La 100e Journée internationale de la Femme

08 mars 2011

"Sur la voie de l’autonomisation"

Cette année, la Journée internationale de la Femme met l’accent sur la participation des femmes et des filles dans les domaines de l’éducation, de la formation, des sciences et de la technologie. Elle attire aussi notre attention sur la promotion de l’égalité d’accès à l’emploi et à un travail décent pour les femmes.

Aujourd’hui, le nombre de femmes faisant partie de la population active est plus important que jamais, et pourtant deux tiers de celles qui vivent dans le monde en développement travaillent dans l’économie informelle, qui ignore le droit du travail et n’offre aucune protection sociale.
Au plan mondial, ce sont les femmes qui risquent le plus de se trouver sans emploi et qui sont le plus sérieusement menacées par la crise économique.

Les femmes et les filles représentent 70 pour cent de ceux qui ont faim dans le monde et 45 pour cent des habitantes des pays en développement souffrent d’anémie et de malnutrition. Chaque jour, un millier de femmes meurent dans le monde suite à des complications de la grossesse ou de l’accouchement, et plus de 30 millions de filles ne sont pas scolarisées.

Pourtant, des femmes éduquées, en bonne santé et qui travaillent brisent le cycle de la pauvreté, non seulement pour elles-mêmes mais aussi pour leur famille et leur communauté. Selon l’évaluation internationale du PNUD « Que faire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement ? », les femmes qui ont reçu une éducation ont plus de chance de se faire suivre médicalement pendant leur grossesse et de veiller à ce que leurs enfants restent en bonne santé. Les filles éduquées sont aussi plus productives, elles sont mieux payées sur le marché du travail et elles sont plus à même de participer aux processus décisionnels sociaux, économiques et politiques.

Les femmes doivent avoir les mêmes opportunités que les hommes dans les sphères économiques, sociales et politiques. Cela comprend un meilleur accès au financement, à la formation et à la technologie et un renforcement de leur statut juridique et de leurs droits.

Qu’il s’agisse de gigantesques projets nationaux ou d’initiatives à plus petite échelle, le PNUD collabore avec les autorités, la société civile et le secteur privé pour engendrer de réels progrès et aider les pays à réduire les inégalités et à améliorer la vie des femmes.

Ainsi, au Bénin, Le Programme de microfinancements du PNUD profite à des femmes et à leurs familles, car il leur permet d’accroître leurs revenus tout en protégeant l’environnement dans lequel elles vivent.

Au Pakistan, le PNUD œuvre en collaboration avec des organisations non gouvernementales et des tribunaux religieux locaux pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. Cette initiative a jusqu’à présent aidé environ 45 000 femmes piégées dans des situations de violence.  

Au Salvador, qui a l’un des taux les plus élevés de meurtres de femmes, le PNUD a aidé des femmes parlementaires à faire passer une loi historique pour lutter contre la violence faite à leurs congénères.

Au Liban, plus de 40 coopératives féminines ont constitué de petites entreprises dans tout le pays pour revitaliser des communautés économiquement dévastées par les conflits.

Pour en savoir plus :

Ce que fait le PNUD pour autonomiser les femmes

Femmes en situation de crise (anglais)

ONU-Femmes 

Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes