La récolte d'eau de pluie améliore la vie des petits agriculteurs

21 mars 2011

Rabiet est un membre actif du groupe de maintenance
des micro-barrages à Mwembe, en Tanzanie.
(Photo: PNUD)

«Les années de sécheresse, nous avons parfois jusqu'à 20 jours sans pluie. Les jeunes plants meurent, c'est un problème ici», dit Rabiet E. Mkumbwa, 60 ans, en face de sa maison à Mwembe, un village de la région du Kilimandjaro en Tanzanie.

Avec moins de 400 millimètres de pluie par an, alors que la moyenne dans le pays est de 900 à 1000 millimètres, c'est l'une des régions les plus arides de Tanzanie. Le changement climatique affecte le régime des pluies et, au cours des deux dernières années, les précipitations ont été moins abondantes que d’habitude durant les mois d’octobre et de novembre, traditionnellement pluvieux. L'érosion est un autre problème grave qui réduit la fertilité des sols et le rendement des cultures.

Pour aider les villageois à cultiver leurs terres, nourrir leur famille et gagner un revenu, le PNUD a apporté son soutien à une ONG locale, la Same Agricultural Improvement Project (SAIPRO) pour la construction de bassins collecteurs visant à recueillir l'eau de pluie et les eaux de ruissellement. Ces micro-barrages sont basés sur le concept des réservoirs d'eau traditionnels connus sous le nom de Ndiva.

Le micro-barrage de Mwembe appartient à la communauté et est maintenu par un groupe de membres, 20 femmes et 30 hommes, qui désobstruent le réservoir et gèrent la distribution et l'acheminement de l'eau.

Le réservoir peut stocker jusqu'à 220 000 litres d'eau de pluie qui ruisselle le long des collines environnantes. Les vannes du barrage sont ouvertes une fois par semaine pour distribuer l'eau aux parcelles agricoles des membres de la communauté. Une fois libérée, l'eau est acheminée manuellement vers les champs qui couvrent 200 hectares de terres agricoles et désservent jusqu'à 150 ménages.

Avec cet approvisionnement en eau régulier, les petits agriculteurs de la région ne dépendent plus du régime de pluie incertain et parviennent non seulement à nourrir leurs familles, mais également à vendre leurs surplus sur les marchés locaux pour gagner un revenu supplémentaire. Leurs enfants peuvent fréquenter l'école, ils peuvent se permettre d'élever des volailles et du bétail, et d’équiper leurs maisons avec des toitures en tôle.

Pour permettre d’améliorer la circulation et la distribution de l'eau, les villageois sont encouragés à construire des canaux à partir du barrage vers les parcelles. «En recueillant de petites contributions, vous pourrez acheter du ciment et procéder à la construction en phases», explique Stella Zaarh, du Programme de Microfinancement du Fonds pour l'Environnement Mondial en Tanzanie.

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 

Journée mondiale de l’eau 2011