Le lien entre éradication de la pauvreté et environnement durable permettra à notre avenir commun « de passer ou de casser »

18 mars 2013

image Le Costa Rica est perçu comme un leader du développement durable grâce à ses efforts pour développer l'écotourisme et les projets de reforestation. Photo: SGP Costa Rica

San Jose, Costa Rica  – M. Carlos Roverssi, Ministre des Affaires étrangères du Costa Rica, l’Envoyé spécial du Président Français pour la Protection de la Planète Nicolas Hulot, l’Administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Helen Clark et le Directeur général du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) Achim Steiner ont inauguré aujourd’hui une conférence sur le rôle que jouera la durabilité environnementale dans le futur calendrier du développement qui suivra les Objectifs du Millénaire pour le développement après leur date butoir de 2015.

M. Carlos Roverssi, Ministre des Affaires étrangères du Costa Rica, a déclaré au cours de son allocution d’ouverture que : « Il est évident qu’il n’y a pas une manière unique d’arriver à un développement durable mondial. C’est pourquoi les directives et cadres internationaux doivent être suffisamment souples pour permettre à chaque pays, région ou communauté de planifier et mettre en œuvre des activités de développement qui leur sont propres, en fonction de leurs caractéristiques locales, de leurs besoins et de leurs attentes. »

« Cependant, a-t-il ajouté, il est nécessaire aussi de proposer à l’échelle mondiale une série de principes directeurs s’appuyant sur des accords internationaux qui aideront ces communautés à s’investir dans un développement durable profondément ancré dans l’amélioration ininterrompue et la préservation de leur stock de capital naturel. »

Co-parrainée par les gouvernements du Costa Rica et de la France et organisée par le PNUD et le PNUE, la conférence a réuni une centaine de participants venus du monde entier pour explorer comment intégrer un agenda environnemental au cadre mondial de développement intitulé « Programme de développement pour 2015 et au-delà ».

« Il est maintenant impératif de passer d’un discours fixé sur les compromis entre croissance, pauvreté, et environnement, à un autre davantage concentré sur la question de comment faire avancer ensemble ces trois parties intégrantes du développement durable » estime Mme. Clark, « Le monde ne sera pas capable de soutenir du progrés économique et social si l’environnement est détruit. »

« Nous devons voir la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés non seulement comme une contrainte mais aussi comme une chance de faire un bond en avant. Cette crise ne devrait pas diviser les populations ni accroître les inégalités entre elles. Une nouvelle vision commune de l’humanité nous aidera à répondre à ce défi. Soyons convaincus que cette contrainte représente une occasion unique de faire de véritables progrès. Le Président Français, mon gouvernement et mon pays sont entièrement décidés à vous aider à réussir », a déclaré M. Hulot.

« Le document de sortie de Rio+20 insistait sur le fait que les défis environnementaux sont la cause principale de la pauvreté et que les opportunités environnementales sont indissociables des voies économiques et sociales qui mènent à un avenir durable, a affirmé Achim Steiner, Directeur Général du PNUE. Le Rapport sur l’Avenir de l’Environnement Mondial 5 du PNUE montre que de réels progrès n’ont été fait que pour quatre des 90 objectifs environnementaux adoptés au niveau international. Il est temps de passer de la conclusion à la mise en œuvre pour répondre aux aspirations des sept milliards d’individus aujourd’hui et des neuf milliards que nous serons dans un « demain » qui sera bientôt là. Le calendrier de développement durable pour 2015 et au-delà offre une occasion unique de partir des Objectifs du Millénaire pour le développement et de les faire évoluer pour arriver à une transformation qui n’aura pas seulement un effet catalyseur, tout en étant inclusive et équitable, mais qui se perpétuera pendant les années et les décennies à venir. »

La réunion de San Jose fait partie d’une conversation mondiale sur les priorités du futur calendrier du développement. Cette initiative consiste en près de cent consultations nationales dans les États Membres et onze consultations thématiques sur des questions comme la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et la réduction de la pauvreté. Beaucoup de gens continuent de donner des idées sur le site web Le monde que nous voulons 2015 et de voter pour six priorités sur 16 pour le calendrier pour 2015 et au-delà avec l’enquête MY World.

Les résultats de cette conversation planétaire seront remis au Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon et aux dirigeants du monde, y compris les membres du Panel de Haut-Niveau sur le programme de développement pour 2015 et au-delà, les chefs d’État et de Gouvernement qui assisteront à la séance d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies 2013, le Groupe de travail à composition non limitée sur les objectifs du développement durable, ainsi que d’autres entités impliquées dans le projet.

Contacts médias :

Stanislav Saling, PNUD
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Nick Nuttall, PNUE
Nick.Nuttall@unep.org
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