Des mangroves protègent les côtes du Bangladesh

29 nov. 2010

imageUne femme plante des semis de palétuvier à Char Kukri Mukri, Bangladesh. Photo: UNDP

Le Bangladesh est, de par sa situation géographique, l’un des pays du monde les plus exposés aux catastrophes environnementales. Son immense réseau hydrographique et ses basses terres inondables de vaste superficie contribuent à sa fertilité mais aussi à sa vulnérabilité à l’érosion due aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes.

De ce fait, des ceintures vertes côtières, sous forme d’une végétation naturelle protectrice, peuvent faire la différence entre la vie et la mort lors des événements météorologiques extrêmes et notamment des cyclones meurtriers de plus en plus fréquents. Les mangroves, en particulier, sont d’une grande utilité pour établir cette ligne de défense, grâce aux systèmes de racines particulièrement denses des palétuviers dont elles sont composées.

Le PNUD œuvre avec le Gouvernement et les communautés locales du Bangladesh pour établir des mangroves le long du delta de ses côtes méridionales. Le programme mis en œuvre à cette fin forme les populations locales à la gestion de pépinières et de forêts, et les rémunère pour ces activités; à la fin 2010, quelque 5 000 familles en avaient bénéficié.

« Nombre de pays reconnaissent la valeur des ceintures vertes côtières en tant que protection contre les ondes de tempêtes, la houle et les inondations », dit Firoz, qui a suivi un programme de formation à la gestion des pépinières à Char Kukri Mukri. « À mon avis, note-t-il, il est très important de choisir les bonnes variétés, les bonnes espèces et également d’impliquer les communautés dans les travaux de plantation, d’entretien et de gestion. »

Le Bangladesh n’est que l’un des nombreux pays qui s’efforcent de faire face aux effets de l’élévation du niveau des mers et de l’intensification des impacts des tempêtes due aux changements climatiques. Ces changements menaces de réduire à néant des décennies de progrès en matière de réduction de la pauvreté et font obstacle à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). L’énergie durable, l’eau propre et les terres productives sont indispensables pour réduire la pauvreté et, si les tendances actuelles des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas inversées, les changements climatiques auront des répercussions qui priveront irrémédiablement des milliards de gens d’aliments, d’eau potable et de moyens d’existence.

Le PNUD fournit des services consultatifs et une assistance technique aux pays en développement pour les aider à financer et à appliquer des politiques de lutte contre les effets des changements climatiques. Face aux défis que ces changements représentent, le PNUD peut, dans une optique de développement, offrir des appuis tout particuliers à ces pays. Et en tant que partenaire neutre et de confiance, il peut les conseiller sur les mesures que ceux-ci prendront de leur propre initiative et sur la mise en place de mécanismes de financement optimaux, appropriés et à effet catalytique. Les pays peuvent ainsi instaurer un développement pro-pauvres, à faibles émissions de gaz à effet de serre et résistant au climat, tout en progressant sur la voie de la réalisation des OMD.

Parmi les autres exemples d’activités du PNUD visant à combattre les changements climatiques figurent la création du Fonds d’affectation spéciale des changements climatiques au Cambodge, le Programme de renforcement des capacités des décideurs pour faire face aux changements climatiques au Costa Rica, le Programme d’adaptation de l’Afrique au Ghana, le Projet de valorisation énergétique des déchets en Ukraine et le Programme d’adaptation à base communautaire au Maroc.

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