Ebola : l’ONU présente les objectifs initiaux du relèvement

29 janv. 2015

Ama vend de la viande sur le marché de Waterside, au Liberia. L'épidémie d'Ebola a entrainé une chute des ventes. Photo : PNUD Libéria

New York – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les gouvernements des pays les plus durement touchés par Ebola et la communauté internationale ont présenté aujourd’hui leurs priorités initiales pour intensifier les efforts de relèvement en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

S’exprimant lors d’une réunion d’information organisée par le PNUD à l’intention des États Membres, Helen Clark, Administrateur du Programme, a exhorté la communauté internationale à tenir le cap et à maintenir son aide en faveur de la Sierra Leone, du Libéria et de la Guinée alors que ces pays s’emploient à reconstruire et à compenser les immenses pertes socioéconomiques que leur a infligées l’épidémie.

« Il faut confronter Ebola à la fois en tant que crise sanitaire et crise du développement, a dit Helen Clark. Il nous incombe à tous d’appuyer ces trois pays pour faire en sorte que les graves revers qu’ils ont subis en matière de développement restent aussi brefs que possible. »

Les représentants de la Sierra Leone, du Libéria et de la Guinée ont insisté sur l’importance d’un maintien de l’aide pour éradiquer Ebola et pour favoriser un plein relèvement de leurs pays respectifs, et ils ont remercié de leur appui le PNUD et les autres partenaires internationaux.

« Nous n’avons pas encore gagné la guerre contre Ebola », a déclaré le Représentant adjoint du Libéria auprès des Nations Unies, Remongar Dennis. « Une action robuste de la part de tous les acteurs est indispensable »,  a-t-il ajouté.

Exposant les efforts déployés par leurs propres gouvernements pour combattre la maladie, les représentants ont souligné la nécessité de les soutenir dans leur relèvement et d’appuyer les plans de développement à long terme. Ils ont insisté sur l’importance d’une assistance ciblée pour aider les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, et d’éliminer la stigmatisation liée à Ebola, pour renforcer les systèmes sociaux et donner un coup de pouce à la croissance économique.

Amadu Koroma, Représentant adjoint de la Sierra Leone auprès des Nations Unies, a évoqué l’immense impact économique d’Ebola sur les industries extractives, le bâtiment et le commerce, en notant également que le tourisme avait accusé une chute de 30 % au cours des six premiers mois de l’épidémie. « Plus vite nous mettrons un terme à la stigmatisation de nos pays, mieux cela vaudra pour nous », a-t-il noté.

Le Représentant adjoint de la Guinée auprès des Nations Unies, Cheriff Diallo, a reconnu que l’infection reculait dans son pays et que la prise en charge des malades était plus efficace qu’au début de la flambée épidémique, mais il a noté qu’il fallait toujours du matériel et des personnels formés pour parvenir à zéro nouvelle infection.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a offert le soutien de la communauté internationale et a chargé le PNUD de prendre la direction des initiatives du système des Nations Unies en faveur du relèvement après la crise liée à Ebola.

Stan Nkwain, Administrateur assistant adjoint du PNUD pour la politique et les programmes, a dirigé récemment une mission multipartite d’évaluation des besoins de relèvement d’Ebola au nom du système des Nations Unies et a présenté ses  conclusions préliminaires lors de la réunion.

Le PNUD œuvre avec la Banque africaine de développement, l’Union européenne et la Banque mondiale pour appuyer les stratégies nationales de relèvement des pays affectés par Ebola.

« L’impact a dépassé de très loin le secteur de la santé pour s’étendre à l’ensemble des prestations de services sociaux, à la gouvernance, à l’établissement de la paix et de la cohésion sociale, à la croissance du secteur privé et à la création d’emplois », a déclaré M. Nkwain.

Il a évoqué trois grandes questions révélées par l’évaluation des besoins de relèvement en cours.

« La première question est celle des faiblesses institutionnelles et systémiques relevant du secteur de la santé et des autres secteurs qui ont permis à l’épidémie de dégénérer », a-t-il dit.

La seconde concerne « les modalités de transmission des chocs à des systèmes et des institutions déjà faibles et fragilisées » et la troisième, ce que les pays les plus durement frappés peuvent et doivent faire, avec des appuis internationaux, pour renforcer leurs institutions et leurs systèmes de manière à accroître la résilience afin de mieux faire face aux futurs chocs.

M. Nkwain a souligné les succès remportés par les pays et l’impact de l’appui international dans la lutte contre Ebola. « Ces pays, a-t-il noté, ne sont pas encore débarrassés d’Ebola, mais ils ont réalisé des progrès immenses dans ce sens. »

Le rapport complet de l’évaluation sur le relèvement d’Ebola sera publié au cours des mois à venir.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :


Sangita Khadka, Chargée de communication, Bureau des politiques et de l’appui aux programmes du PNUD, New York +1 917.530.8980
sangita.khadka@undp.org

Nicolas Douillet, Chargé de communication, PNUD Afrique, New York +1.917.701.1520 ; nicolas.douillet@undp.org

Matthew Taylor, Chargé de communication, New York +1.646.637.5163 ; matthew.taylor@undp.org

Consulter le site www.undp.org/ebola

Sur Twitter : @pnudfr et #réponseEbola

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