Le PNUD maintient ses programmes malgré des contraintes budgétaires

28 janv. 2013

imageHelen Clark, Administrateur du PNUD, s'addresse aux membres du conseil d'administration à New York. Photo: Dylan Lowthian/PNUD

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prend toutes les mesures nécessaires pour conserver ses principaux programmes en dépit d’une réduction des contributions dans une période de volatilité croissante et de budgets restreints, a déclaré lundi l’Administratrice du PNUD, Helen Clark.

De nombreux bailleurs de fonds traditionnels se sont efforcés de maintenir leurs contributions volontaires; certains ont même accru leurs apports, a souligné Mme Clark au Conseil d’administration du PNUD. « Nous remercions sincèrement tous nos bailleurs de fonds pour leur soutien, surtout dans ces circonstances difficiles. Nous savons que beaucoup d’entre eux sont continuellement confrontés à une grande volatilité conjoncturelle et à des contraintes financières. »

En 2011, les contributions au budget annuel du PNUD s’élevaient à 975 millions de dollars, soit 2,5 % en dessous de l’objectif d’un milliard de dollars fixé par le plan stratégique révisé en 2011 pour la période 2008-2013. En 2012, ces contributions ont diminué de 129 millions de dollars, réduisant le financement aux ressources générales du PNUD à son niveau le plus bas depuis 2004. Le financement du budget général pourrait continuer de chuter en 2013, a noté Mme Clark, qualifiant cette tendance de « gravement préoccupante ».

« Mais il ne suffit pas de souhaiter des améliorations conjoncturelles pour que notre compte en banque se renfloue, a-t-elle ajouté. Le PNUD prend donc actuellement toutes les mesures nécessaires pour limiter ses dépenses dans le cadre du nouveau budget. Nous estimons qu’il faudra cette année réduire de 50 millions de dollars les dépenses antérieurement prévues, pour maintenir le niveau des liquidités générales du PNUD à un minimum de trois mois à la fin de l’année. »

« S’il le faut, a-t-elle dit, nous ferons des ajustements, à la hausse ou à la baisse, en milieu d’année. Comme les États membres, le PNUD doit prendre des décisions vitales pour définir ses dépenses prioritaires, et il est pleinement conscient de la nécessité que chaque dollar alloué au développement compte. »

Le Conseil d’administration du PNUD doit, au cours de sa première session de 2013 qui a lieu en ce moment, envisager toute une gamme de propositions pour aider le Programme à « mieux équilibrer le financement de ses coûts organisationnels, en accord avec celui de ses organisations sœurs et par un amalgame de ressources de base et d'autres ressources, une part appropriée des coûts étant à l'avenir imputée à cette dernière composante ».

« Je dois toutefois souligner qu’un niveau stable et suffisant de financement de base est nécessaire pour que le PNUD puisse opérer en tant qu’organisation tournée vers l’avenir, capable de répondre aux priorités et aux besoins stratégiques des pays et de favoriser l’obtention de résultats de développement transformationnels, a indiqué Mme Clark. Une base de financement solide permet au PNUD d’aiguiser son expertise pour faire face aux nouveaux problèmes, de conserver sa nature multilatérale, impartiale et universelle, et de financer ses systèmes de gestion et de supervision institutionnels. »

« Le soutien des États membres à travers l’apport d’un financement de base solide pour le PNUD est aussi crucial pour assurer l’efficacité et la cohérence de l’ensemble du système de développement des Nations Unies, a poursuivi l’Administrateur, étant donné le rôle de leadership essentiel que nous jouons dans la coordination de ce système. L’élément porteur du système a besoin d’un appui solide des États membres. »

« La volatilité est la nouvelle norme au XXIe siècle, a dit Mme Clark, et cela constitue un défi pour le développement, mais le PNUD doit être capable de relever tous les défis qui lui sont lancés. »

Elle a également noté que le PNUD a tenu son engagement en matière de pleine transparence et qu’il publie désormais les rapports d’audit internes émanant du Bureau de l’audit et des investigations, ainsi que des informations détaillées sur ses programmes dans le monde. En 2012, le PNUD a publié un grand ensemble de données contenant des renseignements sur plus de 6 000 projets et produits de développement, allant ainsi au-delà des normes internationales en matière de transparence.