Les travaux de déminage aident l’Angola à se relever

02 avr. 2012

image Un specialiste de deminage recemment forme travaillant a detecter des mines. Photo: PNUD

Luanda, Angola – Les Angolais peuvent maintenant reconstruire leur pays et cultiver la terre en courant moins de risques, puisque plus de 870 millions de mètres carrés (87 000 hectares) de terres ont été déminés depuis 2008.

Ces dernières années, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a contribué aux efforts locaux en formant plus de 1 000 spécialistes du déminage à l’Institut national de déminage.

« Au niveau de l’organisation, les brigades de déminage se sont améliorées considérablement des points de vue technique et administratif, et en même temps les résultats des opérations sur le terrain sont bien meilleurs », déclare Leonardo Severino Sapalo, directeur général de l’Institut.

Depuis 2008, les démineurs ainsi formés ont nettoyé une surface d’un peu plus de 160 millions de mètres carrés, aidant ainsi à débarrasser le pays de plus de 297 000 mines antipersonnel, 9 508 mines anti-char et 491 767 autres pièces de munitions non explosées, comme des obus d’artillerie ou de mortier, des roquettes ou des bombes.

Plus de 80 000 Angolais ont été mutilés ou tués par des mines depuis la fin de la guerre civile angolaise qui a commencé en 1975 et duré 27 ans.

Depuis la fin de la guerre, les autorités angolaises ont fait une priorité du déminage et de la neutralisation des engins non explosées, considérant l’action antimines comme un moyen de lutte contre la pauvreté, dans ce pays où plus de 70 % de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour.

L’aéroport de Menongue, au sud-est de la capitale, Luanda, a été parmi les premières zones déminées  et est maintenant fonctionnel après sa rénovation.

La grande transversale ferroviaire a également été déminée. Elle relie l’intérieur du pays au port de Lobito, sur l’Atlantique, où se construit actuellement la deuxième raffinerie de pétrole d’Angola.

D’autres zones déminées comprennent notamment la ville de Catembula, dans l’ouest du pays, qui compte une population de 913 000 habitants, ainsi qu’une zone peuplée de 2,1 millions d’habitants, dans la province centrale de Huambo.

Les travaux de déminage ont permis d’installer sans risque et d’entretenir des câbles de fibre optique dans tout le pays, ce qui a amélioré les télécommunications.

Le projet quinquennal de renforcement des capacités de déminage, d’un montant de 4,5 millions de dollars, s’est achevé en 2011. Il était financé par l’Italie, le Japon, la Suède et le PNUD.