Le développement humain en débat à Alger

09 juin 2014

Alger, Algérie — Le symposium international sur l’agenda post 2015, organisé conjointement par le Conseil National Economique et Social (CNES) algérien et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a ouvert ses travaux au palais des Nations, à Alger.

La cérémonie d’ouverture, dirigée par le Président du CNES, M. Mohamed Seghir Babès et la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies en Algérie, Mme Cristina Amaral, a été rehaussée par la présence de plusieurs invités d’honneurs. Parmi ces invités, se trouvaient le Président du Conseil Economique et Social Européen, M. Henri Malosse, la Présidente en exercice de l’Union des Conseils Economiques et Sociaux d’Afrique, la Présidente du Conseil Economique et Social du Sénégal, Mme Aminata Tall, les présidents et représentants des Conseils Economiques et Sociaux du Niger, de la Mauritanie et du Maroc, les coordonnateurs résidents et représentants résidents des bureaux de pays du PNUD, des experts du développement humain ainsi que des représentants du Gouvernement algérien.

Dans son discours d’ouverture, M. Babès a rappelé que « l’Algérie est très profondément engagée dans le processus de travail pour l’agenda post-2015 ». Il rappelle que la tenue de ce symposium intervient à quelques mois seulement de la prochaine session de l’Assemblée Générale qui doit avoir lieu en septembre et durant laquelle les priorités du nouveau cycle du développement pour l’après 2015 seront définies. Il a également annoncé l’établissement à Alger, dans les prochains mois, de l’Institut de développement durable, en partenariat avec l’Université des Nations Unies.
 
De son côté, Mme Amaral a tenu à reprendre une déclaration d’Amartya Sen, professeur d'économie à l’Université d’Harvard et lauréat du prix Nobel d'économie en 1998 : « le développement humain, en tant qu'approche, repose sur ce que je tiens pour être l'idée fondamentale du développement : à savoir, faire progresser la richesse de la vie humaine, plutôt que la richesse de l'économie dans laquelle les êtres humains vivent, ce qui n'en représente qu'une partie", et rappelant à l’assistance que le PNUD s’est inspiré de la philosophie d’Amartya Sen dans ce domaine.

Ce concept de développent humain est un apport clé du PNUD qui a permis de repenser l’approche philosophique aussi bien que pratique des enjeux du développement, basé sur le bien-être et l’équité dans la répartition des richesses.

Mme Amaral a également souligné que les consultations nationales menées durant l’année ont permis de déterminer la perception de la population algérienne sur le « bien-être ». Des groupes de consultation participatifs ont également mis en évidence sept priorités : l’emploi, le logement, la bonne gouvernance et l’état de droit, la paix et la sécurité, l’éducation, la santé et l’accès aux soins ainsi que la cohésion sociale. Les algériens consultés ont également insisté sur le besoin d’une participation accrue des jeunes, des femmes et de la société civile dans la définition des politiques publiques.
 
Ce symposium a permis aux nombreux participants de discuter des meilleures pratiques et outils développés dans leurs pays respectifs, confrontant leurs visions sur les questions relatives aux opportunités et défis du développement humain dans le cadre des travaux pour l’agenda post 2015 » ainsi que sur les impératifs d’approfondissement du concept et sa mesure. Ils ont mis l’accent sur l’importance d’intégrer la dimension de durabilité et d’équité au sein du concept. 

Une déclaration finale comportant les conclusions de ce symposium a été soumise à l’approbation des participants. Cette déclaration préconise, dans le cadre des travaux sur l’agenda post 2015, de renouveler la conception du développement humain, afin d’assurer une plus grande synergie entre les parties dans la définition des objectifs et l’évaluation du développement humain, tant au plan national qu’international.

Pour un compte-rendu plus détaillé du symposium d’Alger, veuillez cliquer ici