Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous-munitions

30 juillet 2010

BANGKOK - La Convention sur les armes à sous-munitions, qui marque d’une pierre blanche l’histoire du désarmement, entre en vigueur le 1er août 2010. Le traité offre un cadre juridique qui permettra de mettre fin aux mutilations inacceptables que les armes à sous-munitions infligent aux civils, dont beaucoup dans des pays en développement. Trente-sept États ont ratifié la convention à ce jour, et 107 en sont signataires.

La Convention sur les armes à sous-munitions interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert de telles armes. Elle appelle à la destruction des stocks au plus tard huit ans après l’adhésion au traité et la dépollution des terres contaminées dans les dix ans qui suivent celle-ci. La convention répond aussi aux souffrances des civils en imposant une série d’obligations spécifiques, quantifiables et sensibles à la dimension de genre en matière d’assistance aux victimes.

« Le traité stigmatise et finira par éliminer une arme qui a causé tant de souffrances aux populations du monde entier, a expliqué Ian Holland, représentant résident adjoint du PNUD en RDP lao lors d’un point de presse le 30 juillet à Bangkok. Les États, la société civile et les Nations Unies ont tous pour responsabilité de travailler de concert pour la mise en application universelle de ce traité. »

La première réunion des États parties à la convention se tiendra du 9 au 12 novembre en RDP lao, pays qui a reçu le plus de bombes à sous-munitions dans le monde. Cette réunion rassemblera les États, la société civile, les agences onusiennes, les organisations internationales et des survivants d’armes à sous-munitions. Les États présenteront leurs plans d’action pour la mise en œuvre des dispositions du traité avec des échéances clairement définies.

Cette réunion représente un jalon important, mais l’objectif commun à tous les signataires est d’éliminer les conséquences à long terme des armes à sous-munitions. Le PNUD continuera de plaider pour l’application pleine, entière et universelle de la convention dans le monde entier, afin de réduire les souffrances de ceux que ces armes ont affectés ainsi que leur impact sur le développement. Le PNUD exhorte tous les États à signer, ratifier et appliquer le traité.

Les armes à sous-munitions sont des conteneurs qui s’ouvrent en plein vol et éparpillent un grand nombre de petits engins explosifs sur une vaste étendue. Leur utilisation dans des zones habitées par des civils cause en général un grand nombre de blessures et de décès parmi ces derniers, et elle ralentit le développement car elle rend des zones arables inaccessibles et limite les déplacements.

Une fois dispersées, les sous-munitions peuvent rester abandonnées pendant des décennies avant d’exploser, et elles représentent donc encore un risque longtemps après la fin des hostilités. On sait, au vu des données récoltées dans le monde entier concernant les victimes, que les armes à sous-munitions sont extrêmement dangereuses et provoquent des blessures épouvantables. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, au moins 15 pays ont utilisé ce type d’armes dans une vingtaine de pays. Plus de 80 pays en ont détenu des stocks à un moment ou un autre. Dans leur ensemble, cela représente des milliards d’engins explosifs.

En outre, les régions touchées ont besoin de ressources supplémentaires substantielles pour le déminage avant de pouvoir entreprendre la moindre activité de développement, comme la construction de routes ou d’écoles ou le tourisme. Une action concertée pour éliminer ces armes est donc d’une grande importance pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

En savoir plus: déclaration du Secrétaire Général de l'ONU sur les armes à sous-munitions (en anglais)

Pour en savoir plus sur l’action du PNUD en matière d’armes à sous-munitions (en anglais)

Ecouter l'Ambassadeur de Bonne Volonté du PNUD, Didier Drogba, parler de l'impact des armes à sous-munitions sur la population

Contacts

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

New York, Stanislav Saling, UNDP, +1 212.906.5296,stanislav.saling@undp
Vientiane, Inka Leisma, UNDP, +856 (21) 267.751, inka.leisma@undp.org

Pour en savoir plus sur l’action du PNUD en matière d’armes à sous-munitions, http://www.undp.org/cpr/we_do/cluster_munitions.shtml