Pour une plus grande participation des femmes à la vie politique

19 septembre 2011

New York – Lors d’une manifestation à l’occasion de la 66e session de l’Assemblée générale des Nations Unies aujourd’hui, plus de 20 femmes parmi les plus puissantes du monde ont lancé un appel pour que les femmes participent en plus grand nombre à la vie politique, étape importante vers la démocratie, la paix et un développement économique et social viable.

Parmi les chefs d’État, les ministres des Affaires étrangères et les responsables d’institutions des Nations Unies, figuraient les femmes suivantes : Dilma Rousseff, Présidente du Brésil ; Hilary Clinton, Secrétaire d’État américaine ; Michelle Bachelet, Directrice exécutive d’ONU-Femmes ; et Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Elles ont signé une déclaration commune réaffirmant le « droit fondamental des femmes de faire partie du gouvernement de leur pays, directement ou au moyen des représentants librement choisis, sur un pied d’égalité avec les hommes ».

Le document lance également un appel aux pays pour qu’ils prennent « des mesures concrètes» visant à augmenter la représentation égale des femmes à “tous les niveaux de la vie politique”.

« Si les femmes ne sont pas représentées de manière égale au parlement et dans la vie politique en général, alors c’est la société dans son ensemble qui en pâtit », a déclaré Helen Clark.  « Dans mon pays, la Nouvelle-Zélande, nous avons réussi à obtenir sans un système de quotas une proportion de 30 pour cent d’élues, mais si dans d’autres pays il n’y a pas d’autre moyen, je pencherais pour un tel système. »

Même si les femmes, partout au monde, continuent à se heurter à des difficultés majeures et qu’elles jouent un rôle déterminant dans les questions de paix et de sécurité, les participantes à la réunion se sont déclaré préoccupées par le fait qu’elles continuent en même temps à être marginalisées dans les prises de décisions, souvent du fait de lois, de pratiques ou d’attitudes discriminatoires, et du fait qu’un nombre disproportionné de femmes vit dans la pauvreté.

« Nous vivons à l’époque de la participation et chaque parti politique doit faire une place aux femmes pour qu’elles puissent jouer un rôle plus important », a déclaré Hilary Clinton. « Lorsque nous libérons les femmes, nous donnons de l’élan à l’économie; le triomphe des droits fondamentaux est inéluctable.»

Dans le monde entier, moins d’un parlementaire sur cinq est une femme, et seulement 19 chefs d’État et de gouvernement – à l’échelon de la planète – sont des femmes, c’est-à-dire moins de 10 pour cent.

Malgré les progrès des dernières décennies, les femmes représentent toujours 60 pour cent des personnes les plus pauvres du monde, deux tiers des illettrés et, en temps de conflit armé comme dans le secret de leur foyer, elles continuent d’être systématiquement victimes de violences.