L’Initiative internationale pour la transparence de l’aide accueille son nouveau secrétariat

06 sept. 2013

New York – Un collectif d’acteurs multiples assume aujourd’hui de DFID le Secrétariat de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IATI), en marquant le cinquième anniversaire du Programme d’Action d’Accra et en donnant un nouvel élan à l’initiative de la transparence des dépenses de développement.

Le nouveau Secrétariat est dirigé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), les Gouvernements ghanéen et suédois, ainsi que l’organisation non gouvernementale Development Initiatives du Royaume-Uni.

“Le PNUD est fier de diriger le nouveau Secrétariat”, a déclaré l’Administrateur du PNUD, Helen Clark. “Le PNUD a pris de longue date l’engagement de mener ses activités au grand jour, et est attaché à l’utilisation la plus efficace et la plus transparente des ressources qui lui sont confiées aux fins du développement.”

Une initiative réunissant plusieurs acteurs

“L’Initiative internationale pour la transparence de l’aide a fait d’énormes progrès depuis sa création en 2008, et la Suède, en sa qualité de membre du collectif qui accueillera l’IATI au cours des trois prochaines années, reste au tout premier rang de ceux qui préconisent une plus grande transparence ”, a déclaré Gunilla Carlsson, Ministre suédoise de la Coopération internationale pour le développement.

Selon Mme Carlsson, des données accessibles à tous sur chaque phase d’activité offrent un potentiel énorme d’autonomisation. La transparence des données permettra également aux donateurs de mieux s’acquitter de leur tâche. Elle permet de guider la prise de décisions, de faciliter la collaboration entre partenaires, de lutter contre la corruption et de rendre compte au contribuable.

Les habitants des pays donateurs et des pays en développement ne disposent pas de l’information nécessaire pour tenir les autorités comptables de l’utilisation des ressources. Selon Seth Tekper, Ministre ghanéen des finances, “les pays en développement ont un mal énorme à se procurer des informations à jour sur l’aide au développement, et cela aura des répercussions négatives sur notre capacité de planifier et de gérer efficacement notre développement économique”.

L’IATI cherche à combler ces lacunes en rendant les informations sur les dépenses de développement plus accessibles, plus faciles à utiliser et à comprendre. “Les buts et les objectifs de l’Initiative sont conformes aux objectifs de politique budgétaire du Gouvernement ghanéen – à savoir le renforcement des procédures budgétaires et des méthodes comptables générales”, a déclaré M. Tepker. “C’est dans ce contexte que le Ghana a entériné l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide est qu’il y a activement adhéré depuis.”

La marche à suivre

La capacité de l’IATI à s’adapter au paysage changeant de la coopération pour le développement constitue le principal enjeu des trois prochaines années. Hormis une plus grande utilisation de ses données, les nouvelles priorités de l’IATI comprennent l’amélioration de sa norme et l’augmentation du nombre de ses adhérents.

L’Initiative devra incorporer des informations sur les flux de financement plus larges, en plus de l’aide publique au développement. Une collaboration plus étroite sera donc nécessaire avec les multiples fournisseurs de coopération pour le développement, en particulier les économies émergentes, les fondations et le secteur privé.

S’exprimant au nom de Development Initiatives, Harpinder Collacott, a déclaré : “En tant que responsable du domaine technique du collectif, notre but est d’aider un plus grand nombre d’organisations à publier des données conformes à la norme de l’Initiative, d’améliorer la qualité des données publiées et d’encourager une plus grande utilisation de ses données”.

L’Initiative vise également à renforcer les partenariats avec d’autres initiatives œuvrant dans le domaine de la transparence, et à faciliter l’évolution  vers une norme ouverte à tous, commune et unique. Une équipe technique comprenant des spécialistes de l’IATI et du CAD-OCDE a été créée et cherche à assurer une complémentarité avec le système d’établissement de rapports des créanciers et l’enquête sur les dépenses prévues du CAD-OCDE dans la norme commune.

Ces thèmes seront examinés durant la prochaine réunion du Comité directeur de l’Initiative, les 2 et 3 octobre dans le nouveau complexe de l’ONU à Copenhague.

Jan Mattsson, Directeur exécutif de l’UNOPS, a déclaré : “Je suis très heureux d’accueillir les membres de l’Initiative à Copenhague en octobre à l’occasion de la première réunion du Comité directeur avec le nouveau secrétariat. La transparence est essentielle pour l’efficacité de l’aide, et je suis convaincu que la nature large, inclusive et dynamique de l’Initiative permettra d’augmenter le nombre d’adhérents et de faire progresser le programme de transparence”.

Publier une fois, utiliser souvent

Lancée en 2008, l’Initiative fournit aux donateurs disposés à faire connaître leurs dépenses d’aide actuelles et futures, un format commun de publication des données en temps opportun, de manière comparable et fiable. Les flux de financement, budgets, résultats, lieux, calendriers et descriptifs de projet sont introduits dans un gisement de données en ligne, accessible à tous les usagers qui cherchent à savoir où, quand et comment l’aide a été déboursée.

Plus de 170 pays, institutions des Nations Unies, banques multilatérales et ONG, couvrant 76 % de l’aide publique au développement introduisent leur information en mémoire à l’Initiative ; plus de 20 pays partenaires ont entériné cette action.

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