Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines

03 avril 2009

New York - En cette Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines, les cadres de l’Organisation des Nations Unies ont rappelé au monde que les mines terrestres et les restes explosifs de guerre continuent de tuer et de blesser des milliers de personnes chaque année.

On compte actuellement pas moins de 78 pays qui sont affectés par les mines terrestres et environ 85 qui le sont par des restes explosifs de guerre. Il y a aujourd’hui, selon les estimations, 500 000 survivants d’explosions de mines terrestres et de munitions, dont les trois quarts sont des civils.

« Les conditions varient sans doute de l’Iraq au Soudan, du Liban au Zimbabwe et de l’Afghanistan à la République démocratique du Congo », a noté le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.  « Ce qui demeure inchangé, a-t-il ajouté, ce sont les dangers de mort et de blessures. »

Les membres de équipes de lutte antimines, de leur côté, continuent de risquer leur vie pour éliminer les mines de toutes les zones affectées.
Le PNUD continue d’aider les pays affectés à déminer et à neutraliser les restes explosifs de guerre, en apportant son concours à l’élaboration de programmes nationaux de déminage.

Il soutient les autorités nationales dans tous les domaines de l’action antimines, notamment le déminage, l’éducation aux dangers des mines, l’aide aux victimes, le plaidoyer et la destruction des stocks au moyen de services consultatifs stratégiques et opérationnels adaptés et en dispensant des formations aux gestionnaires de programmes antimines.

Outre l’élimination des engins explosifs, l’action antimines consiste à instaurer un environnement exempt de dangers pour les populations civiles, à renforcer les capacités locales et à redonner leur dignité aux survivants d’accidents par des programmes d’emploi et de réinsertion.

Le PNUD veille à ce que l’action antimines prenne en considération l’impact socioéconomique des mines terrestres et les restes explosifs de guerre dans tous les secteurs du développement, notamment l’agriculture, la santé, l’éducation, l’eau, l’infrastructure, le tourisme et l’investissement intérieur et étranger.

Depuis 1999, plus de 4 millions de mines antipersonnel, 1 million de mines antivéhicule et 8 millions de munitions non explosées ont été éliminés. Rien qu’en 2006, plus de 450 kilomètres carrés de terres ont été débarrassées de plus 217 000 mines antipersonnel.

Par ailleurs, le PNUD aide les États parties à s’acquitter de leurs obligations au titre du traité d’interdiction des mines, en leur apportant son concours en matière de repérage des zones minées, d’ ’élaboration et de mise en œuvre de plans nationaux antimines. C’est ainsi, par exemple, qu’il a aidé l’Albanie à formuler un plan d’élimination complète des mines et des restes explosifs de guerre d’ici 2010. En collaboration avec des partenaires d’exécution, il a également aidé le Malawi à déterminer l’ampleur du problème des mines sur son territoire de manière à ce qu’il puisse s’acquitter de ses obligations en vertu du traité.

Contacts

Ressources:

Le PNUD et l'action anti-mines (.pdf, anglais)

Vidéos
: le Prince Mired de Jordanie à propos du traité d’interdiction des mines (anglais)

Jehane Sedky ou Elisabeth Diaz
Programme des Nations Unies pour le développement
Bureau de la prévention des crises et du relèvement
One United Nations Plaza, 20th Floor, New York, NY 10017.
Téléphone : +1.212.906.6711 ou +1.212.906.6175
Fax : +1.212.906.5364
Ou voir : www.undp.org/cpr