Le PNUD salue les réformes du Fonds mondial

28 septembre 2011

Les recommandations du Groupe de haut niveau viendront compléter les efforts du PNUD

New York — Le PNUD se réjouit de l’adoption aujourd’hui par le Conseil du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme de recommandations faites par un groupe d’experts indépendant aux fins de la supervision et de la gestion des dons, dont un dixième est géré par le PNUD.

« Tout comme le Fonds mondial, le PNUD salue l’adoption de ces recommandations qui viendront compléter nos propres efforts visant à dispenser des traitements qui sauvent des vies, de manière aussi efficace et transparente que possible, aux personnes qui en ont le plus besoin », a déclaré Jeffrey O’Malley, Directeur du Groupe VIH/Sida au Bureau des politiques de développement.

Le Fonds mondial, un partenariat novateur public-privé, a joué un rôle de premier plan dans la réponse mondiale aux trois pandémies au moyen de divers partenariats, notamment avec l’Organisation des Nations Unies. C’est la plus grande filière internationale d’appui à la lutte contre ces maladies, qui affectent de manière disproportionnée les pays les moins avancés.

Le PNUD est le bénéficiaire principal d’environ un dixième du portefeuille global du Fonds mondial. Ces ressources servent en particulier à faire face aux situations les plus difficiles, par exemple dans le cas de pays victime de catastrophe naturelle, ou émergeant d’un conflit ou d’une crise politique.

« Le PNUD salue les recommandations constructives du groupe d’experts préconisant une meilleure collaboration avec le Fonds mondial. Il abordera ces suggestions avec le secrétariat du Fonds et le bureau de son inspecteur général dans les semaines à venir en vue d’en assurer la mise en œuvre », a ajouté M. O’Malley.

Au début de cette année, le PNUD a annoncé  qu’il prenait des mesures supplémentaires pour se prémunir contre la fraude et la corruption dans le cadre de la lutte mondiale contre les maladies pandémiques.

Le Conseil d’administration du PNUD est convenu en juin de faciliter l’accès du Fonds mondial aux audits internes des programmes financés par ce dernier. Le 9 septembre, il a approuvé des propositions avancées par le PNUD pour rationaliser davantage la divulgation des audits au moyen d’un portail sécurisé en ligne.

Auparavant, les rapports d’audit étaient uniquement accessibles aux États membres, au siège du PNUD. Dorénavant, les États membres, les donateurs intergouvernementaux et le Fonds mondial pourront accéder facilement et à distance aux audits internes du PNUD.

Le partenariat entre PNUD et le Fonds mondial a permis de traiter plus de 26 millions de cas de paludisme et 700 000 cas de tuberculose – du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo au Libéria, au Bélarus, à Haïti et au Tadjikistan.

Il a également distribué 403 millions de préservatifs et dispensé des conseils et des services de dépistage du VIH à 4,8 millions personnes dans le monde. En outre, 213 000 personnes reçoivent actuellement, par le biais du partenariat PNUD-Fonds mondial, une thérapie antirétrovirale qui leur permet de continuer à vivre.

Des changements de grande portée

Dans une déclaration faite ce jour, le Fonds mondial a reconnu l’existence de points faibles dans la supervision financière des dons et a indiqué qu’il prévoyait d’entreprendre d’amples réformes.

Michael Leavitt, l’ancien Secrétaire américain à la santé et aux services humains, qui a co-présidé le groupe d’experts de haut niveau avec Festus Mogae, l’ancien Président du Botswana, a également salué la décision du conseil, qu’il a qualifiée d’« événement catalytique ».

« Une mise en œuvre rapide permettra de convaincre les donateurs que leurs contributions assureront une intervention plus efficace et plus durable dans la lutte contre le VIH et le sida, la tuberculose et le paludisme », a déclaré Leavitt.

Le rapport du groupe d’experts, commandité en mars et publié le 19 septembre, présente des recommandations détaillées et de grande portée sur la manière d’améliorer le processus de demande de don, les mécanismes d’affectation de fonds et la gestion interne.

Il mentionne le rôle clé du PNUD et préconise une coopération accrue en matière d’audits et d’enquêtes, de partage de l’information et de renforcement des capacités nationales afin que les entités nationales puissent disposer des dons dès que possible.

Le groupe d’experts a vivement encouragé le Fonds mondial à axer ses travaux davantage sur son activité de base, à savoir gérer des dons pour sauver et protéger les vies. Il a recommandé que le Fonds mondial améliore la supervision, simplifie le processus de demande de don et mette en place un cadre solide de gestion des risques.