Haïti : de la gestion des décombres au développement

06 janv. 2012

imageProjet de gestion des débris à Léogane, Haïti. Photo: Mariana Nissen/PNUD

Près de deux ans après le tremblement de terre en Haïti, l'ONU et ses partenaires ont déblayé plus de 50% des décombres et créé plus de 300.000 emplois afin de contribuer au relèvement et à la reconstruction du pays.

« Nous avons créé 300.000 emplois temporaires depuis le tremblement de terre. Des emplois dans le secteur du déblaiement, du ramassage des ordures et de la réduction des catastrophes ont été créés », a dit vendredi l'Administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Rebeca Grynspan, lors d'une téléconférence de presse au sujet de la situation en Haïti.

« Environ 40% des emplois ont été attribués à des femmes, cela a été une des grandes réalisations de ce programme », a-t-elle ajouté.

Mme Grynspan a souligné que le projet mis en œuvre en Haïti est le plus grand programme de création d'emplois de l'agence onusienne. « De plus, 90% des emplois au PNUD sont pourvus localement c'est-a-dire par des Haïtiens », a-t-elle précisé.

« L'objectif est maintenant de créer des emplois plus durables, donc nous évoluons progressivement de programmes de 'travail temporaire contre argent liquide' vers des projets de 'travail de production contre argent liquide' », a expliqué Mme Grynspan.

Le PNUD a également contribué au déblaiement de plus de 50% des décombres dus au tremblement de terre. Environ 5 millions de mètres cubes de gravats, soit environ l'équivalent de cinq stades de foot ont été déblayés. Près de 20% de ces débris ont été recyclés.

« L'année 2011 a été une année de plusieurs transitions en Haïti. Nous avons eu une transition politique avec un nouveau gouvernement, cela a été une étape très importante », a estimé Mme Grynspan.

« Nous avons vécu aussi une année de transition en matière de soutien, évoluant de l'aide humanitaire à l'aide pour le rétablissement et la reconstruction du pays. Cela a été un défi majeur alors que nous savons qu'Haïti a besoin d'une combinaison d'aide humanitaire et d'aide au développement », a-t-elle ajouté soulignant que l'allocation de ressources est en train de se diriger davantage vers le rétablissement et la reconstruction.

Egalement présent lors de la téléconférence de presse, le Directeur adjoint de l'Organisation panaméricaine de la santé (PAHO), Jon Andrus, a pour sa part souligné que l'épidémie de choléra a été l'une des plus grandes épidémies de choléra qu'un pays ait connue dans l'histoire moderne.

Plus de 7.000 personnes sont mortes des suites du choléra. Pour M. Andrus, l'amélioration de l'accès à l'eau portable et à l'assainissement est nécessaire pour mettre un terme à l'épidémie de choléra et à des maladies telles que la typhoïde. C'est pourquoi la PAHO a renforcé ses projets dans ces secteurs afin de contenir l'épidémie.