Selon l’ONU, la République populaire démocratique de Corée a besoin d’une aide alimentaire immédiate

03 août 2012

Pyongyang  – La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a besoin d’une aide alimentaire immédiate après les pluies torrentielles qui se sont abattues et ont causé des inondations entre les 18 et 29 juillet, selon une évaluation des Nations Unies. Il faut d’urgence organiser l’accès à l’eau salubre et aux soins de santé pour éviter un déclenchement d’épidémies.

Selon les autorités, on compte 90 morts et 63 000 sans abri. Les inondations ont également causé de graves dégâts à des habitations, des édifices publics, des ouvrages d’infrastructure et des terres agricoles.

La population qui a le plus besoin de vivres, selon l’évaluation des Nations Unies, se trouve dans les trois comtés les plus touchés – Anju et Songchon, tous deux dans la province de South Pyongan dans l’ouest du pays, et Chonnae dans la province de Kangwon dans le sud.

Les Nations Unies et des organismes non gouvernementaux fournissent d’ores et déjà des vivres, des médicaments et d’autres articles sanitaires, et ils poursuivront leurs interventions pour répondre aux besoins de la population de la RPDC.

Selon l’évaluation publiée par le bureau du Coordonnateur résident de l’ONU et représentant du Programme des Nations Unies pour le développement, Jérôme Sauvage, « alors que les dégâts physiques dans les comtés visités sont manifestes, il n’est pas possible pour l’ONU et ses partenaires de vérifier de leur côté les chiffres avancés par les autorités s’agissant de l’étendue et de l’ampleur de ces dégâts, ni déterminer le nombre de personnes blessées, décédées ou restées sans abri ».

Des dégâts causés par les inondations ont été observés dans les champs de maïs, de soja et de riz, mais il est difficile de quantifier les pertes réelles en ce moment », poursuit l’évaluation.

Dans les quelques mois qui viennent, les Nations Unies vont entreprendre une évaluation plus détaillée de l’état des récoltes dans les zones les plus touchées.

Les équipes d’évaluation étaient composées d’organismes des Nations Unies qui travaillent en RPDC, d’ONG, de la Direction du développement et de la coopération (Suisse) et du Bureau de l’aide à la coopération de l’Union européenne.

Pour tout complément d’information, consulter le site : http://www.kp.one.un.org.