L'éducation, la santé, l'emploi et un gouvernement honnête et réactif : les grandes priorités des peuples

10 sept. 2013

image Le Secrétaire général Ban Ki-moon et l'Administratrice du PNUD, Helen Clark, lors du lancement du rapport "Un million de voix: le monde que nous voulons". Photo: Maureen Lynch/PNUD

New York – Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a dévoilé aujourd’hui un nouveau rapport intitulé « Un million de voix : Le monde que nous voulons ». Ce rapport résume les conclusions des consultations publiques et des enquêtes auxquelles ont participé plus de 1,3 million de personnes dans les 193 États Membres des Nations Unies depuis le mois d’août 2012. Son objectif est de définir les priorités du calendrier de développement pour 2015 et après, qui succédera aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

« Depuis un an, l’ONU encourage tout un chacun à participer à une ‘conversation mondiale’ sans précédent sur le monde que nous voulons, a déclaré Ban Ki-moon. Le rapport que nous publions aujourd’hui capte les voix de plus d’un million d’individus de toutes les régions et de tous les milieux. Nous avons voulu écouter ceux que l’on n’entend pas d’habitude, en particulier les personnes pauvres, exclues ou marginalisées. »

Les consultations et enquêtes ont révélé que les peuples attendent des gouvernements et de la communauté internationale qu’ils créent les conditions d’un développement social et économique inclusif, dans la paix et la sécurité et sans violer les limites planétaires. Ils veulent que les dirigeants du monde s’attachent à :

  •  terminer ce que les OMD ont commencé en veillant à ce que chacun, dans le monde, ait universellement accès à l’eau, la nourriture, de meilleurs soins de santé et une éducation de qualité ;
  •  gérer les ressources naturelles, créer des emplois, et assurer la sécurité et une existence exempte de violence
  •  lutter contre les inégalités en ce qui concerne l’accès aux services publics, la participation aux processus politiques et les opportunités d’emploi.

En ce qui concerne les questions qui ont primé au cours des débats, ceux-ci ont été dominés, partout dans le monde, par un appel à une meilleure éducation, de meilleurs services de santé, des gouvernements honnêtes et réactifs et des emplois.

« Lorsque les États se réuniront à New York et conviendront des prochaines étapes pour définir un nouveau calendrier du développement, ce rapport leur fournira de précieux conseils, a continué Ban Ki-moon. Ces millions de voix nous disent que nous avons un travail considérable à accomplir de toute urgence ; nous devons convenir d’un nouveau calendrier de développement qui témoigne de la même simplicité et des mêmes atouts que le cadre des OMD, un calendrier qui soit au service aussi bien des peuples que de la planète. Une nouvelle ère réclame une vision neuve. Tout en appuyant la poursuite des négociations, le système onusien continuera de faire entendre la voix de ces gens. »

Plus de 300 000 personnes ont participé à des rencontres face à face dans 88 pays ou à une série de onze consultations sur des problèmes comme la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou la gouvernance. Ces questions ont aussi été débattues en ligne, sur la plate-forme web Le monde que nous voulons 2015, qui réunit des communautés d’experts. Près d’un million d’individus ont participé à l’enquête à choix multiples My World 2015, que ce soit par des canaux numériques, par SMS ou lors d’interactions approfondies hors ligne au travers d’un réseau de plus de 700 partenaires de la société civile.

La plupart des votes pour My World sont venus d’Inde, du Nigeria, du Cameroun, de Thaïlande, des Philippines, du Rwanda, des États-Unis, du Royaume-Uni, du Brésil et d’Indonésie. La moitié des participants avaient moins de 30 ans.

Ban Ki-moon a également lancé aujourd’hui une carte interactive en ligne qui montre les résultats de l’enquête My World. Elle permet de visionner les résultats par pays, par région, par sexe, par niveau d’éducation ou par âge.

« Cette conversation mondiale a révélé à quel point il existe un appétit de participation, a ajouté Ban Ki-moon. Les gens veulent s’impliquer dans l’établissement de ce nouveau calendrier. Et surtout, ils veulent aider à le mettre en œuvre et nous tenir comptables de nos promesses. »

Les équipes de l’ONU qui ont organisé la majorité de ces consultations ont mis l’emphase sur le dialogue avec des groupes souvent exclus, comme les femmes, les jeunes ou les handicapés. Celles qui étaient chargées des sondages se sont rendues dans villages isolés du Pérou, du Rwanda ou d’ailleurs pour donner la possibilité de participer à des communautés n’ayant ni téléphones cellulaires ni accès à l’Internet.

« Ce que nous ont appris ces consultations, c’est que les États Membres devraient convenir d’un calendrier qui donne des résultats mais qui s’attaque aussi aux problèmes de manière intégrée, a expliqué Helen Clark, présidente du Groupe des Nations Unies pour le développement, lequel réunit les 32 fonds et programmes des Nations Unies qui se sont chargés de ce projet. Les gens comprennent que des approches fragmentées qui ne traitent que d’un problème à la fois ne marchent pas. Ils réclament un projet qui vise à améliorer les perspectives d’avenir tant des êtres humains que de la planète que nous habitons tous. Ils veulent un projet axé sur le respect des droits de l'homme, l’égalité, la justice et la sécurité. Ils ont aussi insisté sur la nécessité de définir un calendrier universel qui s’applique à tous les pays et à tous les peuples. »

Les conclusions du rapport seront présentées aux dirigeants du monde le 23 septembre 2013, au cours de la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Les consultations et enquêtes continueront jusqu’à la fin 2015, pour que les opinions des habitants de la planète puissent informer le processus intergouvernemental de formulation du calendrier de l’après-2015 qui succèdera aux OMD.


Lire le rapport : http://www.worldwewant2015.org/millionvoices

Hashtag : #amillionvoices


Contacts media

Stanislav Saling; PNUD, stanislav.saling@undp.org, Tel: +1 646 781 4077, +1 917 346 1955;
Kate Donovan, UNICEF, kdonovan@unicef.org, + 1 212 326 7452, + 1 917 378 2128
Sharon Grobeisen, ONU Femmes, sharon.grobeisen@unwomen.org, Tel: +1 646 781 4753