Colombie : la participation des groupes marginalisés à l’administration locale est en hausse

22 mars 2012

image Photo: PNUD/Colombie

Bogota, Colombie – L’action menée pour faire participer les populations d’origine africaine et les autochtones – qui vivent depuis longtemps en marge de la société – au processus local de reddition des comptes, commence à porter ses fruits : on constate une plus grande participation au processus de contrôle des fonds publics et une plus grande confiance des électeurs dans les autorités locales.

Deux fois par an, au moyen d’un mécanisme prévu par la Constitution, la « Reddition publique des comptes », les citoyens rencontrent les élus locaux dans un cadre ouvert pour comparer les dépenses publiques engagées aux résultats de développement obtenus.

Alors que 15,5 pour cent de la population du pays sont d’origine africaine ou autochtone, ces deux groupes ont historiquement été marginalisés et leur participation à la reddition publique des comptes est restée très limitée.

Depuis quatre ans, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) travaille avec les communautés où ces populations sont implantées. De ce fait, quelque 3 500 personnes participent au processus semi-annuel, au cours duquel les habitants peuvent poser des questions aux responsables locaux et leur demander de rendre des comptes sur les plans convenus. Le PNUD a organisé une formation pour plus de 20 organisations de la société civile dans les régions de La Guajira et Santander dans le nord du pays, dans la région centrale de Cundinamarca, et les villes côtières de Cartagena et Quibdó pour faire mieux comprendre aux habitants la planification municipale et régionale ainsi que les détails de sa mise en œuvre.

Dans certaines villes, cette participation accrue signifie qu’il faut désormais trouver des locaux plus vastes pour les réunions publiques. Autrefois une seule pièce suffisait, mais l’administration locale organise maintenant les réunions dans de grandes salles ou des espaces publics munis d’écrans de projection.

En outre, plus de 45 fonctionnaires municipaux, notamment des hauts responsables locaux, ont participé à des programmes de formation spéciaux  visant à faciliter l’accès à l’information publique, accroître la transparence de la procédure de planification et de budgétisation, et publier des rapports biannuels faciles à comprendre.

Le PNUD a également encouragé le partage des connaissances et des expériences entre les organisations de la société civile des différentes régions ; il a aussi aidé à examiner des rapports biannuels.

Pour tout complément d’information s’adresser à :

Marco Stella, Analyste de programme, Gouvernance démocratique (marco.stella@undp.org), tél. (+571) - 4889000

Ana Patricia Polo, Conseillère en matière de transparence, Gouvernance démocratique (ana.polo@pnud.org.co), tél. (+571) - 4889000