Au Mali, mobilisation massive des électeurs

30 juil. 2013

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Le premier tour de l’élection présidentielle malienne s'est déroulé dans le calme et a fortement mobilisé les électeurs, dont un grand nombre de jeunes et de femmes. Plus de 6 millions de Maliens étaient appelés dimanche à se rendre aux urnes.

« C’est la première fois que je fais la queue pour voter, il y avait du monde (…). Certains n’avaient jamais voté de leur vie mais ils ont tenu à faire entendre leur voix. Cette fois, je n’ai jamais vu une telle mobilisation autour d’un vote, » dit Anta, une électrice présente au centre de Kalaban à Bamako.

Dans un autre centre, Drissa Samaké sort du centre de vote aidé de son petit-fils : « J’ai aujourd’hui, 89 ans. Je suis de l’époque de ceux qui faisait le voyage du Mali au Sénégal à pied.

Pourquoi j’ai voté ? Pour l’avenir bien sûr, pour mes enfants et mes petits-enfants, pour le changement,» ajoute-t-il. »

Ces élections symbolisent pour beaucoup de Maliens la fin de la crise qu’a traversée le pays pendant près d’un an.

L'Union européenne, le Danemark, la Norvège, la Suisse, la Suède, le Canada et la Belgique ont financé à hauteur de 50 millions de dollars un fonds commun pour le scrutin. Le PNUD a géré le fonds et mis en place un projet d’appui au processus électoral, appuyant le Ministère de l’Administration territoriale, la Délégation générale aux élections et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans les opérations de vote. Les Etats-Unis ont également soutenu les élections financièrement.

Le PNUD a également aidé la Direction générale des élections (DGE) à enregistrer 6 829 696 électeurs au sein d’un fichier biométrique, approuvé par tous les partis politiques et désagrégé par sexe et par région.

L’organisation a également assuré le paiement des frais de formation et de prestation d’environ 125 000 agents des bureaux de vote et livré du matériel de vote dans tout le pays.  Dans le nord, à Gao, Kidal et Tombouctou, marqués par des conflits, les bureaux de vote ont fonctionné grâce à l’installation de groupes électrogènes.

Dans le cadre de l’éducation civique et de la mobilisation de la population, des subventions ont été allouées à 45 institutions et ONG dans le but de renforcer les capacités des partis politiques, le règlement des conflits et contentieux électoraux, le vote des réfugiés, l’observation électorale, et la participation des femmes.