Le carnaval brésilien met en lumière les objectifs anti-pauvreté

15 mars 2011

Des milliers de personnes se sont jointes au groupe
EVA pour célébrer le carnaval et faire prendre
conscience des OMD, Salvador, Brésil.(Photo: Eva)

Salvador, Brésil – Au Brésil, l’une des troupes les plus célèbres du carnaval annuel, qui se produisait à Salvador, capitale de l’État de Bahia, au nord-est du pays, s’est attachée cette année à sensibiliser des milliers de personnes aux objectifs anti-pauvreté.

Trois mille fêtards dansant dans les rues de Salvador, ainsi que des centaines de milliers de téléspectateurs à travers tout le Brésil, ont pu voir des ballons multicolores géants et les panneaux électroniques des voitures-radio de Banda Eva qui diffusaient des messages sur l’accès à l’éducation, la réduction de la pauvreté et la lutte contre la faim dans le monde.

« Toucher la foule avec un tel message, c’est quelque chose qui vient du cœur et qui a un potentiel énorme pour faire bouger les choses », a déclaré Saulo Fernandes, chanteur d’Eva, le groupe le plus célèbre de Bahia, qui a parcouru les rues de Salvador du 3 au 8 mars.

« Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), comme l’accès à l’éducation et l’éradication de la pauvreté, sont des buts fondamentaux qui devraient être atteints depuis longtemps, a-t-il ajouté. Il est très important que nous utilisions le Carnaval et en fassions un outil pour proposer de bonnes actions. »

Saulo Fernandes du groupe de carnaval ‘Eva’ milite
en faveur des Objectifs pour le Développement
lors (Photo: Daniel de Castro/PNUD Brazil)

Les huit OMD, adoptés par les chefs d’État en 2000, vont de la réduction de la pauvreté et de la faim à l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Ils ont été inclus dans le Carnaval de Bahia suite aux efforts conjoints du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), d’agences partenaires des Nations Unies au Brésil et d’Ecodevelopment, une association à but non lucratif qui sensibilise au développement durable.

« Même s’ils ont déjà accompli bien des choses, le Brésil et l’État de Bahia ont encore beaucoup d’obstacles à surmonter en matière de développement, notamment ceux qu’impose l’inégalité économique et sociale, explique le coordonnateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD Jorge Chediek. Le Carnaval est une véritable industrie qui peut et doit devenir un outil pour créer des opportunités, réduire la pauvreté et la faim, promouvoir l’égalité des sexes et réclamer de meilleures conditions de vie pour tous. »

D’après le dernier rapport sur l’économie créative, publié par le PNUD et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la créativité, le savoir, la culture et la technologie peuvent être des moteurs pour la création d’emplois, l’innovation et l’inclusion sociale.

Le rapport cite le carnaval d’une autre ville brésilienne, Rio de Janeiro, qui génère environ 600 millions de dollars et crée des opportunités d’emploi pour plus d’un demi-million de personnes, avec des retombées bénéfiques importantes pour la ville, l’État et tout le pays.

Pour en savoir plus sur le PNUD Brésil (site web en portugais)