Liban : la préparation aux catastrophes naturelles gagne du terrain

2 mars 2015

En janvier 2015, la tempête "Zina" a amené avec elle neige et pluies diluviennes. Photo: PNUD au Liban

La tempête Zina, qui a frappé le Liban début janvier 2015, a mis en évidence tout le bénéfice d’une décennie d’efforts pour améliorer la préparation et la réponse aux situations d’urgence.

« Nous savions que cette violente tempête s’abattrait sur le pays, explique Karim, dont le restaurant dans la ville de Byblos sur Mer, a été inondé. Les autorités avaient organisé des séances d'information sur la préparation aux séismes, aux tsunamis et aux inondations, mais malgré tout, je ne m’attendais pas à une tempête aussi violente. »

Si son établissement a subi des détériorations, Karim se félicite que personne n’ait été blessé et que les dégâts soient restés limités.

« Ce n’était pas la première fois qu’une tempête de cette force traversait le Liban, mais cette fois, j’ai remarqué que tout le système de préparation et de réponse aux situations d’urgence avait vraiment fait des progrès. Les agences concernées nous sont venues en aide, et elles étaient aussi très bien organisées », ajoute Karim.

Les jours qui ont suivi la tempête, la municipalité de Byblos a mobilisé une équipe pour évaluer les dégâts ainsi que le niveau de préparation de la ville dans l’éventualité où ce type d’événement se reproduirait. L’évaluation avait pour objectif de déterminer les besoins en matière de reconstruction et de relèvement, mais aussi de mettre en relief la nécessité de renforcer la préparation aux situations d'urgence.

« Nous sommes l’une des plus anciennes villes habitées au monde et nous considérons qu’il est de notre devoir de la préserver et de protéger ses habitants », déclare Toni Sfeir, membre du conseil municipal.

Exposée à des catastrophes naturelles telles que des glissements de terrain, des tempêtes et des séismes, la ville a collaboré avec le gouvernement libanais pour réduire les risques liés à des phénomènes de ce type. Toni Sfeir précise qu’après le passage de Zina, la municipalité a mis en place pour la première fois une cellule de crise pour venir en aide aux habitants. Cette cellule fait partie intégrante du plan national de gestion des catastrophes, qui est le fruit d’un partenariat entre la municipalité et le PNUD.

La réponse face à la tempête Zina illustre la détermination du Liban à réduire les risques liés aux catastrophes ainsi qu’à satisfaire les priorités et les objectifs du Cadre d’action de Hyogo. Sur la période de mise en œuvre de ce cadre (2005-2015), le Liban a renforcé son niveau de préparation aux situations d’urgence grâce aux mesures suivantes :

  • La mise en place d’exercices d’alerte dans toutes les communes du pays ;
  • Le développement d’un site Web et d’une application mobile pour fournir des informations d’urgence avant, pendant et après les catastrophes ;
  • L’organisation d’ateliers pour renforcer la capacité de réponse de tous les secteurs, privés et publics.

Tout au long de ce processus, le PNUD a collaboré avec le gouvernement pour l’aider à intégrer la réduction des risques liés aux catastrophes dans les plans de développement aux niveaux national, sectoriel et local, ainsi que dans les procédures de planification.

« Les catastrophes nous touchent tous et sont l’affaire de tout le monde », rappelle Nathalie Zaarour, responsable de projet de la cellule de gestion des risques de catastrophes au sein de la présidence du Conseil des ministres. « Le Liban est en bonne voie de développer sa résilience face aux catastrophes. De nombreuses mesures vont être adoptées pour poursuivre le renforcement des capacités de gestion des catastrophes du pays, en améliorant la coopération entre toutes les agences et les acteurs concernés. »

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