La reconstruction de puits offre une solution à la sécheresse en Syrie

08 juillet 2010

Une approche innovante de la gestion des ressources en eau en Syrie devrait aider quelque 18 000 personnes frappées depuis trois ans par la sécheresse.

Le PNUD et ses partenaires sont en train de rénover un réseau d’antiques sources d’eau sous les terres arides du nord-est du pays, où la pénurie d’eau a entraîné des déplacements de population à grande échelle, ces dernières années.

Plus d’un million de personnes, déjà proches du seuil de pauvreté tant leurs revenus sont bas, ont été affectées par la sécheresse qui a poussé des dizaines de milliers de familles dans des habitats urbains comme Aleppo, Damas et Deir es Zour.

Dès 2009, le gouvernement syrien, l’agence espagnole de développement et le PNUD ont commencé à reconstruire des puits bâtis il y a quelque 2000 ans par les Romains et les Arabes.

Des levés ont été faits pour 95 puits et à ce jour, 35 d’entre eux ont été modernisés ou sont en cours de rénovation pour quelque 18 000 bénéficiaires (sans compter le bétail).

Pour reconstruire les puits, il faut d’abord les curer et pomper l’eau stagnante, les élargir et les creuser pour augmenter leur capacité totale et analyser la qualité de l’eau pour ensuite les confier aux autorités et communautés locales.

Le nord-est de la Syrie est la région la plus pauvre du pays. Pour la population, acheter de l’eau à des camions-citerne privés, pour un coût de 2000 livres syriennes par mois (environ 40 dollars), représentait un lourd fardeau financier.

Avec les puits rénovés, ceux qui étaient dans l’impossibilité d’assumer un tel coût ont désormais accès à l’eau potable, ce qui améliore indubitablement leur qualité de vie.

Les puits contribuent aussi à un développement local durable et écologique, protègent les modes de vie traditionnels et réduisent la pression sur les ruraux qui ne se sentent plus obligés d’émigrer vers les centres urbains, choix qui peut avoir des impacts sociaux et économiques dévastateurs.

Les pénuries d’eau constituent le problème le plus urgent auquel la planète est confrontée à l’heure actuelle, en particulier au Moyen Orient où la population s’accroît et les réserves d’eau douce diminuent rapidement.