Scrutin législatif en Guinée

28 sept. 2013

imageAu cours des dernières heures de la campagne, l’ambiance à Conakry était festive. Photo: PNUD Guinée

Cinq millions de Guinéens se rendent aux urnes ce samedi pour élire un nouveau parlement, suite à une campagne électorale tendue mais qui s’est déroulée dans le calme relatif.

Au cours des dernières heures de la campagne, l’ambiance à Conakry était même festive. Des milliers de militants, pour la plupart des jeunes juchés sur des voitures, ont occupé pendant plusieurs heures l’autoroute principale traversant la ville, habillés de  T-shirts et casquettes à l’effigie de leurs candidats.

Reporté à plusieurs reprises et marqué par les divisions, le scrutin est devenu le symbole de la transition politique du pays et de son retour à un processus de développement accéléré.

 « La Guinée a eu droit à une attention particulière de la part du Système des Nations Unies avec une contribution de plus 60 pourcent du budget des élections, » a affirmé Anthony Ohemeng Boamah, Résident coordonnateur de l’ONU à Conakry.

Le budget des élections législatives 2013 s’élèvent à environ 32 millions de dollars US.

Sur le pan de la logistique, les Nations Unies ont appuyé la fourniture et le déploiement du matériel électoral jusqu’aux préfectures, avant de passer le relai à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). 

Le PNUD a apporté son appui technique et déployé des conseillers électoraux régionaux dans les huit régions administratives de la Guinée.

La CENI a, quant à  elle, distribué plus de quatre millions de cartes d’électeurs représentant au moins 73 pourcent des populations en mesure de voter.  

Le système de monitoring électoral, mis en place par la Coalition des filles et femmes de Guinée (COFFIG) et appuyé par ONU Femmes, a permis de déployer plus de 600 femmes observatrices sur le terrain. Ces dernières relaieront d’éventuelles irrégularités constatées dans le processus électoral.

Depuis plus de deux semaines, 230 observateurs internationaux de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et de la CEDEAO sillonnent le pays pour s’assurer du bon déroulement du processus électoral.  Un grand nombre d’Organisations de la société civile déploiera environ 4000 observateurs nationaux sur le terrain.