Combler le vide judiciaire au Tchad oriental

21 janvier 2010

Le PNUD, la Mission de maintien de la paix de l’ONU et les juristes professionnels tchadiens travaillent ensemble pour répondre à la pénurie de personnel judiciaire dans la partie orientale du pays en formant des fonctionnaires aux fonctions de magistrats.

Des administrateurs locaux, des greffiers et des huissiers avec peu ou pas de formation juridique font partie du premier groupe de 74 stagiaires qui ont achevé un stage de formation d’un mois qui offre des connaissances juridiques élémentaires et une introduction générale au système judiciaire tchadien. Le stage aborde également des sujets comme le règlement des conflits et le rôle des magistrats dans la protection des droits de l’homme. Cent quarante huit magistrats locaux devraient recevoir cette formation avant la fin de juin 2010.

« Ce programme de formation devrait accroître la confiance du public dans le système judiciaire en améliorant la qualité des arrêts prononcés et exécutés en conformité avec le droit et les règlements intérieurs  », a affirmé Pascal Karorero, directeur de pays du PNUD  lors de la cérémonie de clôture du stage. « Ce programme devrait aussi contribuer à réduire le nombre d’arrestations arbitraires et de détentions illégales ».

L’un des participants, Idris Koni Chidi est un haut fonctionnaire local dans l’Ouaddai, région de l’est du pays. Il a affirmé que le stage lui avait fourni les connaissances élémentaires nécessaires en matière de répression et de règlement des conflits, compte tenu du fait que le système judiciaire officiel se trouve parfois en contradiction avec le droit coutumier.

Les juristes professionnels sont parmi les nombreuses personnes qui ont fui le Tchad oriental en raison de l’insécurité. Les attaques menées par des bandits de la région et les rebelles du Darfour voisin ont rendu la situation de la région très précaire et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes. L’absence de pouvoir judiciaire signifie qu’il y a peu de chance que justice soit rendue en cas de crime.

Le programme de formation est administré par l’Ecole nationale tchadienne de la magistrature, avec la participation de juges, magistrats, avocats tchadiens et la Faculté de droit de l’Université d’Abéché. Les stagiaires sont sélectionnés en collaboration avec les autorités provinciales et le ministère de l’Intérieur. Un magistrat au moins demeure à son poste pour assurer que le fonctionnement normal des tribunaux n’est pas perturbé.

Le Tchad oriental accueille quelque 250 000 réfugiés et 170 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et la course aux rares ressources naturelles, conjuguée au banditisme généralisé, a aggravé les tensions entre réfugiés, personnes déplacées et communautés d’accueil.

Le PNUD, par l’intermédiaire de son programme Relèvement rapide dans l’est du Tchad, s’efforce de renforcer la capacité du gouvernement à renforcer l’état de droit et la gouvernance locale et à accélérer la relance socio-économique.

Contacts

Pour plus d’informations prière de contacter Djibril Ly (djibril.ly@undp.org)

Pour plus d’informations sur les activités du PNUD Tchad, prière d’aller sur http:///www.td.undp.org/