Les activités de préparation ont permis d’éviter une catastrophe à Haïti

12 novembre 2010

Les familles de Les Cayes ont bénéficié de la construction
de berges le long de la rivière. (Photo: PNUD)

Haïti - Le 5 novembre, l’ouragan Tomas a déferlé sur Haïti avec des pluies torrentielles et des vents de 130 km/heure. Mais ce qui aurait pu aboutir une fois de plus à un scénario tragique a au contraire démontré le rôle positif que les activités de préparation aux catastrophes, menées sous l’égide du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) en partenariat avec le gouvernement et la communauté humanitaire, peuvent exercer pour éviter une crise potentielle.

Les projets du PNUD, qui ont employé des travailleurs à travers l’île dans la construction et le renforcement de berges pour prévenir des inondations et glissements de terrain, se sont avérés probants dans la maîtrise des torrents d’eaux qui ont été déversés par la tempête.

Dans la localité des Cayes, environ 3000 familles ont profité de la construction, par la communauté, de 160 m de berges le long d’une rivière dans le cadre d’une initiative de ce type.

« Sans cet ouvrage, la Créole aurait été complètement inondée, » ont écrit les membres d’une association de voisinage dans une lettre adressée au PNUD.

Des évaluations effectuées après l’ouragan ont montré que, dans les zones où des projets de renforcement des berges avaient été menés à bien, la tempête n’a pas causé de dommages importants.

En outre, les plus de 300 journalistes haïtiens qui ont récemment été conviés à un programme organisé par le PNUD pour les préparer aux catastrophes et rendre compte de celles-ci, ont permis aux gens dans l’île entière de rester informés des risques qui s’annonçaient.

Le département haïtien de la protection civile (DPC) a également joué un rôle clé en alertant la population, en évaluant les besoins, et en mobilisant les équipements nécessaires. Tout au long de l’année, le PNUD a collaboré avec cet organe gouvernemental à l’élaboration de plans d’intervention, y compris de systèmes d’alerte précoce, dans chaque département du pays.

Alors que Tomas approchait, le DPC a mis en place des centres de secours régionaux chargés de suivre la situation et de fournir l’aide et l’assistance nécessaires. Le DPC a également tenu des conférences de presse régulières pour diffuser une information sur les menaces à prévoir.

« Le passage de Tomas a permis de démontrer qu’en combinant le renforcement des capacités au niveau national et les petits projets d’atténuation au niveau local, il est possible d’éviter des catastrophes, » a déclaré Eric Overvest, directeur de pays du PNUD. « Les activités de ce type donnent l’assurance que les gains acquis au cours des années et les efforts courants de relèvement ne seront pas gaspillés par des ouragans et des inondations. »

Le PNUD continuera à travailler avec le Gouvernement haïtien et les organisations non gouvernementales pour créer de nouvelles initiatives destinées à réduire le risque de catastrophe futur tout en accroissant l’autonomie des citoyens par l’offre de possibilités d’emploi.