Haïti : Le PNUD dresse une carte des mouvements sismiques

18 mars 2011

Le sismologue du PNUD, Eric Calais, montre la carte
sismique de Port-au-Prince (Photo: PNUD Haiti)

Port-au-Prince – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a remis au gouvernement haïtien une carte des points chauds sismiques de Port-au-Prince qui montre les zones les plus susceptibles d’encourir des secousses sismiques. Il s’agit là d’un outil crucial pour reconstruire la capitale du pays, dévastée par le tremblement de terre de l’an dernier.

La carte, première du genre à Port-au-Prince, a été produite conjointement par le gouvernement haïtien, l’université du Texas et d’autres partenaires internationaux, dont le PNUD.

« Pour s’adapter à l’impact de futurs séismes, deux éléments doivent être connus : tout d’abord, la gravité de la menace, à savoir l’intensité des secousses que ces événements peuvent produire », explique Eric Calais, sismologue au PNUD.

« En deuxième lieu, nous devons savoir sur quel type de sol nous allons bâtir, car certains peuvent amplifier les secousses. » M. Calais, qui est professeur de géophysique à l’université Purdue, a été engagé pour évaluer les risques sismiques et élaborer une stratégie visant à réduire l’impact de futurs séismes.

Les architectes et ingénieurs se serviront des informations sur les différents types de sol de la ville pour décider des plans les plus sûrs pour les bâtiments et les infrastructures et pour déterminer la quantité et la qualité des matériaux qu’ils devront utiliser.

Les autorités haïtiennes, le secteur privé et les habitants de la ville se serviront aussi de cet outil pour construire des structures plus résilientes et pour quantifier les coûts, qui varieront en fonction de la stabilité des sols dans chaque zone.

Une version améliorée et plus détaillée de la carte des zones sismiques devrait être terminée mi-2012. D’après les responsables gouvernementaux, la première carte reste indispensable, puisque les décisions et la planification sont déjà en bonne voie pour la reconstruction.

(Carte: PNUD)

« Il est important de pouvoir disposer d’un tel outil, car pour les décisions à prendre en matière d’urbanisme et de conception des infrastructures, on a besoin des informations qu’il procure, ajoute M. Calais. Outre Port-au-Prince, il faut faire la même chose dans toutes les zones urbaines exposées aux menaces sismiques en Haïti. »

En appui au système national haïtien de réduction des risques de catastrophe, le PNUD collabore déjà avec les pouvoirs publics pour décider de la prochaine génération de cartes géologiques pour Port-au-Prince. D’autres zones urbaines suivront et on disposera bientôt d’informations complètes qui permettront de planifier et construire un Haïti mieux préparé à résister aux séismes.