Le PNUD construit des maisons résistantes aux catastrophes au Pakistan

29 septembre 2010

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) devrait construire des milliers d'habitations résilientes aux catastrophes au profit des sinistrés dans la région côtière sévèrement touchée par les inondations qui ont ravagé le Pakistan ces deux derniers mois.

Dans le cadre de ses efforts de relèvement précoce après les inondations dues à la mousson qui ont commencé en juillet, le PNUD s'est engagé à construire 5 000 maisons dans le district Thatta de la province du Sindh, où la catastrophe a laissé plus de 800 000 sans-abris. Près de 86 pour cent de la population de Thatta vit en-dessous du seuil de pauvreté.

« Les inondations ont plongé un grand nombre de personnes dans la souffrance et l’incertitude et nous avons besoin de les remettre sur pied, afin qu'ils puissent reprendre une vie normale », explique Abdul Qadir, spécialiste de l’environnement au sein du PNUD au Pakistan. « Une des premières étapes dans la reconstruction consiste à aider les sinistrés à obtenir un toit », dit-il.

Le PNUD s'est engagé à construire 5 000 maisons
résistantes aux catastrophes au Pakistan.
(Photo: PNUD Pakistan)

Les maisons sont fabriquées en maçonnerie de blocs creux, cimentés par du sol comprimé et renforcés avec des fils métalliques pour soutenir la structure et la protéger contre les tremblements de terre et les vents violents. Les toits de forme pyramidale facilitent l’écoulement de l’eau et les fondations cintrées hissent les constructions au-dessus du niveau de l’eau provenant des inondations.

Les maisons à Thatta et dans la cité portuaire de Karachi qui étaient déjà construites à l’aide de ces matériaux ont résisté à la force des inondations récentes ainsi qu’à la violence du cyclone Phet du mois de juin et au séisme de magnitude 4,5 sur l'échelle de Richter qui a récemment touché cette région. Par ailleurs, ces matériaux permettent également de réduire les émissions potentielles de gaz carbonique et de minimiser l’utilisation des ressources en bois.

Ces matériaux seront fabriqués localement, créant ainsi des emplois et des opportunités de génération de revenu pour les communautés, au fur et à mesure qu’elles commenceront à se reconstruire. Chaque maison coûtera 2 000 dollars et inclura une chambre à coucher, une cuisine, des installations de lavage et une zone prévue pour les animaux.

Les titres de propriété des maisons seront aussi attribués aux femmes qui ont été les plus gravement touchées par les inondations et qui se retrouvent désormais dans une situation économique extrêmement vulnérable.

Des unités pilotes résistantes aux catastrophes et à rendement énergétique élevé ont déjà été construites au Pakistan dans le cadre d’un projet du PNUD avant les dernières inondations. Cependant, l’écart préexistant entre l’offre et la demande s’est accentué de manière spectaculaire avec plus de 1,8 million de maisons à l’échelle du pays endommagées ou détruites.

Alors que l’assistance d’urgence demeure une priorité dans les provinces touchées par les inondations, le déplacement des personnes sinistrées qui rentrent chez elles dans les zones où les eaux ont reculé signifie qu’il sera nécessaire de mener en parallèle des efforts de secours et de relèvement rapide.

La demande en matière de logement est particulièrement criante dans les régions où il faudra impérativement aménager des abris pour l’hiver dans les prochains mois. Le nombre de personnes qui ne seront pas en mesure de retourner chez elles après le retrait des eaux des inondations n’est pas encore clairement défini, mais il semble déjà être très important.