Biodiversité: adoption d’un protocole historique à Nagoya

03 nov. 2010

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(Photo: Anica Radeska/PNUD)

Le Programme des Nations Unies pour le développement salue l’adoption d’un accord international qui vise à réduire de moitié, d’ici 2020, la perte catastrophique d’espèces et d’écosystèmes et à établir des règles de base pour le partage et l’accès aux ressources génétiques mondiales.

L’accord intervient au moment où se conclut la 10e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya (Japon), où les ministres de l’Environnement de près de 200 pays se sont retrouvés afin de discuter de nouvelles stratégies pour lutter contre la perte de biodiversité.

Cela fait près de vingt ans que les gouvernements débattent de ces questions, et ils ont enfin convenu d’un ensemble de cibles, surnommées les cibles Aichi, qui, si elles sont suivies, feraient passer la surface des réserves naturelles de 10 à 17 pour cent. L’étendue des zones marines protégées, quant à elle, passerait à 10 pour cent au lieu d’un pour cent actuellement.

La conférence n’a pas précisé quel mécanisme financier les gouvernements entendaient utiliser pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés, ce qui amoindrit l’effet des avancées globales.

Une gestion durable de la biodiversité et des services que rendent les écosystèmes est essentielle pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et lutter contre la pauvreté.

Le PNUD s’est engagé à porter à plus grande échelle ses activités dans ce domaine pour contribuer à atteindre les cibles Aichi et aider les pays à améliorer la gestion de leurs écosystèmes.

Des milliards d’individus dépendent des écosystèmes naturels pour leurs besoins en eau, ainsi que pour leur alimentation, leurs remèdes et autres produits essentiels.

D’après un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature, la disparition des espèces a atteint aujourd’hui un niveau qu’on n’avait pas connu depuis 65 millions d’années.

Le PNUD s’attache à renforcer les institutions qui contrôlent l’environnement, à créer des incitations commerciales pour protéger la biodiversité, et à aider les pays qui s’efforcent de trouver et d’accéder à des fonds, de les combiner et les enchaîner pour des programmes contre la perte de biodiversité.

Quelque quatre millions de kilomètres carrés de la surface terrestre sont désormais mieux gérés grâce aux activités du PNUD, financées par le Fonds pour l’environnement mondial et d’autres donateurs.