Au Niger, les femmes luttent contre l’ensablement

Des femmes pépiniéristes participent à un vaste programme de lutte contre l'ensablement au Niger.
Des femmes pépiniéristes participent à un vaste programme de lutte contre l'ensablement au Niger. Photo: PLECO/ PNUD Niger

Accroupie parmi une quinzaine de femmes vêtues de jolis tissus bariolés, Bintou Bira récupère des poignées de sable et les plonge dans des sachets en plastique.

Le groupement de femmes pépiniéristes auquel elle appartient travaille avec les autorités de Mainé Soroa, dans le sud-est du Niger, pour lutter contre l’ensablement et la dégradation des terres cultivables de la région.

A retenir

  • L’initiative a contribué à désensabler 29 500 hectares de terres et restauré 58 oasis.
  • Plus de 17 000 bénéficiaires, en majorité des femmes, ont reçu des formations en agriculture, du bétail et des semences améliorées.
  • Le projet a également aidé à reconstruire quelque 6 000 infrastructures endommagées, dont des maisons, des écoles et des puits.

Soutenues par le PNUD et le Fonds pour l’environnement mondial, ces femmes cultivent le prosopis, une plante locale à profondes racines qu’elles utilisent pour bloquer l’avancée du sable.

Grâce au programme mené dans  les villes de Diffa, Zinder, et de Korsorom où habite Bintou, les dunes ont reculé de  plus de 4200 hectares. Sur tout le territoire national, l’initiative a contribué à désensabler 29 500 hectares de terres et restauré 58 oasis.

Les femmes sont payées au plant et gagnent environ US 800 dollars sur une période de cinq mois. Elles reçoivent également des repas, sur place, du Programme alimentaire mondial qui co-sponsorise le projet.

« Le projet nous fait vivre ; grâce à lui, nous avons de la nourriture et un peu d’argent. Nous n’avons plus besoin d’aller ailleurs, » dit Bintou.
Les sécheresses successives ayant décimé leur cheptel, Bintou et les autres femmes de son village s’étaient d’abord reconverties dans l’extraction de pulpe de palmier qu’elles échangeaient au Nigéria voisin contre certains produits de première nécessité.

Mais avec l’insécurité engendrée dans le Nord du Nigéria par l’insurrection islamiste de Boko Haram, Bintou a dû abandonner cette activité : « nous n’avons plus envie de passer la frontière. C’est trop dangereux ».

Depuis 2011, le PNUD soutien le gouvernement nigérien pour l’aider notamment à renforcer la sécurité alimentaire dans le pays.

L’organisation apporte son appui aux petits exploitants agricoles et au développement des infrastructures, met en place des filets de sécurité au sein des communautés, et apporte un support à la planification au sein du gouvernement.

En 2013, plus de 17 000 bénéficiaires, en majorité des femmes, ont reçu des formations en agriculture, du bétail et des semences améliorées.

Suite au déficit agricole et aux inondations de 2013, le PNUD a également aidé à reconstruire quelque 6000 infrastructures endommagées, dont des maisons, des écoles et des puits.

Le PNUD en action
De nouveaux partenariats pour le développement

Notre Rapport annuel 2013-2014 met en lumière les résultats de notre travail dans plusieurs domaines clés. De la sécurité alimentaire à la création d’emplois, au bon déroulement des élections, au relèvement d’après crise et à la gestion des ressources naturelles non renouvelables, nos efforts convergent vers un but concret : aider les pays à éliminer la pauvreté et à réduire les inégalités.

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