Pour un partage plus large de la connaissance entre pays en développement

10 juil. 2012

Bali, Indonésie – Pas moins de 200 décideurs et représentants venus de 40 pays se sont réunis aujourd’hui dans l’île indonésienne de Bali pour la première réunion mondiale de haut niveau visant à faciliter le partage de la connaissance entre pays en développement. La conférence, Towards Country-Led Knowledge Hubs, (vers des centres de connaissance dirigés par les pays), qui aura lieu les 10 et 11 juillet, cherchera à mettre en place des institutions plus fortes capables de jouer un rôle clé en tant que ‘centres de partage de la connaissance’ – en coordonnant les enseignements dégagés et en créant des réseaux pour les partager de manière plus systématique.

Lors de cette réunion de deux jours organisée par le Gouvernement indonésien, la Banque mondiale, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les participants ont examiné plusieurs arrangements institutionnels de partage de la connaissance, dont la Cooperation Enterprise (Société de coopération) de Singapour et le centre brésilien des recherches et technologies agricoles (Embrapa) qui partage ses travaux avec des agences internationales de coopération pour le développement établies en Colombie, au Mexique et en Afrique du Sud.

“Au cours de la seconde moitié du XXe siècle la coopération pour le développement était conçue comme un transfert de technologie, de connaissance et de ressources selon un axe Nord-Sud; ce qui caractérise le XXIe siècle, c’est un partage plus ouvert de la connaissance venue de toutes les parties du monde”, a déclaré Ajay Chhibber, Sous-Secrétaire général et Directeur du Bureau pour l’Asie et le Pacifique du PNUD.

“Nous devons créer des instruments qui mettent à profit des idées et des solutions plus pertinentes, plus abordables que celles qui ont été mises au point jusqu’à ce jour, les étudier pour voir ce qui peut être transféré à d’autres et les offrir dans le cadre d’un partage mondial de solutions”, a-t-il ajouté.

La réunion de haut niveau reconnaît le rôle crucial du partage de la connaissance dans l’agenda de développement. Aujourd’hui, les pays veulent apprendre de l’expérience pratique d’ autres pays, et de plus en plus les praticiens cherchent à se mettre en rapport les uns avec les autres, au-delà des frontières et des régions.

À titre d’exemple, le Népal et l’Équateur ont acquis des connaissances des Philippines sur l’aménagement d’un territoire exposé au risque de catastrophe; le Viet Nam a entrepris la réforme de son système d’assurance sociale et son régime de protection sociale en s’inspirant d’initiatives venues de la Lettonie, la Bulgarie, la Turquie, la Chine, l’Inde et le Brésil.

Du fait de cette demande accrue, les pays investissent dans leurs capacités institutionnelles afin de partager leurs données d’expérience de manière plus systématique. Des organisations multilatérales ont été invitées à appuyer ces efforts; elles organisent divers services afin d’encourager les centres bien établis de partage de la connaissance.

“Pour nous, partager la connaissance et l’expérience est une façon de développer des partenariats intéressants au niveau international”, a déclaré Dewo Broto Putranto, Directeur du financement multilatéral étranger au BAPPENAS, en Indonésie, un pays qui s’engage dans une direction nouvelle en faisant en sorte que le partage de la connaissance soit légalement inscrit dans le plan de développement national.

“À mesure qu’augmente la demande pour notre expérience du développement, nous cherchons de meilleurs moyens d’établir des liaisons et de partager la connaissance de manière plus systématique et à une plus grande échelle”, a-t-il ajouté.

Il y a à peine deux semaines, à la conclusion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), le Gouvernement brésilien et le PNUD ont annoncé la création du Centre Rio Plus, centre mondial pour le développement durable, en tant que legs concret des conférences de Rio et centre prometteur et sans exclusive pour le partage de la connaissance et l’avancement du développement durable dans les domaines économique, social et environnemental.

En nouant de nouveaux partenariats stratégiques avec les pays en développement, le PNUD a facilité la circulation de la connaissance spécialisée entre pays en développement, tout en contribuant à accélérer le développement social et économique des pays. Actuellement, le PNUD a des partenariats avec l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, Singapour et la Turquie, spécialement conçus pour faciliter le partage des connaissances entre pays en développement.

Pour tout complément d’information s’adresser aux personnes suivantes :

Au PNUD :
À Jakarta : Tomi Suryo, Suryo.tomi@undp.org
À New York : Carolina Azevedo, +1 212 906 6127, carolina.azevedo@undp.org

À la Banque mondiale :
À Jakarta : Dini Sali Djalal +62 21 5299-3156, djalal@worldbank.org
À Washington : Rama George-Alleyne, +1 (202) 458-2295, rgeorgealleyne@worldbank.org