Le PNUD et le Fonds mondial amplifient l'action contre le VIH en Ouzbékistan

17 avril 2012

image Test de depistage du HIV au travers d'analyse sanguine a Tashkent en Ouzbekistan. Photo: PNUD Uzbekistan

Tashkent,  — Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Ouzbékistan ont signé un accord consolidé destiné à amplifier la réponse à la propagation du sida en Asie centrale.

Cet accord de subvention consolidé, signé en début 2012, vient appuyer les initiatives nationales de lutte contre le VIH, notamment en améliorant le suivi et l'évaluation, mais aussi en fournissant des services de traitement, de soins et de prévention aux plus vulnérables.

« Les excellents résultats du programme conjoint PNUD-Fonds mondial de lutte contre le VIH en Ouzbékistan témoignent du succès des partenariats du PNUD avec les acteurs nationaux et le Fonds mondial », se félicite Haoling Xu, directeur adjoint du Bureau régional du PNUD pour l'Europe et la CEI. « En poursuivant cette politique de partenariat, dans le cadre du programme consolidé de lutte contre le VIH, nous espérons améliorer durablement les conditions de vie des personnes vivant avec le VIH en Ouzbékistan ».

Le PNUD Ouzbékistan a soutenu le Centre républicain de lutte contre le sida dans le cadre de l'administration et de la gestion du volet VIH du programme du Fonds mondial avant d'être convié, en août 2010, à assumer le rôle de bénéficiaire principal des programmes de lutte contre le VIH du Fonds dans le pays.

Dans le cadre d'une subvention antérieure du Round 3 pour la lutte contre le VIH, le programme national a annoncé qu'en décembre 2011 3 832 séropositifs bénéficiaient d'un traitement antirétroviral vital et que plus de 31 700 jeunes avaient bénéficié de l'éducation par les pairs, avec l'appui du PNUD et du Fonds mondial. Par ailleurs, le programme a touché plus de 16 100 consommateurs de drogues par le biais des centres de traitement et de la sensibilisation.

Le VIH touche l'ensemble des 14 territoires administratifs de l'Ouzbékistan, avec un taux de prévalence inférieur à un pour cent chez les adultes. En janvier 2010, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays était estimé à 30 000, contre 15 892 porteurs du virus officiellement recensés.

L'infection en hausse chez les femmes

Le risque d'infection reste élevé chez les consommateurs de drogues et les travailleurs du sexe, la drogue étant le principal facteur de propagation du VIH. Toutefois, le nombre de nouveaux cas chez les consommateurs de drogues injectables a baissé au cours de ces dernières années, tandis que la transmission du VIH par voie sexuelle est en hausse, en particulier chez les femmes.

« Le gouvernement accorde une attention particulière à cette question. Notre tâche consiste maintenant à procéder à la détection et au diagnostic précoces des personnes infectées et à leur fournir des soins médicaux », explique Nurmat Atabekov, directeur du Centre républicain de lutte contre le sida.

Ce programme de lutte contre le VIH vise à élargir l'accès au traitement antirétroviral vital, à la prévention et au traitement des infections opportunistes. Il prévoit également de renforcer les capacités des organisations de la société civile et des réseaux de personnes vivant avec le VIH.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de cette subvention, nous aurons un certain nombre de partenaires très importants sans lesquels il sera extrêmement difficile de déployer les services et le soutien », a déclaré Anita Nirody, coordonnatrice résidente de l'ONU en Ouzbékistan.

« Nous travaillons en très étroite collaboration avec le ministère de la Santé et le Centre républicain de lutte contre le sida ainsi qu’avec un certain nombre d'organisations sociales à travers le pays pour exécuter la subvention de façon très efficace et coordonnée ».

Protection juridique

« Lorsque l'Ouzbékistan a accédé à l'indépendance, sa première loi en matière de santé portait sur la lutte contre le sida », a rappelé M. Atabekov. Ladite loi protégeait les personnes infectées par le VIH contre la discrimination et leur garantissait des soins gratuits.

Quelque 200 centres de santé publics ont été ouverts à travers le pays. Ils offrent des services de soins, d'accompagnement psychologique, etc. Plus de 90 pour cent des enfants ouzbeks nés de mères séropositives bénéficient d'un traitement préventif.

Le PNUD a noué un partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2003 pour aider les pays à revenu faible et intermédiaire à mettre en œuvre leurs programmes dans ce domaine.

Le rôle du PNUD consiste principalement à aider les partenaires nationaux à renforcer leurs capacités et à utiliser efficacement le financement du Fonds mondial, notamment en faisant appel à ses compétences en matière de gouvernance, de partenariats, d'achat, de financement et de gestion de programmes.

À ce titre, le PNUD travaille avec le Fonds mondial à améliorer la gestion, la mise en œuvre et la supervision des subventions du Fonds. En mars 2012, il était bénéficiaire principal dans 29 pays et gérait 65 subventions actives, d'un montant total de 1,4 milliard de dollars.

Notre travail: VIH/SIDA
thumbnail

Plus de 33 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, démontrent que l'épidémie du VIH n'est pas seulement une crise de santé publique, mais aussi une crise du développement humain. Le VIH attaque généralement les personnes dans leurs années les plus productives, plongeant les familles et les communautés dans la pauvreté.

Plus
Related video

Objectifs du Millénaire pour le Développement
thumbnail
Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies
Suivez-nous