Le Tchad s'engage à éradiquer la faim tout en améliorant la résilience des communautés

16 sept. 2013

imageFemmes de la région de Dar Sila, l'une des plus vulnérable au changement climatique, catastrophes naturelles et pauvreté chronique au Tchad. (Photo: PNUD au Tchad)

L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement lance avec le gouvernement un vaste plan pour la sécurité alimentaire

Ndjamena - Le Tchad lance aujourd’hui un ambitieux programme pour éliminer l'insécurité alimentaire et accélérer le progrès sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dans ce pays sahélien où près de 25 pourcent de la population est confronté au risque de la faim et plus d'un tiers des enfants souffrent de malnutrition chronique.

« Le Tchad peut atteindre une plus grande productivité, augmenter les revenus des petits exploitants agricoles, et rendre la nourriture équilibrée et nutritive plus accessible, fiable et abordable pour tout le monde », a déclaré Mme Clark au moment d’inaugurer le programme aux côtés du Premier Ministre tchadien, Joseph Djimrangar Dadnadji.

Déployé sur une période de trois ans, le programme, d’une valeur de 1 milliard USD, réunira le gouvernement et les acteurs du développement local et international afin d'identifier les goulots d'étranglement et des solutions pratiques qui permettront de lutter contre le problème de la sécurité alimentaire graduellement.

L'objectif est de réduire le taux de malnutrition de moitié et le pourcentage de la population souffrant de faim chronique à moins de 21 pourcent d'ici 2015.
Conformément au plan de développement national du pays, ces efforts devraient permettre de continuer  à réduire la pauvreté, tout en accélérant les progrès sur d'autres objectifs de développement, y compris ceux relatifs à la santé maternelle et à la mortalité infantile.

Le programme mettra l'accent sur le développement de la petite irrigation, l'accès aux semences, engrais et équipements pour les petits producteurs, en particulier les femmes. Il visera également à diversifier les cultures et à former les agriculteurs sur les techniques d'adaptation aux changements climatiques.

Le Tchad a connu des crises alimentaires récurrentes depuis les années 1970, en raison d'une combinaison d'événements liés au changement climatique, tels que sécheresses et inondations, ainsi que des invasions de criquets et l’existence de conflits. Des questions similaires contribuent à maintenir le Sahel dans une situation de vulnérabilité.

Lors de sa visite officielle, l'Administrateur s'est rendue dans la région de Dar Sila, à l’Est du pays, où le PNUD et le Gouvernement du Tchad, les agences partenaires et la société civile se sont associés pour lancer une approche intégrée visant à renforcer la résilience des communautés.

Le programme vise à aider toutes les populations locales vivant dans ces régions à cultiver et vendre des denrées alimentaires ainsi qu’à gérer l’environnement de manière plus durable.

Il aidera également les autorités locales à établir des plans de développement pour offrir de meilleurs services, préserver l'état de droit et prévenir les conflits à travers la création de comités de paix locaux.

Le Tchad est doté d’amples ressources naturelles et connaît des taux accélérés de croissance ainsi que des progrès sur un certain nombre d'Objectifs du Millénaire pour le développement, tels que l'enseignement primaire, le nombre de femmes élues au parlement et le VIH/sida.

Néanmoins, plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et dispose d’un accès limité aux services sociaux de base.

Lors de sa visite, Helen Clark se réunira avec un certain nombre de représentants du gouvernement, dont le président Idriss Déby Itno, des personnalités féminines, des partenaires internationaux et des dignitaires locaux.

La visite de l'Administrateur se déroule quelques jours avant que les dirigeants du monde ne se réunissent à New York, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, afin de discuter des progrès atteints sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et déterminer un agenda de développement mondial post -2015.

Contacts:


Ndjamena : Isabelle Assingar, Chargée de  Communications, Tél: +235-22 51-71 00, +235-22 51-9330 isabelle.assingar@undp.org


New York: Nicolas Douillet, Spécialiste en communications, Bureau régional du PNUD pour l'Afrique, nicolas.douillet@undp.org 


Dakar: Maimouna Mills, Conseillère régionale en communications, Tél: +221 33 869 0653, maimouna.mills@undp.org