Un an après les grandes inondations au Pakistan, une ville fait peau neuve

15 juil. 2011

image Des ouvriers sanitaires nettoyent les rues de Khairpur Nathan Shah, Pakistan. (PHOTO: PNUD PAKISTAN)

La population de Khairpur Nathan Shah, une ville de 200 000 habitants dans le sud de la province du Sind (Pakistan), commence à se remettre des grandes inondations qu’elle a subies il y a un an lorsque ses rues étaient ensevelies sous les eaux, les égouts, les immondices et même des matières dangereuses.

Dans le cadre d’un projet de février 2011, des agriculteurs et de petits entrepreneurs de cette ville ont reçu une aide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour enlever les tonnes d’ordures et les milliers de mètres cubes  d’eau contaminée qui s’étaient déversés dans les rues.

Grâce à un programme Argent  contre travail organisé par les habitants eux-mêmes et à l’assistance d’organismes humanitaires internationaux et nationaux, plus de 200 000 m3  d’eau à Khairpur Nathan Shah ont été pompés. Il a également  fallu ouvrir une quinzaine de décharges publiques et réparer le réseau de canalisation des eaux usées.

“C’est incroyable comment cette ville a fait peau neuve”, dit Javaid, 28 ans, un petit commerçant. “Après tout l’investissement et tous les efforts déployés, c’est à nous maintenant de la garder propre.”

La ville, qui est située sur le cours inférieur du fleuve, s’est transformée en un immense dépotoir de matériel charrié par les eaux venant de zones inondées situées en amont. Les inondations de juillet et août derniers ont submergé un cinquième du pays, avec des conséquences catastrophiques pour plus de 20 millions de personnes.

En septembre dernier, le PNUD a lancé un appel pour un montant de 120 millions de dollars en faveur du Pakistan, afin de couvrir  à brève échéance les besoins de  relèvement. Depuis, des contributions de 94 millions de dollars ont été reçues. En juin 2011, un montant de 31 millions de dollars avait été déboursé à  des organismes qui mettent en œuvre les projets du PNUD.

Les autorités provinciales et les administrations locales étaient dépassées par l’ampleur  des inondations et des dégâts matériels infligés à l’infrastructure, dont les coûts sont estimés entre 8 à 10 milliards de dollars, sans compter les dégâts aux logements et aux milliers d’hectares de cultures et de terres agricoles.

Malgré ces problèmes, le PNUD,  très présent de longue date dans le pays, et fort de l’appui financier de divers partenaires, a pu rapidement réorienter les priorités existantes et, parallèlement, lancer différents nouveaux projets visant à aider les collectivités dans les zones les plus touchées pour qu’elles puissent reconstruire.

Outre les populations du Sind, plus d’un million de personnes des provinces du Punjab, Balouchistan, Khyber Paktunkhwa et Gilgit-Baltistan ont reçu une aide directe du PNUD aux premières phases de leur relèvement.

Le PNUD a remis en état 190 édifices publics et aidé 15 325 personnes à obtenir des papiers d’identité ou à les retrouver. Le programme a également bonifié 3 280 hectares de terres détériorées au profit de 7 662 agriculteurs, et il a distribué plus de 7 000 sacs de blé, de graines d’orge et d’engrais.

Les initiatives Agent contre travail ont donné un emploi à plus de 170 000 personnes dans des centaines de projets de réparation d’importants équipements collectifs, et le PNUD a travaillé directement avec 17 organisations non gouvernementales dans 20 des zones les plus touchées.