L'expérience ghanéenne illustre les progrès accomplis et l'étendue des défis à venir

18 novembre 2011

image Les pluies torrentielles d'octobre ont détruit de nombreuses habitations à Accra. (Photo: PNUD)

À l'occasion du lancement du Rapport sur le développement humain 2011 dans la capitale ghanéenne Accra, Rebeca Grynspan, Administrateur assistant du Programme des Nations Unies pour le développement, a déclaré que la dégradation environnementale pourrait être gravement préjudiciable au développement humain en Afrique et dans le monde.

Les pays qui ont réalisé des avancées impressionnantes en matière de développement humain, tels que le Ghana, ne sont pas immunisés contre les catastrophes naturelles, a-t-elle indiqué.

Fin octobre, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la capitale Accra ont fait au moins 14 morts et plus de 43 000 déplacés.

« Les citoyens d'Accra ont durement ressenti la mesure de leur vulnérabilité face à cette catastrophe lorsqu'ils ont dû lutter pour protéger leurs habitations, leurs proches et leurs moyens de subsistance contre l'invasion des flots qui ont occasionné des dégâts considérables », a-t-elle expliqué.

Le Rapport mondial sur le développement humain 2011 a été conjointement lancé par l'Administrateur associé et le vice-président de la République du Ghana, John Dramani Mahama, qui a fait observer, à cette occasion, que le Ghana avait progressé dans le classement de l'Indice du développement humain (IDH) ces cinq dernières années.

Durant sa visite officielle au Ghana, Rebeca Grynspan a également rencontré le directeur de l'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO), Kofi Portuphy ainsi que le ministre ghanéen de l'Environnement, Hanny Sherry Ayittey.

L'Administrateur assistant a salué la célérité de l'intervention de la NADMO pour porter secours aux communautés touchées et aux personnes déplacées.

L'équipe de pays des Nations Unies en poste au Ghana a contribué à hauteur de 100 000 dollars USD aux travaux de dessablage des conduits engorgés par les inondations, menés par le gouvernement du Ghana. Les Nations Unies ont également entrepris un exercice d'évaluation préliminaire de l'état de l'environnement dans les zones touchées par les inondations, sous l'égide d'un expert en gestion des déchets.

La NADMO a décidé de changer l'ordre des priorités de son programme d'action consacré à la réponse aux situations d'urgence en le réorientant vers la réduction des risques et la prévention des catastrophes.  L'institution a développé une politique nationale et un plan d'action national sur la réduction des risques de catastrophes.

Au cours de sa rencontre avec les responsables de la NADMO, l'Administrateur associé a souligné l'importance de la coordination des stratégies de réduction des risques de catastrophes au niveau national et la nécessité de répondre aux besoins des plus vulnérables dans les zones touchées.

« Mais il est clair que l'action nationale, aussi nécessaire soit-elle, est loin d'être suffisante. L'action au niveau mondial est également indispensable », a affirmé l'Administrateur associé au cours du déjeuner offert en son honneur.

Selon le Rapport mondial sur le développement humain 2011, les changements dans les conditions environnementales risquent de restreindre l'accès aux sources d'énergie vitales, d'entraîner des conséquences négatives sur la production agricole et d'accentuer les inégalités dans une région qui souffre déjà d'insécurité alimentaire.

Le Rapport indique qu'il est primordial d'affecter davantage de ressources au plan mondial pour contrer les menaces environnementales qui pèsent sur la planète, tout en renforçant la représentation des pays et des groupes défavorisés en matière d'accès aux financements.