Répondre au chômage croissant des femmes en Bosnie-Herzégovine


Des femmes suivent une formation, assises à une table
Des femmes suivent une formation afin de devenir nourrices professionnelles. ©PNUD Bosnie-Herzégovine

Aujourd’hui en Bosnie-Herzégovine, le taux de chômage atteint les 45 %. Une situation particulièrement difficile pour les femmes de plus de 40 ans.

Neuf ans après avoir perdu son emploi d'assistante administrative à Banja Luka, Borka Karalic est toujours à la recherche d’un emploi. « Notre génération est encore en mesure de travailler, » dit-elle. 

À retenir

  • 204 SCO ont participé au Projet de développement de la démocratie locale, dont l’Union européenne est le principal donateur.
  • Le troisième volet de cette initiative s’est associé avec 71 SCO dans 15 villes et municipalités, avec le co-financement des autorités locales.
  • À ce jour, 47 393 personnes ont bénéficié de ce projet.

Afin de joindre les deux bouts, elle s’est occupée des enfants de son entourage, et s’est décidée à passer une formation pour devenir nourrice professionnelle.

En compagnie d'une centaine d'autres femmes sans emploi, âgées de 30 à 50 ans, Borka a débuté sa formation avec Dobri medo, une Organisation de la société civile (OSC) soutenue par le PNUD. 

« À Banja Luka, près de 4000 femmes de plus de 40 ans recherchent du travail et plus de 2000 enfants sont en attente de placement en jardins d'enfants. Nous avons créé une formation professionnelle pour nourrices et avons ainsi proposé une réponse à ces deux problèmes, » explique Tatjana Kuruzovic, directeur exécutif de l'association. 

Les stagiaires suivent un programme de cinq cours, dispensés par une équipe de psychologues, d’enseignants et de pédiatres. Un manuel de formation a également été mis au point, ainsi qu’un site internet pour assister les nouveaux diplômés dans leur recherche d’emploi. 

Cette base de données en ligne, la première du type dans le pays, met un forum  à la disposition des familles afin qu’elles puissent discuter de leurs expériences et  établir un premier contact avec les nourrices. 

« Cette initiative a été reconnue et co-financée par l'administration de la ville de Banja Luka, » explique Kuruzovic. « Nous espérons que les ministères en charge prendront les mesures nécessaires pour favoriser l’intégration des femmes sans emploi. »

Dobri medo fait partie des plus de 70 OSC actuellement prises en charge par le Projet de renforcement de la démocratie locale (Local Democracy Reinforcement Project). Le projet a débuté en 2009 grâce à un financement de 2  millions d'euros de l'Union européenne, avec comme objectif de renforcer la coopération entre la société civile et les autorités locales, de prendre en compte les besoins locaux, de planifier un agenda en conséquence et d'assurer la transparence du financement municipal. 

L'initiative a impliqué 204 organisations dans 29 municipalités partenaires au cours des 5 dernières années. À ce jour, avec la participation des autorités locales, plus de 140 projets similaires ont pu bénéficier à plus de 47 000 habitants. 

« Pour réduire la pauvreté et établir une société démocratique, il est essentiel de résoudre le problème du chômage et de l'autonomisation des femmes, » explique Samir Omerefendic, le gestionnaire de projet pour l'initiative. 

Quant à Borka Karalic, elle a été recrutée pour travailler en tant que nourrice professionnelle avant la fin de la formation. 

« Je suis très reconnaissante d’avoir pu obtenir un emploi aussi rapidement grâce à la formation, » dit-elle. « J'espère que de nombreuses autres femmes pourront profiter de cette opportunité. »

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