L'Administrateur du PNUD appelle à la fin de la violence contre les femmes

07 mars 2013

Journée internationale de la femme:  Helen Clark estime que beaucoup reste à faire

New York — L'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, a appelé vendredi à intensifier les efforts partout dans le monde pour faire cesser la violence contre les femmes, qu'elle a qualifiée d'arme de guerre largement utilisée et d'obstacle majeur à l'égalité et au développement.

« Marquons la Journée internationale de la femme de cette année non seulement en reconnaissant l'impact dévastateur de la violence contre les femmes, mais aussi en renouvelant nos efforts collectifs pour y mettre fin de façon définitive », a-t-elle déclaré.

La Journée internationale de la femme 2013 a pour thème « Une promesse est une dette : Il est temps d'agir pour mettre fin à la violence contre les femmes ». Elle est particulièrement d’actualité, suite au un viol collectif brutal fortement médiatisé, perpétré en Asie, qui a suscité une mobilisation inédite de l'opinion internationale sur la violence sexiste et une vive émotion dans le monde.

« Il est temps de renforcer l'action pour mettre fin à cet abus. Lors de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, en 1995, les gouvernements avaient classé la violence contre les femmes parmi les violations des droits de l'homme et les ‘obstacles à la réalisation des objectifs d'égalité, de développement et de paix », a rappelé Mme Clark.

« Mais, la persistance de la violence contre les femmes, que sept femmes sur 10 vivent à un moment de leur existence, prouve que les promesses d'y mettre fin n'ont pas été tenues », relève-t-elle, appelant à des efforts concertés entre gouvernements, société civile, forces de l'ordre et systèmes judiciaires.

« La prévention et l'éradication de la violence contre les femmes passent par un leadership et une volonté politique complétés par l'action et des ressources », a-t-elle ajouté. « Elles passent par l'adoption et l'application de législations nationales punissant toutes les formes de violence contre les femmes et les filles. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine. Le viol conjugal n'est pas considéré comme un délit dans plus de 35 pays. Plus de 630 millions de femmes vivent dans des pays qui n'ont pas encore criminalisé la violence domestique ».

Mme Clark a en outre appelé à intensifier les efforts de prévention de la violence sexiste avant d'ajouter : « Nous travaillons également à associer les hommes et les garçons aux efforts de prévention, un élément clé de la Campagne UNiTE du Secrétaire général de l'ONU pour mettre fin à la violence contre les femmes ».

Ce combat n'est pas seulement une fin importante en soi. La violence sexiste constitue un moyen par lequel les inégalités entre hommes et femmes sont perpétuées partout dans le monde. De cet fait, il est essentiel d'y remédier si nous voulons réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement et accélérer le développement de manière générale ».

Au moins un tiers des Bureaux de pays du PNUD participent à des initiatives de prévention et de lutte contre la violence sexiste, y compris dans les pays en crise, où le viol et les agressions sexuelles servent souvent d'« arme de guerre » pour humilier et déshonorer des hommes et des femmes.

En République démocratique du Congo, par exemple, le programme Accès à la justice du PNUD a permis de renforcer les capacités de la police, des enquêteurs judiciaires et des procureurs à travailler avec les victimes de violences sexuelles et sexistes et de soutenir les audiences foraines destinées à rapprocher les services judiciaires des communautés.

Évoquant les « crimes choquants » perpétrés contre les femmes l'année dernière, le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé que cette année « Nous transformons notre indignation en action. Nous déclarons que nous poursuivrons les auteurs de crimes contre les femmes et que nous ne permettrons jamais que des femmes soient punies pour des abus qu'elles ont subis ».

« Que vous aidiez à financer une cause ou joigniez votre voix au cri d'indignation, vous pouvez participer à notre effort mondial pour mettre fin cette injustice et apporter aux femmes et aux filles la sécurité, la protection et la liberté qu'elles méritent », a-t-il notamment déclaré.

Contact médias:

Christina LoNigro
Attachée de presse auprès de l'Administrateur
Tél.:+1212 906 5301
christina.lonigro@undp.org

Déclaration d'Helen Clark, administrateur du PNUD
Helen

« Cette journée nous offre l’occasion de reconnaître et de dénoncer ce fléau. Mais nous devons mieux faire encore.

 

La prévention et l'éradication de la violence contre les femmes passent par un leadership et une volonté politique complétés par l'action et des ressources. »

Lire la déclaration
Video: déclaration d'Helen Clark pour la Journée internationale de la femme 2013

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