Le PNUD aide la Géorgie à se remettre de l’impact du conflit

05 février 2009


Assistance auprès des agriculteurs dans la région de Shida Kartli region. Novembre 2008 (Photo: PNUD/David Khizanishvili)
New York — Six mois après la fin de la guerre en Géorgie qui a déplacé des dizaines de milliers de personnes et causé d’immenses perturbations sociales et économiques, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) continue d’aider les autorités locales à rétablir les moyens d’existence, à réparer l’infrastructure et à fournir des services de base. Les activités de relèvement précoce qui ont débuté dès septembre 2008, soit six semaines à peine après le cessez-le-feu, sont venues apporter une aide opportune aux populations rurales vivant de l’agriculture avant l’arrivée de l’hiver. Ces activités pourront à présent être étendues, grâce à de nouveaux financements d’un montant de 4,5 millions d’euros octroyés par l’Union européenne (UE).

Au cours des semaines qui ont suivi les hostilités, l’intervention des Nations Unies s’est concentrée sur l’aide humanitaire à apporter d’urgence pour nourrir et loger les personnes déplacées et vulnérables. Toutefois, plus de 190 000 personnes qui avaient fui devant les combats sont rentrées chez elles, et le Gouvernement géorgien a construit des logements provisoires pour les 30 000 personnes (principalement de l’Ossétie du Sud) qui sont toujours déplacées.

Une fois la crise humanitaire partiellement résolue, le PNUD s’est employé à aider la Géorgie à relever les défis à long terme du rétablissement des moyens d’existence et de l’apport de services publics dans les régions touchées par le conflit. Les premiers efforts se sont concentrés dans le Shida-Kartli, région limitrophe de l’Ossétie du Sud séparatiste. Financé au moyen de 1,2 million de dollars EU de fonds internes réservés pour la réponse aux crises, le projet du PNUD intitulé « Fostering Sustainable Transition and Early Recovery » [Favoriser la transition durable et le relèvement précoce], également dit projet FOSTER,  vise à assurer la sécurité alimentaire, à réparer l’infrastructure et à aider les autorités locales à fournir les services publics nécessaires.

Les résultats de cette initiative sont déjà tangibles. Dans le Shida-Kartli, le projet FOSTER a bénéficié à quelque 10 000 personnes par la réhabilitation de 12 installations d’une importance essentielle, dont des bâtiments scolaires et des bureaux municipaux, et par la réparation de réseaux de drainage et d’alimentation en eau. Simultanément, aux fins de dispenser une formation aux gens laissés sans emploi par le conflit, le projet a coopéré avec l’université de Gori pour concevoir et dispenser des cours de formation de courte durée en maçonnerie, peinture, plomberie et autres métiers de la construction.

Étant donné que c’est le secteur agricole qui offre la majorité des emplois dans les régions touchées par le conflit, le projet a également cherché à aider les agriculteurs, qui avaient perdu leurs récoltes, et souvent aussi leur cheptel, leurs vergers et leur matériel, à faire des semailles avant l’hiver. À la fin 2008, le PNUD avait fourni des semences, des charrues et divers services pour permettre à 1 100 familles d’agriculteurs de semer leur blé d’hiver, rétablissant ainsi une source vitale de revenus.

Le conflit a laissé chez de nombreux habitants des zones touchées par les combats un sentiment persistent d’insécurité et de vulnérabilité. Afin de contribuer à la prise en compte des questions des droits de l’homme, le PNUD a aidé à étendre les services d’aide judiciaire jusque dans la région de Shida-Kartli et a fourni un soutien au service d’aide judiciaire du ministère de la Justice. Il a également appuyé la création d’un Centre régional de ressources pour l’égalité des sexes à Gori.

Le PNUD entend à présent faire fond sur ces réalisations pour étendre les activités de relèvement plus largement dans le Shida-Kartli ainsi que dans deux autres régions touchées par les conflits, celle de Mtskheta-Mtianeti, à l’est de l’Ossétie du Sud, et celle de Samegrelo, bordant l’Abkhazie. Ces efforts, appuyés par les nouveaux financements de 4,5 millions d’euros de l’UE, aideront à opérer la transition du relèvement de la crise au développement en reconstruisant l’infrastructure, en dispensant une formation professionnelle aux chômeurs et en développant les programmes de microfinance pour promouvoir la création de petites entreprises.

Contacts

New York: Stanislav Saling, Tel. + 1 212 906 5296, stanislav.saling@undp.org

Tbilisi: Sophie Tchitchinadze,  Tel.  +995 32 251126, sophie.tchitchinadze@undp.org

Pour plus d'information sur le PNUD en Géorgie, consulter http://www.undp.org.ge/