Législatives au Togo : renforcer l’Etat de droit et la démocratie

25 juil. 2013

image Le taux de participation des femmes candidates connaît une nette augmentation, avec 13% de femmes en lice. Photo: Emile Kenkou/ PNUD au Togo

Lomé - Plus de trois millions de togolais en âge de voter se sont rendus aux urnes aujourd’hui, dans le calme, pour renouveler leur Parlement.

Plusieurs fois reporté en raison de désaccords sur l’agenda des réformes électorales, ce scrutin est un véritable test de l’avancée du Togo en matière de consolidation des acquis démocratiques et du renforcement des institutions du pays.

Depuis les dernières élections législatives tenues en 2007 et la présidentielle de 2010, lesquelles se sont tenues sans violence, le pays a pris l’option de consolider ses institutions afin de rendre plus consensuelle et inclusive la participation de toute la classe politique.

Une délégation de l’Union européenne, du Coordonnateur Résident du système des Nations Unies et des Ambassades de France, d’Allemagne et des Etats Unis ont joué un rôle important de médiation entre les différentes parties.

Pour encourager le processus, les Présidents de Côte d’ivoire et du Nigéria ont visité le pays lors d’une mission d’observation de la Communauté Economique des Etats de  l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Même démarche effectué par le Représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, à la veille du scrutin.

Cette année, le taux de participation des femmes candidates connaît une nette augmentation, avec 159 femmes en lice sur un effectif d'environ 1 174, soit 13 pourcent. Cela représente 3 de plus qu’en octobre 2007.

Il y a actuellement un peu moins d’un quart de femmes dans l'actuel gouvernement. A l'Assemblée nationale, elles ne sont que 8 sur 81 députés, soit 9 pourcent.

Préserver la paix a représenté un défi majeur pour le pays et ses partenaires. Dans cette optique, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Ambassade des Etats Unis au Togo ont financé à hauteur de US$ 450 000 une série de formations auprès des institutions impliquées dans les élections, dont les forces de sécurité, les médias, et la société civile.

Cet appui a également à sensibiliser, à éduquer et à informer les citoyens, en particulier jeunes et femmes. De même, il a permis de faire un plaidoyer auprès des leaders communautaires.

On estime que 500 000 personnes ont été touchées par ces activités, sans compter les spots et affiches appelant à un scrutin apaisé, diffusés dans les lieux publics et sur les ondes. Au total 91 sièges sont à pourvoir dans 30 circonscriptions électorales.