Le foot pour la paix en Colombie

soccer in Colombia

Malgré ses 11 ans, Kevin Dagua sait déjà parfaitement ce qu'est la guerre : au moindre coup de feu, sa famille et lui courent se mettre à l’abri.

Kevin vit dans l’une des communautés autochtones du nord du département du Cauca, l’une des régions de Colombie les plus durement frappées par les conflits armés entre la FARC et l'armée colombienne.

A retenir

  • Le Réseau Foot et Paix s'efforce de créer un espace ouvert utilisant le football pour promouvoir la coexistence, la réconciliation et la paix parmi enfants, adolescents et jeunes adultes.
  • Près de 25 000 enfants, adolescents et jeunes adultes participent à des programmes offerts par le réseau.
  • Le réseau bénéficie du soutien du PNUD, de la Banque mondiale, de l'UNICEF et de la GIZ.

Depuis peu Kevin joue au football dans le cadre d’ « En La Jugada » (Dans le coup), un projet de la Fondation Talentos, qui fait partie du réseau Foot et Paix encouragé par le PNUD en Colombie.

« Kevin habite dans une zone difficile. Mais il est réellement passionné par le football et il s'identifie fortement aux siens », explique Eduardo Albero Molina, coordonnateur de Talentos.

 « Grâce à l'art, au football et aux contacts sociaux, nous avons empêché que des enfants et des jeunes ne s'engagent dans des activités illégales, des gangs ou encore la guérilla », poursuit Eduardo Molina.

Créé en 2010 par le PNUD, le Réseau Foot et Paix s'efforce de créer un espace ouvert utilisant le football pour promouvoir la coexistence, la réconciliation et la paix parmi enfants, adolescents et jeunes adultes. C'est ainsi que près de 25 000 enfants, adolescents et jeunes adultes participent à des programmes offerts par les différentes fondations, associations et institutions qui constituent le Réseau.

Les organisations qui participent au Réseau Foot et Paix partagent des objectifs semblables de tolérance et solidarité. Leur but principal est de travailler avec enfants, adolescents et jeunes adultes en utilisant le sport, en particulier le football, pour promouvoir la consolidation de la paix et empêcher le recrutement par les gangs, la consommation de drogues, la violence familiale, l’abandon scolaire et la violence sexiste.

 « L'avantage avec le football, c’est que tout le monde y joue avec un même ballon », fait remarquer M. Marzola, professeur à Carthagène, et qui a passé vingt ans  à travailler avec enfants et adolescents des quartiers pauvres.

 « C'est très dur de savoir combien un enfant a fait d’efforts pour réussir et de voir ensuite son environnement le piéger et l’entraîner vers le bas.  Mais il y a aussi beaucoup d’enfants qui reviennent plus tard et finissent par jouer dans la même équipe que leurs anciens ennemis », ajoute-t-il.

Le Réseau a déjà pris part à quelques événements importants, notamment l’Expopaz 2010, première foire consacrée à la consolidation de la paix. Organisée par le PNUD et ses partenaires internationaux, 156 groupes de consolidation de la paix venus de tout le pays y ont participé. Le Réseau a également pris part à la Coupe mondiale Solidarité Jeunesse organisée à Barranquilla à l’occasion de la Coupe du monde U-20 de la FIFA.

 « Le plus important pour nous n'est pas de former de grands joueurs de football. Ce que nous voulons, c'est utiliser le jeu pour faire éprouver aux garçons et filles qui y participent, un sentiment d'appartenance, d’estime de soi et de développement personnel, afin de les protéger et de renforcer leurs familles et leurs communautés, » explique Natalia León de la Fundación Fútbol con Corazón (fondation Football de tout cœur), qui fait partie du Réseau.

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