Le déminage sauve des vies et protège les moyens d'existence

04 avr. 2011

Le monde marque la Journée internationale de sensibilisation aux mines et appelle à l’action

NEW YORK— En dépit des progrès accomplis, les mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre continuent de tuer ou blesser des milliers de personnes chaque année, ont déclaré des responsables des Nations Unies à l’occasion de la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines. Étant donné le haut niveau d’intérêt que suscitent la nouvelle Convention sur les armes à sous-munitions et la Convention relative aux droits des personnes handicapées, les efforts entrepris dans le monde entier pour éliminer les mines et restes explosifs de guerre font l’objet d’une attention renouvelée de la part de la communauté internationale.

« Les mines et restes explosifs de guerre entravent considérablement les moyens d’existence des gens, le développement économique et social des nations et les initiatives internationales de consolidation de la paix, a affirmé M. Jordan Ryan, directeur du Bureau du PNUD pour la prévention des crises et le relèvement. Quand on élimine ces sources de danger et qu’on leur rend leurs terres, on permet aux communautés d’avoir accès aux infrastructures et services de base, de gagner leur vie et de vivre en toute sécurité. Le déminage a donc tout à voir avec des plans de développement plus larges, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement. »

« Cette Journée est une bonne occasion de raviver le soutien international en faveur du déminage, estime M. Max Kerley, du service de la lutte antimines des Nations Unies. Nous avons fait des progrès impressionnants en ce qui concerne l’élimination des mines et restes explosifs de guerre au cours de l’année 2010. Cette année-ci sera très importante pour le déminage, car nous continuons de renforcer nos partenariats avec les pays affectés dans le monde entier. »

Une initiative conjointe des pays infestés de mines, des organisations non gouvernementales et de l’ONU visant à éliminer les mines, à proposer une éducation aux risques posés par ces engins et à détruire les stocks existants, a permis de faire passer le nombre annuel de blessés à 4 000, soit une baisse de 75 pour cent par rapport aux 26 000 blessés de 1997. En 2010, plus d’un million de restes explosifs de guerre ont été détruits en Afghanistan. Plus de 7 000 kilomètres de routes ont été rouverts en République démocratique du Congo ou au Soudan. Près de 290 000 Somaliens ont été sensibilisés aux mines et aux risques qu’elles posent. L’Iraq a nettoyé 18,7 millions de mètres carrés de terres de la fin 2007 à juillet 2010, ce qui a permis à 1 500 familles de retrouver leur ferme et à 2 400 enfants de reprendre le chemin de l’école.

« Il est essentiel que nous poursuivions tous nos efforts afin de protéger les populations vulnérables et de soigner et réinsérer ceux qui ont survécu à des accidents provoqués par des mines ou des restes explosifs de guerre, a dit Mme Susan Bissell, Directrice de la protection de l’enfance à l’UNICEF. Le Landmine Monitor a rapporté que l’an dernier, les enfants ont compté pour plus de 40 pour cent des victimes civiles, un pourcentage qui reste tragiquement élevé. Or, ce problème a une solution évidente, et un engagement fort de la communauté internationale peut et doit y mettre fin une fois pour toutes. »

L’ONU appuie la lutte antimines en offrant ses services à plus de 40 pays. Ceux-ci comprennent le renforcement des capacités nationales dans le domaine de la lutte antimines, la recherche et la destruction de mines antipersonnel et de restes explosifs de guerre, l’aide aux victimes, la sensibilisation de la population, à qui l’on apprend à se protéger dans un environnement infesté de mines, le plaidoyer pour une participation universelle à des traités comme le traité d’interdiction des mines antipersonnel, et la destruction des engins stockés. Ces initiatives garantissent aussi le déploiement de soldats de la paix et autres acteurs humanitaires ou du développement en toute sécurité.

Le 4 avril ou dans les jours qui précèdent, les journalistes pourront faire des interviews lors de manifestations organisées à New York et dans d’autres villes à travers le monde. Ces manifestations permettront d’accroître la sensibilisation aux mines antipersonnel et aux restes explosifs de guerre et de faire connaître les progrès qui ont été faits pour les éliminer.

Manifestations à New York

DeterMined : une exposition commune de deux photographes célèbres, le Vénézuélien Kike Arnal et le Slovène Arne Hodalic sur l’impact des mines antipersonnel et des restes explosifs de guerre sur les civils en République démocratique du Congo et au Liban. L’exposition ouvre officiellement le lundi 4 avril à 18h dans le hall des visiteurs du Secrétariat des Nations Unies. Les délégués, les journalistes, les fonctionnaires de l’ONU et le grand public sont cordialement invités à participer. S’inscrire à l’adresse suivante : cruz@un.org. Les visiteurs devront arriver par l’entrée principale sur la 1e avenue près de la 46e rue.

Pour une liste des manifestations dans le monde, voir le site Internet de l’équipe pour la lutte antimines de l’ONU

Contacts

In New York, contact:

Aaron J. Buckley, UN Mine Action Service
+1.212.963.4632
email: buckleya@un.org

Rebecca Fordham, UNICEF
+1.212.326.7162
email: rfordham@unicef.org

Mariana Gonzalez Migueles, UNDP
+1.212.906.5317
email: mariana.gonzalez@undp.org