Ripostes au sida: hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes

15 mai 2009

Les ripostes au sida ne répondent pas à l’attente des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et des personnes transsexuelles.

ONUSIDA et le PNUD lancent un plan pour améliorer l’accès aux informations et services relatifs au VIH.

New York – Quelques jours avant la Journée internationale contre l’homophobie (le 17 mai), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) lancent un plan pour susciter des approches neuves et plus efficaces s’adressant tout particulièrement aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et aux personnes transsexuelles.

Dans beaucoup de régions du monde, la prévalence du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes est jusqu’à vingt fois plus élevée que dans la population générale. Certaines études montrent que les services de prévention du VIH ne touchent que dix à trente pour cent des hommes qui ont des pratiques homosexuelles. En outre, les preuves s’accumulent que dans de nombreuses zones urbaines, la majorité des nouvelles infections touchent les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes.

Et pourtant, ces groupes n’ont qu’un accès limité aux informations et services sanitaires relatifs au VIH, pour des raisons de discrimination, de violence, de marginalisation et autres violations des droits de l’homme. Dans beaucoup de pays, ils risquent encore des sanctions pénales et n’ont pas accès au système judiciaire.

« Chaque pays doit faire preuve de rigueur dans la surveillance de ses épidémies et recalibrer sa programmation en matière de VIH pour répondre aux besoins de ceux qui courent le plus de risques, estime Paul De Lay, Directeur général adjoint par intérim des programmes à ONUSIDA. Pour être efficaces, les ripostes doivent partir des réalités épidémiologiques et sociales locales. » Ce statu quo est loin de faire le nécessaire pour assurer l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à la prise en charge du VIH, auquel les Etats Membres des Nations Unies se sont pourtant engagés en 2006.

« L’affaire est claire et urgente, souligne Jeffrey O’Malley, directeur du groupe VIH du PNUD. Si nous voulons que l’accès universel devienne une réalité pour les minorités sexuelles, nous devons œuvrer pour mettre fin à l’homophobie et à la transphobie. Nous devons surmonter les obstacles en matière juridique ou d’orientation politique. »

Le cadre d’ONUSIDA répond à l’absence d’engagements et à la pénurie de ressources destinées à la programmation du VIH pour ces populations.
Il met en évidence divers facteurs qui empêchent l’accès aux services relatifs au VIH : manque de volonté gouvernementale ou de la part des donateurs pour investir dans la santé sexuelle de ces minorités, impact de la marginalisation sociale sur le désir d’accéder aux services de santé, crainte de la violence et des révélations publiques, crainte des répercussions pénales et absence de formations et de services.

Le cadre d’action détaille comment ONUSIDA va s’efforcer d’assurer l’accès universel en poursuivant trois grands objectifs : renforcer les droits de l’homme, améliorer les données factuelles et enfin, renforcer les capacités et favoriser les partenariats pour proposer des projets plus larges et mieux adaptés. Au sein du partenariat ONUSIDA, le PNUD s’occupe plus particulièrement des droits des populations vulnérables comme les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et les personnes transsexuelles.

Télécharger le Cadre d’action ONUSIDA : Accès universel pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et les personnes transsexuelles.

Contacts

ONUSIDA – Sophie Barton-Knott | tel. +41 22 791 1697 | bartonknotts@unaids.org

PNUD – Cara Santos Pianesi | tel. +202 331 9130| cara.santos@undp.org