Pakistan : les inondations provoquent d’énormes dégâts

13 août 2010

Les efforts d’évaluation de l’ampleur et du degré définitif des besoins humanitaires au Pakistan se poursuivent ce weekend après deux semaines de pluies diluviennes et d’inondations qui ont provoqué la mort de plus de 1 300 personnes et touché 14 millions d’habitants.

Des spécialistes en évaluation des vulnérabilités ont été dépêchés dans certaines des régions les plus ravagées et les plus inaccessibles de la province de Sind, dans le sud du pays, tandis que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prépare le terrain pour le redressement du pays, suite aux inondations les plus dévastatrices qu’a connues la région depuis plus de 100 ans.

« Nous sommes décidés à collaborer étroitement avec les autorités du pays à tous les niveaux, ainsi qu’avec la société civile, de sorte que la période de transition entre l’acheminement des secours et le relèvement soit la plus courte possible », a déclaré Onder Yucer, Représentant résident du PNUD et Coordinateur résident de l’ONU par intérim.

Après avoir dévasté la région du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord du pays, et le sud du Pendjab, les eaux de crue se sont dirigées vers le Sind, où des familles ont été déplacées et l’ampleur définitive du déplacement des populations reste encore à déterminer. Les difficultés logistiques ont ralenti les opérations de secours. D’autres pluies et une seconde vague de mortalité causée par des maladies transmises par l’eau sont prévues.

Des personnes, des animaux et des biens ont été emportés par les vagues déferlantes, des villages entiers balayés et l’infrastructure gravement endommagée dans de nombreuses régions du pays. Le PNUD apporte son appui aux organismes de gestion des catastrophes aux niveaux national, provincial et local de manière à permettre aux populations touchées de reprendre une vie normale et de retrouver leurs moyens de subsistance le plus rapidement possible.

« Les dégâts définitifs infligés à l’économie du pays, en particulier les activités agricoles et d’élevage, n’ont toujours pas été déterminés, mais on peut dire avec certitude qu’ils ont été énormes », a précisé M. Yucer après le lancement d’un appel de 459 millions de dollars au titre de fonds d’intervention pour les urgences humanitaires.

« Si des centaines de millions de dollars sont nécessaires pour fournir des abris et des vivres au cours des prochains mois, le montant nécessaire pour réparer les dégâts devra se situer autour de plusieurs milliards. Il nous faut aider le Gouvernement et le peuple pakistanais à reconstruire leurs maisons, leur infrastructure et leurs moyens de subsistance ».

Le PNUD aide les autorités locales chargées de la gestion des catastrophes à évacuer les populations des zones touchées du sud du Pendjab et de la province du Khyber Pakhtunkkhwa, connue autrefois comme la Province de la frontière du Nord-Ouest. Le PNUD a également apporté son concours à l’installation d’un centre départemental de ressources relatives aux catastrophes dans la localité de Haripur.

Le centre de Haripur surveille en permanence la situation créée par les crues afin de mieux gérer et diffuser l’information disponible sur les ressources relatives aux catastrophes, d’entretenir une base de données des volontaires et de tenir des manuels de formation à la disposition des organismes qui participent aux opérations de secours.

Le PNUD s’emploie par ailleurs à mobiliser les populations de certaines régions du Pendjab par le biais d’assemblées de gestion des risques liés aux catastrophes organisées par les autorités locales, notamment des réunions d’évaluation de l’état des inondations et de planification des opérations de recherche et sauvetage.

Les participants aux assemblées ont également constitué des équipes communautaires d’intervention rapide dans trois des zones les plus vulnérables, ce qui a permis de livrer en temps utile du matériel de recherche et sauvetage comme des embarcations et des gilets de sauvetage.

Les responsables de la gestion des catastrophes coordonnent également leurs activités avec les médias locaux pour leur permettre de diffuser des avis d’alerte rapide en cas d’inondations et d’informer l’opinion sur les opérations de secours.