Un effort conjoint revitalise la « zone morte » de la mer Noire et du Danube

21 mars 2011

Le nitrogène, le phosphore et autres matières chimiques nocives, comme par exemple, les engrais et les pesticides à usage agricole et les détergents domestiques ont tellement endommagé les écosystèmes du Danube qu’une zone morte, presque totalement dépourvue d’oxygène, s’est formée sur une grande partie du littoral ouest de la mer Noire.

Le PNUD a identifié les sources majeures de la pollution, élaboré une stratégie d’investissement et assuré le renforcement des capacités des institutions chargées d’administrer le bassin du Danube et de la mer Noire, deux cours d'eau majeurs dont dépendent des millions de personnes pour leurs moyens de subsistance, notamment dans les secteurs de la pêche et du tourisme.

Au cours des 15 dernières années, le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ont contribué à rassembler 3,5 milliards de dollars qui ont été affectés à des investissements en faveur de la réduction de la pollution, à des pratiques agricoles et industrielles plus respectueuses de l’environnement et à des réformes en matière de politique, de législation et de gouvernance de l’eau.

La planification stratégique et les fonds versés ont permis à 13 pays du bassin du Danube de surveiller et d’améliorer la qualité de leur eau en établissant 75 stations de contrôle répartis sur l’ensemble du bassin.

Grâce à une aide initiale de 49,5 millions de dollars reçus au titre du programme, les gouvernements concernés ont aussi mis en place un système de contrôle des dégâts pour minimiser les risques provenant des déversements chimiques accidentels et ont convenu de réduire la pollution due aux nutriments charriés par les eaux.

Suite à ces réformes en matière de gouvernance et d’investissements, les habitats critiques ont été rétablis et protégés durant la dernière décennie, ce qui a permis de résorber presque entièrement la zone morte de la mer Noire et d’entraîner une réhabilitation significative des écosystèmes de la mer Noire et des moyens de subsistance qu’elle offre aux populations locales.

Le PNUD collabore avec plus d'une centaine de pays riverains de 24 cours d’eau douce et des principaux écosystèmes marins transfrontaliers de la planète. Cette collaboration vise à modifier les techniques polluantes utilisées dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, de l’exploitation minière, des pêches et de la gestion des eaux usées, en vue de réduire les dégâts écologiques subis par ces ressources en eau vitales partagées.

Voir:

Message du Secrétaire général de l’ONUà l’occasion de la Journée mondiale de l’eau

Journée mondiale de l’eau 2011

www.undp.org/water