mieux traiter notre planète et de réduire notre empreinte carbone. Les changements climatiques nous menacent tous, et si nous n’agissons pas, ce sont les populations pauvres et vulnérables des pays en développement qui en souffriront le plus. Ne disposant que de faibles capacités d’adaptation, des groupes encore plus nombreux seront exposés à la malnutrition, éprouveront des difficultés à s’alimenter en eau et risqueront même d’être forcées de se déplacer. Ceci met en évidence les relations étroites qui unissent les efforts visant à riposter aux changements climatiques, à réduire la pauvreté mondiale et à assurer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Étant donné cette situation, les dirigeants du monde ont un choix à opérer alors qu’ils s’apprêtent à se réunir en décembre à Copenhague. Ils peuvent conclure une entente qui aboutira à une réduction de l’intensité carbone de la production et de la consommation, contribuera à la relance de l’économie mondiale, créera des emplois et orientera les pays les plus défavorisés sur la voie d’un développement durable qui leur permettra d’échapper à la pauvreté. Ils peuvent aussi s’en tenir au statu quo, qui maintiendra la menace qui plane sur l’avenir de notre planète et de ses habitants.

Il est essentiel que nous nous engagions sur un nouveau chemin de développement durable, en attaquant de front les problèmes des changements climatiques, car les interventions dans les secteurs traditionnels n’y suffiront pas. Il faut investir dans le renforcement des capacités pour mener des activités économiques plus propres.  Il faut agir au niveau de la gouvernance, notamment en veillant à ce que les décideurs locaux disposent des connaissances et des outils dont ils ont besoin pour prendre des décisions de politique et d’investissement durables.  Il faut, si nous souhaitons avoir un avenir durable, que les questions relatives aux changements climatiques soient pleinement intégrées dans tous les aspects de la planification du développement.

Les défis présentés par les changements climatiques se doublent par ailleurs d’opportunités de développement à saisir. Le financement du carbone peut constituer une nouvelle source de fonds. La difficulté consiste à veiller à ce que les pays les plus pauvres puissent accéder à ces fonds et les investir pour parvenir à leurs objectifs de développement. C’est là un domaine dans lequel le PNUD s’efforce d’accroître son soutien en faveur du renforcement des capacités.

En cette Journée mondiale de l’environnement, il nous faut réfléchir à toute l’influence que pourront avoir les débats de Copenhague sur la préparation de l’instauration d’un avenir durable. Nous devons, tous ensemble, investir toute notre énergie en vue de parvenir à un accord qui sera bon pour l’environnement et bon pour le développement.

Faisant suite à l’engagement du Secrétaire général des Nations Unies lors de la Journée mondiale de l’environnement de 2007 et aux engagements subséquents du Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies, le PNUD se joint au reste de l’Organisation pour joindre les actes aux paroles en matière de changements climatiques. Nous prenons des mesures pour dresser un inventaire des émissions de gaz effet de serre dans toute notre institution et nous mettrons en œuvre à titre pilote dans l’un de nos bureaux une initiative de neutralité carbone que nous entendons généraliser ultérieurement.  Ce ne sont là que deux des pratiques écologiques que le PNUD s’attache à intégrer dans ses activités générales.