Un spécialiste en fiscalité du PNUD constate des progrès tangibles au Soudan du Sud

05 juillet 2011

image Le marché de Yambio au Soudan du Sud. (Photo: PNUD)

Grâce à une initiative visant à sensibiliser le public et à stimuler les connaissances et compétences des fonctionnaires, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a aidé un des États du Sud-Soudan nouvellement créé en Afrique orientale, à faire passer ses recettes fiscales de zéro à 850 000 dollars EU depuis février.

Suite à une formation de ses agents et à une série d'émissions radiophoniques menées par un personnel hautement qualifié rassemblé par un programme de renforcement des capacités géré par le PNUD, la toute nouvelle administration des impôts de l'État de l'Equatoria-occidental a réussi, en à peine quatre mois, à percevoir 850 000 dollars EU de recettes fiscales auprès d'une population de 1,7 million d'habitants.

Parmi les 150 Volontaires des Nations Unies qui aident à mettre sur pied les institutions de l'État en prévision de la proclamation d'indépendance du Sud-Soudan le 9 juillet, Olympio Attipoe a contribué à améliorer les systèmes et procédures internes, ainsi qu'à développer les compétences du personnel et à recruter plus d’agents pour administrer le premier budget national du pays l'année prochaine. 

« Un véritable changement s'est produit, constate Gobson Magaya, conseiller économique de l'État d'Equatoria-occidental. Nous avons collecté une somme considérable de taxes dans un délai très court. Cela a été rendu possible par le travail du spécialiste des recettes fiscales du PNUD, et nous lui sommes très reconnaissants pour la grande qualité des ateliers qu'il a conçus. Nous sommes heureux d'avoir maintenant le noyau d'une structure fiscale professionnelle. »

Olympio Attipoe a rédigé les Principes d'imposition, un ouvrage de référence destiné aux percepteurs et il a également aidé l'administration des impôts de l'Equatoria-occidental à créer un cadre réglementaire fiscal. Il a organisé un programme de radio b-ihebdomadaire sur la perception des taxes et le financement du service public, avec le soutien de dirigeants communautaires et religieux de premier plan.

 « Autrefois, chaque ministère collectait des impôts et utilisait les fonds sans les verser sur un compte centralisé. Le système était inefficace, étant donné que l'argent recueilli était utilisé immédiatement, sans aucune nécessité de rendre compte », rappelle Laurence Sulubia, le directeur général de l'administration fiscale, en se réjouissant de l'évolution vers un système de comptabilité des recettes plus centralisé.

Les Volontaires des Nations Unies poursuivent leur travail au sein des dix États du Soudan du Sud dans des domaines tels que la gestion des finances, la planification urbaine, l'ingénierie civile et l’état de droit.